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Critique du Manga : Priest

Avis critique rédigé par Lionel B. le samedi 13 mai 2006 à 11:11

Vivre de haine

Ivan se retrouve face à Jamad mais ce dernier est bien plus fort que lui. Heureusement que Netellafim intervient à temps pour éviter à Ivan une mort précipitée. Ici se trouve l’intérêt de ce tome, avec un Ivan incapable de se débarrasser de son adversaire. Il sait parfaitement qu’une différence de force les sépare mais malgré cela, il s’entête à vouloir l’affronter. La seule raison à cela est liée à sa raison de vivre, son désire de vengeance, sa haine. Cette dernière est toujours le thème favori de Hyung Min-Woo. Tout d’abord cela apparaît avec Ivan qui avoue volontiers qu’il ne vit que pour tuer Temosare. Ce désire semble être sa seule raison de vivre. C’est cette haine envers le démon qui rend le personnage de Ivan si charismatique. La haine se retrouve également au travers du passé de Dudley, l’homme influant de la petite ville de Windtale. Celle-ci est plus commune et, malheureusement, toujours d’actualité à notre époque. Il s’agit du racisme. Ce personnage nous dévoile son passé ensanglanté et nous délivre une explication à son refus d’accepter des gitans dans sa ville. Le comportement de cet homme pourrait être le responsable de la mort de tous les villageois. En effet, Dudley, qui reçoit la visite de Coburn et du prêtre afin de l’informer d’un possible danger, s’obstine dans son idée que la ville doit être oubliée de tous. Est-ce vraiment en raison de son ressentiment envers les étrangers ou bien est-ce plutôt pour que l’or de la région ne la quitte jamais ? La haine de Dudley n’est-elle pas en fait un prétexte pour s’approprier les richesses de la ville ? Il apparaît clairement que l’une des grandes qualités de Priest réside dans la conception mentale des différents protagonistes. Chaque personnage semble posséder un côté sombre et cela rend l’atmosphère du manhwa particulière. Il faut dire que ce titre n’est pas d’une très grande gaieté et qu’il est même plutôt lugubre. Cela change des autres bandes dessinées que l’on peut voir actuellement sur le marché. De plus le noir et blanc, tout comme le style graphique que Hyung Min-Woo utilise pour son œuvre accentue le côté sinistre. Le trait du dessinateur reste identique à celui des précédents tomes, c'est-à-dire qu’on retrouve un dessin hachuré et carré. Il s’agit d’un genre unique que l’on peut apprécier à sa juste valeur. Pour finir, la mise en page est toujours aussi magnifique. Les pages sont sur fond noir, ajoutant ainsi un peu plus de noirceur à ce livre. Les tableaux et des photos viennent également s’interposer entre chaque chapitre. Ceux-ci s’intègrent parfaitement bien dans le manhwa.

90

Ivan Isaak a toujours la classe. Il est désormais à mes yeux un personnage charismatique et Priest, un manhwa que je recommande à tous ceux qui sont à la recherche d’une certaine identité dans la bande dessinée. C’est déjà le quatorzième tome et je ne m’en lasse toujours pas.

Critique de publiée le 13 mai 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Le dessin de Min-Woo est vraiment original
  • Les personnages
  • C'est glauque

Que faut-il oublier ?

  • Le manhwa se lit trop vite (c'est vraiment pour dire quelque chose)

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