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Critique du Musique : BO OST - Sherlock Holmes

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 3 avril 2010 à 09:12

Oui, Hans Zimmer peut encore être intéressant...

Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie a été l'une des bonnes surprises de ce début d'année 2010. Blockbuster pétaradant transformant un héros de la littérature classique en véritable super-héros, le film  voyait le binôme Holmes/Watson être confronté à une énigme aux frontières du réel, se retrouvant à affronter un sorcier revenu d'entre les morts ; au croisement d'une ambiance victorienne classique, d'une atmosphère ouvertement fantastique et d'ingrédients musclés de super-production hollywoodienne, le film se devait d'avoir une bande originale plurielle prenant en compte ces divers élements.

Pourtant, cela faisait un moment que les compositions solo de Hans Zimmer n'avaient plus énormément d'intérêt. Entre les bandes originales tellement peu inspirées qu'elles s'oubliaient presque immédiatement - Les Simpsons - et celles qui recyclaient sans arrêt les mêmes thématiques musicales - Pirates des Caraïbes 2 - on en était venu à presque oublier que derrière ce nom aujourd'hui devenu une marque de fabrique pour musique calibrée de blockbuster (marque à laquelle sont notamment associés quelques clones bien bourrins, tels John PowellKlaus Badelt ou Harald Kloser) se trouvait un artiste qui avait malgré tout offert au septième art quelques bandes-originales très intéressantes (notamment, et surtout, La Ligne Rouge).

On n'attendait donc pas grand chose de la musique de ce Sherlock Holmes, au mieux une de ces bandes originales énergiques que Zimmer fabrique à la chaine, et au final, la surprise n'en est que bien meilleure, la partition s'avérant même assez surprenante. Loin, très loin des musiques sombres composées avec James Newton Howard pour les deux Batman de Christopher Nolan, Hans Zimmer s'inspire d'influences irlandaises et tsiganes pour créer un score qui sait se faire très efficace dans les moments les plus musclés, mais qui casse également cette structure d'harmonie qu'il utilise plus habituellement. C'est ainsi une formation où les cordes ont une place prépondérante qui est utilisée dans cette bande-originale.

Sa formation est ainsi composée de violons, guitares, banjos, pianos, parfois volontairement cassés ou désaccordés, auxquels se mêlents quelques airs d'accordéons. Sur une idée similaire à celle utilisée dans Il était une fois dans l'Ouest - entre de nombreux autres - chaque personnage se voit souvent associé à un instrument particulier : cymbalum pour Holmes, flûte pour Watson, violon pour Adler. Résumant assez bien tout ça, le main theme - qui fait l'objet de la première plage Discombulate - est ainsi construit sur ce schéma, commençant par quelques notes gratées assez rapidement, avant de se renforcer d'instruments de plus en plus nombreux au moment où l'action prend une place principale.

Le point d'orgue de cette bande originale reste sans conteste le morceau Psychological Recovery... 6 Months. Du haut de ses dix-huit minutes, et bien que semblant partir dans tous les sens, celui-ci fait preuve d'une impressionnante maîtrise, assombrissant crescendo les notes jouées par les instruments, et utilisant de manière opportune accélarations puis ralentissements. On pourra en revanche plus légitimement reprocher à l'ensemble une utilisation presque abusive du thème principal, lequel se retrouve dans presque tous les morceaux sous une forme quasi-identique.

Reste malgré tout quelques pistes peu intéressantes, faisant preuve d'un classicisme zimmerien que l'on aurait presque souhaité ne pas retrouver dans cette composition. Ses rythmes en deux temps, notamment, qui renvoient aux peu glorieux - bien qu'indéniablement efficaces - scores des Pirates des caraïbes - ou cette utilisation presque maladroite de sonorités électroniques qui se marient assez mal avec les autres instruments. D'un point de vue technique, Zimmer se passe une nouvelle fois d'orchestre réel pour livrer une composition entièrement conçue sur ordinateur ; pas de fausses de notes, donc, aucune faiblesse technique non plus, tout sonne impeccablement juste.

75

Si l'on n'attendait plus rien du travail de Hans Zimmer, compositeur devenu véritable marque de fabrique, cette bande originale s'avère pourtant être une agréable surprise. Aussi soignées qu'efficaces, ces compositions sont au final à l'image du film qu'elles accompagnent : surprenantes à plus d'un titre, et ce malgré quelques écueils qui auraient pu être évités.

Critique de publiée le 3 avril 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une formation orchestrale particulière,
  • Des prises de risques payantes,
  • Résultat final original et efficace,
  • Le mémorable Psychological Recovery... 6 Months.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques morceaux très classiques,
  • Une utilisation presque abusive du thème principal.

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