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Critique du Roman : Transcendance

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 16 juillet 2008 à 13:56

Rédemption

"La fille de l'avenir m'a dit que le ciel était plein de mondes mourants. On peut les voir, même de très loin, quand on sait ce qu'on cherche. Quand une étoile vieillit, elle chauffe, les océans de ses planètes s'évaporent, et la lente dispersion des nuages d'hydrogène et d'oxygène est visible. Des mondes agonisants, drapés dans les restes de leurs océans, suspendus tes des fruits pourris dans les bras spiralés de la Galaxie: c'est ce que les gens trouveront quand ils quitteront la Terre, dans l'avenir. Des ruines, des musées, des mausolées..."
Michael Pool, le neveu de Georges Pool, est ingénieur énergéticien. Mais en 2047, dix-sept ans après la mort de sa femme, son fantôme vient encore le visiter, spécialement dans les moments les plus critiques de sa vie, comme récemment, lorsque son fils vient d'échapper à l'une des conséquences dramatiques du réchauffement du climat. Il faut dire que tout ne va pas bien sur cette terre que l'on a meurtrie depuis des siècles et que l'avenir de l'humanité est en jeu. A moins que le destin donne un coup de pouce, venu d'on ne sait où, venu d'on ne sait quand. Il a peut-être un nom: Alia...
Si Stephen Baxter n'est plus à présenter comme l'un des auteurs majeurs de ces dernières années, c'est sûrement pour son travail dans la branche hard-science de la SF. Mathématicien et spécialiste en astronautique, sa participation à des programmes spatiaux en a fait le candidat idéal pour romancer le monde scientifique, et particulièrement le départ de l'homme vers les étoiles. Titan, Temps, Voyage et donc Transcendance sont des oeuvres qui montrent son haut degré de connaissance dans ce domaine. Il a montré que le scientifique est aussi un homme qui s'intéresse à autre chose que la science et la technologie. Il y a aussi la Société -les sociétés, tous les types de sociétés-, le climat et l'humain. Evolution, Coalescence et Transcendance s'intéressent donc aussi à ces champs d'exploration, qui n'est pas de la science dure.
Ce qui est frappant, c'est qu'à force d'écrire sur notre destinée, sur les conséquences des actes de l'homme sur la nature, à force de réfléchir et d'imaginer notre futur dans les étoiles, comment y parvenir et pourquoi y parvenir, le scientifique (sans pour autant être écrivain) se mut en astrophysicien, qui finit par étudier la cosmologie. Or cette science a de ceci de particulier qu'elle flirte irrémédiablement avec l'idée d'une force supérieure capable ou non d'intervenir sur les évènements, spécialement l'origine de cet univers, ou bien de la répartition de tel constituant de la matière, ou bien de créer l'étincelle de vie. Cet homme là réfléchit aussi au paradoxe de Fermi, à l'évolution de l'homme, depuis qu'il est descendu des arbres jusqu'à un avenir lointain d'évolution. Et pourquoi pas une probable transcendance? Mais une fois aux portes de cette transcendance, Stephen Baxter nous pose ici la question suivante: lorsque l'Homme aura découvert tous les secrets de l'univers, lorsqu'il aura maîtrisé la biologie, l'écologie, l'espace, le temps... Que fera-t-il ensuite? A quoi pourra-t-il passer son temps ? Lorsqu'il sera en mesure de se transcender, d'accéder au statut de divinité, saura-t-il franchir le cap sans se retourner, sans essayer d'expier ses fautes ? David Brin dans son cycle Elévation puis particulièrement Rédemption s'interrogeait déjà sur la transcendance, sans s'étendre suffisamment sur la question, mais en nous décrivant ce que plusieurs races avaient choisi pour expier leurs fautes. Quel est le prix de la rédemption ?
"Il est possible d'avoir un esprit, d'être capable de réfléchir, et d'avoir la foi."
Evidemment, il y a l'avis du scientifique, mais il y a d'autres avis tout aussi valables, tant qu'aucune preuve n'est démontrée. Pour une fois, le scientifique élargit le champ des possibilités d'explication, car la science n'a pas le monopole de la vérité, spécialement dans les questions cosmiques où l'Homme n'a qu'une infime connaissance. Tout est possible, tout est réalisable.
Transcendance est donc un roman à part dans le cycle des enfants de la destinée, une façon de revenir aux sources. Il balaie le champ des possibles, les sociétés de la Coalescence du premier volet, la destinée vraisemblable d'une humanité essaimée dans l'espace, la possible transcendance d'une race omnisciente, notre futur proche (2047: sans voitures, pétrole, avec la réalité virtuelle, le fossé des générations face à de tels changements), une transcendance comparable à la coalescence, d'une certaine manière. Et même un clin d'oeil à la Nemoto de l'autre trilogie des univers multiples. Une chose est sûre, Transcendance remet en cause la (ma) compréhension des précédents volets du cycle.

90

Troisième volet du cycle des enfants de la destinée, Transcendance en est le point culminant, différent d'Exultant, mais comme un retour aux sources de Coalescence. La conclusion est extrêmement intéressante.

Critique de publiée le 16 juillet 2008.

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