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Critique du Film : Godzilla, King of the Monsters
Godzilla, King of the Monsters >

Critique du Film : Godzilla, King of the Monsters

Avis critique rédigé par Lionel B. le mardi 29 septembre 2009 à 2318

Une version lissée pour un public américain

 

En cinquante ans, Godzilla est devenu un mythe. Il est à l'origine d'un genre que seul les japonais ont su exploiter et conserver, le "Kaijû eiga". Mais si Godzilla est parvenu à s'exporter dans les salles obscures américaines, ce n'est pas sans concession. En effet, la version dont il est question ici s'avère formaté pour un public mangeur d'hamburger avec l'ajout d'un personnage qui offre un point de vue extérieur au détriment de certaines scènes du film original.

"Après qu'un navire japonais ait été détruit, pour une raison inconnue, par un étrange éclair en pleine mer, un correspondant américain, Steve Martin, arrive à Tokyo pour enquêter. Plusieurs destructions du même genre surviennent, semant la panique ; le docteur Yamani, célèbre paléontologiste, sa fille Imiko et Steve partent pour l'île de Oto, où ils découvrent un monstre antédiluvien qu'ils baptisent Godzilla."

Il serait facile de crier au scandale à la vue des nombreuses coupures et des rajouts qui ont été fait dans ce Godzilla. Mais en réalité, il est préférable de le voir comme une suite au film de Ishirô Honda. Il s'agit donc d'un nouveau film réalisé par Terry O. Morse qui met en scène un journaliste américain interprété par Raymond Burr, témoin direct des évènements qui ont causé la destruction de Tokyo : Godzilla.

Même s'il est vrai que le film souffre de la censure, il n'en reste pas moins un film plaisant à regarder avec un monstre qui apparaît toujours comme terrifiant, même de nos jours. 

C'est surtout au cours de la deuxième partie que cette nouvelle vision s'avère charcutée. En effet, ici il est impossible de s'attacher aux personnages principaux japonais tant leurs scènes sont tronquées. De plus, l'histoire du triangle amoureux est survolée aux points d'en devenir grotesque et inutile. Les coupes se font de plus en plus ressentir tout au long du film au point que même une personne n'ayant pas vue la version originale les constatera.

En revanche, la trame principale avec cette sorte d'enquête pour comprendre ce qui arrive aux navires disparus en mer reste entraînante avec un fond de dénonciation des essais nucléaires américains dans les eaux territoriales du Japon à cette époque qui persiste dans cette version du film.

Vous l'aurez donc compris, cette nouvelle mouture de Godzilla semble légèrement dénuée de sa substance, mais s'avère tout de même captivante en raison de la prestance du monstre légendaire, d'une histoire qui tient la route et d'une excellente mise en scène qui scotche le spectateur sur son fauteuil jusqu'à la fin du film.

A noter que Godzilla n'a rien de risible. La technique employée était excellente pour l'époque. Même si aujourd'hui, sur nos lecteurs DVD, nous voyons facilement que les décors sont des maquettes, il est difficile d'imaginer que le célèbre monstre n'est qu'un costume dans lequel se trouve Haruo Nakajima, l'acteur qui fit sa carrière que caché derrière son déguisement.

Difficile d'évoquer le mythe Godzilla sans parler de sa musique signée Akira Ifukube. Ce compositeur de génie qui a participé à la création musicale de nombreux films sur le monstre légendaire a su apporter une véritable ambiance sonore à la fois terrifiante, enivrante et exaltante. 

La conclusion de

Même si cette version pour le public américain de Godzilla peut sembler tronquée par rapport à sa version originale, elle n'en reste pas moins un classique du cinéma, et l'on comprend pourquoi ! Cette mouture américanisée s'avère tout aussi saisissante grâce à sa trame de fond, la prestance du monstre, sa musique enivrante et ses effets spéciaux convainquants pour l'époque. Plus de cinquante plus tard, le film s'avère toujours aussi excellent.

Que faut-il en retenir ?

  • Un monstre charismatique
  • Une musique magistrale
  • Une histoire entraînante et pleine de suspens
  • Des effets spéciaux très réussis pour l'époque

Que faut-il oublier ?

  • Les personnages principaux manquent de profondeur
  • Les coupes se font ressentir par moment dans cette version

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