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Critique du Roman : Chroniques von Carstein: l'héritage
Chroniques von Carstein: l'héritage >

Critique du Roman : Chroniques von Carstein: l'héritage

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 23 janvier 2010 à 1318

Naissance du royaume des morts

Hurlant à la mort, il réussit à se redresser et à la rejeter dans la boue, elle qui avait encore son épée plantée dans la gorge. Elle se débattit  follement pour extirper la lame. L’imprécation aux lèvres, il se jeta à son tour sur la femme aveugle qu’il martela de coups de poing, séduisant son pauvre visage en une bouillie informe. Et elle ne lâchait toujours pas l’épée. Fischer se redressa d’une vive poussée sur ses mollets à l’instant où deux morts-vivants de plus faisaient mine de l’empoigner…

L’Héritage est le premier tome des Chroniques von Carstein et raconte les origines et la fondation de la dynastie de vampires qui dirigera, des siècles durant, les contrées de Sylvanie. L’Héritage est également le premier roman écrit par Steven Savile pour le compte de la Black Library (trois autres ont d’ors et déjà suivi). Une première tâche qui s’avère délicate tant est grande l’importance des von Carstein dans la construction mythologique de l’univers de Warhammer. Il fallait surtout, pour Steven Savile, éviter le piège du grand guignol et de la démesure tout en faisant bien apparaître la puissance du comte vampire et de ses adeptes. Heureusement pour la qualité de la trilogie, le romancier britannique fait partie des meilleures griffes fantastiques du moment et rejoint, à mon avis, le gotha de l’équipe Black Library, en compagnie de Dan Abnett et Mike Lee.

Avec ses chapitres structurés en mémorial calendaire, L’Héritage débute l’an 1797 pour s’achever en l’an 2051. Un demi-siècle d’histoire qui narre la prise de pouvoir du comte Vlad von Carstein, son ascension et la transformation de la Sylvanie en une province peuplée de créatures mortes vivantes, pour s’achever avec la défaite de la bataille d’Altdorf et la mort du comte  vampire. Ainsi, d’une plume étonnamment classieuse - pour un récit de la gamme Warhammer, qui emploie en général des auteurs au style plus direct – Steven Savile nous présente les principaux personnages de la dynastie ; le comte bien entendu mais aussi la belle et cruelle Isabella, son épouse, et ses lieutenants Jon Skellan et Jerek von Carstein, deux individus aux tragiques destinées (on les découvre avant et après leur vampirisation). On y rencontre aussi les adversaires du comte vampire, comme le prêtre de Sigmar, devenu héros sur les murailles d’Altdorf : le grand theogoniste Wilhelm III. Sans oublier les petits électrons qui, sans le vouloir, ont eu leur influence sur le déroulement de l’Histoire du Vieux Monde (le voleur Felix Mann).

Malgré qu’il soit très difficile pour un auteur de construire son propre univers romanesque à partir d’éléments imposés (d’autant plus que l’univers de Warhammer est très classique et fortement détaillé dans moult ouvrages), Steven Savile parvient, avec habileté, à imposer son style et offrir au lecteur un roman intense et captivant. Bien entendu, le gothisme vampirique étant un « style » très en cours, de nombreux passages apparaissent comme familiers mais, à aucun moment ne surgit une sensation de lassitude. Au contraire, de sa plume très descriptive (qui, hélas, perd parfois de son efficacité en raison d’une traduction hésitante, voire maladroite), Steven Saville éveille notre curiosité via une suite bien rythmée de passages épiques très sanglants, sans jamais négliger le développement de ses personnages (seul Vlad von Carstein reste un individu chargé de mystères). Bref, un premier tome très satisfaisant.

La conclusion de

Avec L’héritage, premier tome des Chroniques von Carstein, la Bibliothèque Interdite continue de nous inviter à explorer les origines et les fondements du Vieux Monde. Ici, Steven Savile nous décrit la rapide ascension et la chute de l’empire des morts vivants ambitionné par le comte Vlad von Carstein. Le roman est bon, très plaisant même, car le romancier britannique parvient à se détacher des archétypes imposés pour offrir au lecteur un récit épique, sanglant, et surtout assez personnel. Il est seulement dommage que, parfois, la traduction ne se situe pas à la hauteur du texte.

Que faut-il en retenir ?

  • Une plume habile
  • Un récit riche en personnages forts
  • Très épique

Que faut-il oublier ?

  • Une traduction parfois hésitante
  • Un univers très classique

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