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Hellraiser II, les écorchés >

Critique du Film : Hellraiser II, les écorchés

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 31 octobre 2006 à 08:10

Grand guignol aux Enfers

Fortement éprouvée lors de son expérience infernale du premier opus, la jeune et jolie (air connue), mais piètre actrice, Ashley Lawrence (Kirsty) est placé dans un centre psychiatrique dirigé par un docteur encore plus dingue que ses malades. Comme d’habitude me direz-vous. Oui mais, sauf que lui, il est particulièrement déchiré du bulbe puisque son obsession première est de découvrir le passage qui mène aux Enfers. Faut croire que Satan lui doit quelque chose. Autant le dire de suite, avec Clive Barker aux manettes de cet Hellbound, il va pas être déçu du voyage.
Intrigué par les révélations de Kirsty, ce maniaque de professeur parvient à faire revenir des Enfers la belle-mère impie, par l’intermédiaire d’un matelas magique et d’un type bouffé par les vers, sous la forme d’une démone erotico-dégueulasse. Le docteur tombe de suite sous le charme venimeux de la créature infernale, d’autant plus que cette dernière fait preuve d’un véritable magnétisme sexuel, se baladant sans complexe dans la plus dénudée des tenues puisqu’elle se retrouve complètement démunie de peau !
Bien qu’il soit très excité par la situation, le professeur Maboul, voyant que sa dulcinée salope un peu tout dans l’établissement par ses sécrétions écarlates, entreprend de la vêtir plus décemment. Il choisit la ligne vestimentaire période Ramses II, tout en prenant grand soin de ne pas couvrir de bandelettes l’intimité dégoulinante de sa belle. On ne sait jamais, une brusque envie, comme ça… Il vérifie même la facilité d’accès en troussant sur le champ sa momie en rut. On n’est jamais trop prudent.
De toutes façon, l’actrice Clare Higgins refusant de passer tout le film à poil et couverte de sirop d’érable, il fallait trouver une solution pour lui rendre son aspect originel. L’astuce scénaristique est osée et digne d’un film de Mel Brooks. Le docteur amène des gracieuses victimes (chouette plan sur une belle paire de nichons 100% naturels, ah, les chouettes années 80 !!) et la démone leur flanque une main dans … la nuque (j’aurais espéré mieux de la part de Clive Barker, timoré sur le coup) pour leur voler leur épiderme. La victime, transformée en bouillie, en squelette ou en zombie à mouches, est alors abandonnée dans une pièce destinée apparemment à cet unique usage.
Ceci étant fait, le couple maléfique décide de mettre les bouchées doubles dans le rayon de la démence et des grimaces en regard caméra. Utilisant les talents P.E.S. (perception extrasensoriel, bandes de geek, pas la console de Sony !) d’une jeune autiste, ils parviennent à activer le (ou plutôt les) cube (s) et tout le monde se retrouve à crapahuter dans des couloirs des Enfers aussi labyrinthiques que ceux d’une administration polonaise (les dossiers entassés dans les couloirs en moins). On se croise, s’engueule, rigole avec les Cénobites, puis on finit par s’écorcher vif, afin de justifier le titre du film et puis confirmer que l’on est aux Enfers, merde. Un véritable vaudeville grand-guinolesque sans porte qui claque mais avec des os qui craquent.
Vient alors la rencontre avec Leviathan, un démon peut-être, ou un gigantesque canular plus probablement. Le maître des lieux - puisque c’est de cette façon que le dénomme la belle-mère démone - est, en plus de se présenter sous la forme d’un banal monolithe aussi kitch que la coupe de cheveux des Bee-Gees , un grand farceur puisqu’il décide de transformer le docteur en pantin cénobite. Pendant ce temps, dans les couloirs, Kirsty et la jeune autiste essayent désespérément d’échapper à la beldoche et à de violents courants d’air. On tremble pour eux…Bref, c’est nul mais involontairement hilarant.

50

J’avais été littéralement scotché par la révélation gothique - et gore - que fut Hellraiser, premier du nom. Un véritable poème macabre qui avait révélé à mes yeux un grand artiste, Clive Barker. Et c’est probablement mon affection pour ce premier film qui me fit, à l’époque, détester Hellraiser II, d’autant plus que le film sortit dans les salles françaises amputé de ses vingt minutes de métrage comptant parmi les plus sales. Aujourd’hui, j’ai un peu mis de l’eau dans mon hémoglobine, et je pense que la tentative de Barker de composer une sorte d’opéra morbide était louable, même si elle est complètement foireuse (à mon humble avis). De plus, les maquillages et les effets gore sont géniaux (ne me parlerez pas des lasers, s’il vous plait !), et j’ai toujours beaucoup de plaisir à revoir ces animations chthuliennes en slow motion qui donnent un cachet ‘’arty’’ à l’œuvre. Au final, un film qui flirte à la fois avec le génie graphique et le pur nanar désopilant.

Critique de publiée le 31 octobre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Maquillages spéciaux
  • Gore à gogo
  • Créatures bien délirantes
  • Un coté nanar sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Mauvais scénario
  • Jeu approximatif des comédiens

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