75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Le Secret de la Pyramide
Le Secret de la Pyramide >

Critique du Film : Le Secret de la Pyramide

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 3 mars 2007 à 1321

Genèse d’une amitié

Lorsque le jeune et tranquille étudiant John Watson arrive de sa campagne natale pour installer ses fesses dodues sur les bancs des salles de classe de la cossue école Brampton School, il ne sait pas encore qu’il va rencontrer la personne qu’il allait compter le plus pour lui tout au cours de sa vie : Sherlock Holmes. Les deux adolescents, voisins de dortoir, fondamentalement différents, vont rapidement se lier d’amitié et se trouver embarqués, en raison de la curiosité maladive de Holmes, dans une dangereuse et fantastique aventure…


En posant ses pénates en Angleterre, Steven Spielberg, savait pertinemment qu’il avait fait le bon choix. Car, qui d’autre qu’une équipe anglaise, dirigée par l’immense Barry Levinson, pouvait retranscrire en image cette atmosphère unique que dégage le fier Londres victorien. Soucis du détail dans les décors et les costumes, ambiance feutrée créée par ce discret mais omniprésent temps de neige qui couvre les trench-coats des gentleman et les manteaux des ladys d’une délicate couche cotonneuse. Tous ces éléments contribuent en transporter le spectateur dans cet intriguant 19ème siècle, incandescent creuset alliant innovations technologiques et vieilles superstitions.
La visite de l’école est également un pur moment de plaisir. Rarement vu autant de classe dans des décors intérieur, même si les locaux de cette établissement pour fils de bonne famille s’approchent plus d’un cossu club privé de gentlemen - ces lieux de réunion si courus à la fin de l’ère victorienne - que d’un lieu d’étude pour adolescents. Il est également amusant de réaliser que l’américain Chris Columbus est l’auteur du scénario de Young Sherlock Holmes. Car il nous apparaît évident, à la vue de l’immense salle réfectoire de Brampton School, que l’ami de Stephen Spielberg s’est grandement inspiré de cette expérience britannique pour créer les visuels saisissant des intérieurs de Poudlard, dans la série des Harry Potter. Avec les résultats que l’on connaît…

Mais Young Sherlock Holmes ne raconte pas que la simple rencontre entre deux inséparables amis. Il narre aussi les circonstances durant lesquels le célèbre détective allait perdre son seul et unique amour de manière dramatique, sous la forme d’une aventure exotique mettant en scène une secte égyptienne pratiquant le sacrifice humain. Un sujet alléchant, d’autant plus que le film s’achève de manière vraiment inhabituelle pour une œuvre se plaçant sans complexe dans la catégorie jeunesse. Mais, hélas, il faut admettre que le scénario de Chris Colombus pèche un peu par son classicisme et son manque de rebondissement. Car, en dehors de son épilogue, le film marche tranquillement sur les traces éléphantesques laissées par la copieuse cargaison insipide qu’est la littérature jeunesse. L’enquête, si on peut nommé comme cela cette accumulation de recoupements tirés par les cheveux lorsque le scénario le nécessite, ressemble trop à ces histoires de Club des 5, Clan des 7 et autres Compagnons de la Croix Rousse. Sans compter l’omniprésence de ces petites rivalités adolescentes (un antipathique dandy blond qui va en rappeler un autre) qui sont vraiment trop systématiques dans ce genre de métrage. C’est très linéaire, et surtout très prévisible.

Mais heureusement, c’est sacrément bien filmé. Et également très justement interprété par deux jeunes garçons peu connus mais talentueux. Alan Cox, qui interprète de manière parfaite un John Watson en culotte courte, gourmand et guère téméraire, mérite d’être cité en premier. Quand à Sherlock Holmes, il est incarné à l’écran par Nicholas Rowe, un acteur assez rare (il dirige en fait parallèlement une compagnie de transaction bancaire) mais doté d’un réel charisme. Les deux héros se voient également bien épaulés par des comédiens de talent comme Freddie Jones ou Anthony Higgins.
Du coté des effets spéciaux, ils sont mis sous la responsabilité, noblesse oblige, du britannique Kit West, qui s’est chargé de tous les effets mécaniques et a supervisé les maquillages. Speven Spielberg a cependant confié les effets photographiques aux studios de son ami George Lucas, la encore jeune compagnie ILM. Et il est indéniable que ce mélange des deux techniques participe à donner au film encore plus de charme. Certaines séquence, comme celle du cimetière, sont très réjouissantes, mais celle qui a marqué le plus les mémoires est la scène dite du chevalier de vitrail, qui se situe dans une église, et qui voit un chevalier dessiné sur un vitrail prend vie et attaquer un prêtre. Il faut dire que l’on était en 1986, donc aux balbutiements des effets virtuels.

La conclusion de

Vingt ans après sa sortie, le Secret de la pyramide reste un film très plaisant. Destiné en priorité aux enfants, il distraira encore toute la famille en raison d’une excellente réalisation, de somptueux décors, et d’une interprétation de bon aloi. Quand à son défaut majeur, un scénario un peu trop léger, il est en partie gommé par un final dramatique inattendu.

Que faut-il en retenir ?

  • Magnifiques décors et costumes
  • Réalisation efficace de Barry Levinson
  • De bons comédiens
  • Quelques effets spéciaux encore efficaces.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario un peu trop léger.

Acheter Le Secret de la Pyramide en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Secret de la Pyramide sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Sherlock Holmes

En savoir plus sur l'oeuvre Sherlock Holmes