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Critique du Roman : Coalescence
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Critique du Roman : Coalescence

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 5 février 2009 à 1139

Emergence

"Je suis venu m'installer à Amalfi. Je ne peux pas supporter, pas encore, l'idée de retourner en Angleterre, et je trouve cet endroit apaisant après l'étrange multitude dans laquelle j'ai été plongé à Rome..."

Manchester de nos jours.
George Poole est informaticien, travaillant dans une boîte à Londres qui ne lui procure pas un épanouissement particulier. Son travail devrait pourtant palier à son absence de vie sociale, depuis qu'il a divorcé de sa femme Linda, qui ne lui a laissé aucune descendance. Sa vie est terne; il a besoin d'enjeux pour trouver un sens à sa vie. La mort récente de son père n'aurait pu le rendre que plus maussade s'il n'avait trouvé sur place un ancien ami d'enfance, étrange, singulier, mais un ami. Peter était resté dans le coin, un voisin du père de George et aussi apparemment son ami. Déjà lorsqu'il était enfant, George le trouvait un peu bizarre; le temps n'a pas arrangé les choses. Les retrouvailles sont un peu maladroites et pourtant Peter lui confie dans la conversation qu'il fait partie d'un groupe virtuel de recherche via internet. Sans plus de détails. Pendant que George fait le tri des affaires de son père, il tombe sur une photo de famille qui va changer le reste de sa vie: il découvre intuitivement que la petite fille qui prend la pose à côté de lui est sa soeur jumelle, une soeur qu'il n'a jamais connue et dont ses parents ne lui ont jamais parlé. Le secret dure depuis quarante ans. Le choc le pousse à mener l'enquête...

On ne présente plus Stephen Baxter, qui est l'un des auteurs incontournables de ces dernières années. L'ancien mathématicien, spécialiste en aéronautique, et qui a participé à un des programmes spatiaux, est l'auteur de romans mémorables tels que la série des Univers Multiples (Temps, Espace et Origine), la série des Xeelees (Gravité et ses prochaines suites), les vaisseaux du temps, Titan, Evolution, Voyage, Poussière de Lune et j'en passe. Sa série des Enfants de la Destinée (Coalescence, Exultant, Transcendance et le futur resplendant) a marqué les esprits avec une plongée dans l'avenir proche puis très lointain, et dont le lien est très diffus. C'est une sorte de cosmologie et d'étude de l'avenir du genre humain dont Coalescence est le premier volet. Il est paru aux éditions des Presses de la cité en 2006 et est réédité chez Pocket ce mois-ci.

Coalescence est long. Il est long et surtout il parle beaucoup d'Histoire. On connaissait déjà le penchant de Stephen Baxter pour l'histoire - l'histoire romancée en tout cas - lors de la parution de son roman Evolution qui remontait déjà aux origines de l'Homme. Si le roman était vaguement basé sur des faits scientifiques, une grande partie était surtout spéculative et parfois complètement abracadabrante. Il remet le couvercle avec Coalescence qui semble reposer sur des faits historiques imparables mais qu'il ajuste pour coller à l'histoire de ses personnages.
Ainsi, nous voici revenus au Ve siècle après J. C. lorsque l'empire roman est en pleine déliquescence. Après un millénaire où Rome a assis petit à petit son pouvoir sur l'Europe, les historiens considèrent le 4 septembre 476 après J. C. lors de l'abdication de Romulus Augustule comme l'effondrement de l'empire. Stephen Baxter situe l'un de ses récits en Grande Bretagne quelques (dizaines?) années avant la chute proprement dite, où Regina, une petite fille de cinq ans, doit partir se réfugier en un lieu plus sûr que la villa de ses parents. Cette petite fille va grandir, apprendre, à son corps défendant, que la grandeur de l'empire est passée, et qu'il va falloir s'adapter à cette nouvelle vie où la barbarie est de retour.
Seize siècles plus tard, George Poole assiste aux funérailles de son père, se demandant comment ses parents ont pu lui cacher l'existence de sa soeur. Il découvre finalement où elle a été envoyée, mais certains obstacles commencent à se mettre en travers de sa farouche résolution à la retrouver. Dans le même temps, vient se greffer le mystérieux Peter, obsédé par l'artefact découvert par les astronomes et situé dans la ceinture d'astéroïdes. Cela veut dire que cette chose, vraisemblablement artificielle, est aux portes de la Terre.

On l'a vu, le roman est binaire, rythmé par deux récits historiques, et honnêtement, on vient rapidement à comprendre comment ils vont se rejoindre. Mais Stephen Baxter nous a toujours habitués à nous méfier des évidences, des grosses ficelles qui ne sont souvent que des leurres. A dire vrai, ce qui entretient le plus l'attention du lecteur se rapporte à Peter, dont on ne comprend pas le lien avec tout cela. Et comme d'habitude, Stephen Baxter nous bluffe dans sa conclusion en nous faisant prendre de la hauteur, une fois de plus.

La conclusion de

Dans ce premier volet des Enfants de la Destinée, Stephen Baxter nous montre que c'est un auteur curieux, s'intéressant aussi à une sociologie future. Il a l'art de nous faire réfléchir à l'avenir. Mais vous êtes prévenus: ce n'est pas vraiment un roman de hard science. Le roman souffre en outre de longueurs assez pénibles, pour qui n'est pas très intéressé par l'histoire de l'effondrement de l'empire romain.

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