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Critique du Film : Hellraiser III

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 8 mars 2007 à 15:51

Les Cénobites sont dans la place !!..

Au début de l’histoire, pour notre ami Pinhead, les choses ne vont pas pour le mieux. Suite à ses quelques déboires du deuxième épisode, le plus sympathique de cette bande de joyeux drilles que sont les Cénobites se retrouve fondu dans une statue, dans une position plus qu’inconfortable en compagnie d’invités plutôt réfractaires aux délices salaces qu’il affectionne particulièrement, et surtout privé de ses chers appendices, ces épingles qui ont construit sa réputation et contribué à lui donner un nom.
Les choses sont pourtant en train tourner à son avantage, et cela, encore une fois, grâce à la connerie humaine. Fraîchement débarqué dans la chambre à coucher d’un parricide patron de night-club – modèle standard « cow-boy pervers, option lobotomisé -, il va en effet profiter des exactions sexuelles de son hôte pour se refaire une santé. Oh ! Pas grand-chose, juste quelques gouttes de sang sur son corps rigidifié, quelques giclées écarlates bienfaisantes qui vont suffire à redonner à notre ami épinglé tout son bagout légendaire.
Le regard vif, les épingles en érection et la langue bien pendue, il n’a alors aucun mal à leurrer le sombre abruti qui lui fait face, puis profite de la crédulité d’une jeune fille en mal d’amour (look Gothic made in Naf-Naf) pour s’extirper de sa prison de pierre. C’est alors que Pinhead, la confiance retrouvée en même temps que son éternel imperméable de cuir (récupéré depuis par Néo), va commencer son nouvel ouvrage démoniaque : la conquête de la Terre (faut croire qu’il a pris la grosse tête, le bougre !). Mais auparavant, il doit récupérer le Cube, ce mystérieux artefact qui est actuellement en possession d’une jeune et ambitieuse journaliste…
A la vue de ce troisième volet, dont vous venez de lire le condensé de la première partie du scénario, il est évident que l’esthète du gore Clive Barker a fini par lâcher la bride à ses disciples, et tout principalement à Tony Randel. Finie l’intimité propre à l’artiste britannique qui voyait dans les Hellraiser une sorte d’introspection catharsique élevant le sadomasochisme en une sorte d’art Sadien ; place à l’extrapolation et à la grandiloquence ! Car, à quoi bon se contenter d’une miteuse chambre de maison de banlieue lorsque le monde s’ouvre devant soi ? L’idée, dans le fond, est judicieuse, donnant même un espoir de voir se renouveler un mythe parti un peu en vrac à l’occasion d’un inégal Hellbound. Reste à savoir si le traitement ait été à la hauteur des ambitions.
En enfermant le personnage central de l’histoire dans un bloc de pierre pendant vingt bonnes minutes, Anthony Hickox et Tony Randell retardent son intervention directe. Comme pour une grande star, il est désormais nécessaire de bien préparer son entrée en scène. Véritable diva de l’horreur, Pinhead ne partagera désormais plus jamais le haut de l’affiche. Avec personne… en encore moins avec l'un de ses semblables. Le spectateur attend donc, patiemment, que le véritable ‘’héros’’ du film daigne enfin montrer le bout d’une épingle, et profite de l’occasion pour découvrir plus avant les futures victimes de l’amour vache (On s’ennuie quand même un peu…).
Une apparition qui se produit vers la moitié du métrage, et à ce moment, l’on ne regrette pas d’avoir attendu. Particulièrement gâté par le scénario, Pinhead s’offre dés son réveil une véritable boucherie orgiaque au cœur d’un gigantesque night-club bondé de clients. S’en découle une séquence impressionnante, avec un grand nombre d’effets gores orchestrés par Gary Tunnicliffe. Enucléations, éventrations, amputations, l’on a droit à la totale, un véritable régal pour l’amateur de viande bien saignante. C’est d’ailleurs dans ce milieu, au cours de ce massacre festif, que Pinhead va recruter (construire) de nouveaux sbires infernaux. Puis, encadré par ces nouvelles recrues, il va se montrer au monde, fier comme Wyatt Earp et ses frangins, pour finalement envahir les rues de la ville et se heurter aux forces de l’ordre dans une débauche d’effets pyrotechniques.
En faisant montre de tant de grandiloquence, il est évident que le spectacle se voit par conséquent fortement jouissif au niveau pictural. On se régale notamment de ces chorégraphies particulièrement morbides et ces plans larges « post-massacre » sur le charnier du night-club, véritable nature morte portée sur les Enfers. On se prend à espérer un chef d’œuvre. On sait cependant que ce genre dérangeant et outrancier, que je qualifierais de « gore baroque », entraîne souvent la narration sur les chemins glissant de l’excès de mauvais goût et de l’erreur de style. Et, hélas, Hellraiser III n’échappe pas à la règle. Le film alterne donc les scènes les plus efficaces avec d’autres, nettement ridicules. Parmi les moments les plus nases, citons, les séquences montrant les voyages dimensionnels de la journaliste qui va rencontrer la phase « blanche » de Pinhead, ainsi que les grands effets de manche du maître de la torture lors de ses discours ampoulés.
Le summum du ridicule est atteint lors d’un pathétique dénouement. Un épilogue dans lequel la jeune femme va affronter un Pinhead manipulateur (comme d’habitude), qui va finalement se faire encore avoir par son aveugle avidité « cubique ». Rageant de voir notre héros réexpédié aux Enfers en deux coups de cuillères à pot. Pffff !...

50

Pour conclure, je dirais que dans Hellraiser, Tony Randel et Anthony Hickox ont trop sacrifié le fond pour la forme. Il en résulte une sorte de montagne russe émotionnelle, très jouissive lors des séquences d’exposition sur les exactions de Cénobites (Pinhead en tête de file) mais aussi franchement ridicule lorsque le rythme se pose un peu pour permettre la mise en place d’une théâtralité de bazar. Un film à voir, donc, mais commande du magnétoscope ou du lecteur DVD en main…

Critique de publiée le 8 mars 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Délirant trip pictural
  • Pinhead, en grande forme
  • Nombreux effets gores

Que faut-il oublier ?

  • Le fond sacrifié au profit de la forme
  • Des séquences ridicules

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