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Critique du Film d'animation : L'Âge de Glace 2
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Critique du Film d'animation : L'Âge de Glace 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 avril 2006 à 0527

Pour qui sonne le gland ?

Nos amis Sid le paresseux, Diego le smilodon et Manny le mammouth coulent des jours heureux, en compagnie d’une communauté bigarrée et colorée, dans une vallée naturelle creusée dans les glaciers. Cette harmonie va cependant être anéantie lorsque les habitants de ce havre de paix apprennent que le lieu va bientôt être submergé par les flots, en raison de l’accélération de la fonte des glaces…
Trois ans après le colossal succès de l’Age de Glace, qui avait vu la petite Blue Sky, département animation de la Fox, piétiner avec délectation les plates bandes des ‘’diplodocus’’ du numérique que sont Dreamworks et Pixar, Carlos Saldhanna, Chris Wedge (qui, cette fois ci, ne participe pas à la création) et leur équipe ont décidé de nous offrir un nouvel épisode de ces amusantes aventures glacières, pour tenter d’oublier la désillusion d’un Robots quelque peu mal boulonné.
Alors, quoi de neuf au pays des mammouths ? En fait, pas grand-chose du coté du scénario, et on a même l’impression d’assister à un relecture du premier opus. Un sentiment de réchauffé qui parait paradoxal dans ce monde de glace – c’est peut-être d’ailleurs pour cela qu’elle se met soudainement à fondre à une vitesse accélérée. Ainsi, l’équipe de réalisation nous ressert l’histoire de la migration, s’appuyant de nouveau sur les éléments bibliques transposés dans le monde des animaux bavards. Il en résulte un scénario plus que convenu et prévisible qui pêche par un manque flagrant d’originalité et de prise de risque, avec un fin humaniste aussi lourdingue que celle du premier film, mais qui est heureusement compensé par un regard un peu plus adulte et l’apport de nouvelles têtes.
Ainsi, grâce à l’arrivée des deux énergumènes que sont les opossums amateur de Jackass et de celui de la femelle mammouth naïve, on voit le traitement des trois principaux personnages évoluer quelque peu. Le mammouth est toujours aussi dépressif, mais il se voit là attribuer une préoccupation plus mature ; la perpétuation de sa race. Diego est moins primaire et brutal et se rapproche presque du personnage de Bagheera (Le Livre de la Jungle), avec ses craintes et ses faiblesses, qui rend son jeu beaucoup moins rigide. Mais c’est surtout Sid le paresseux qui est totalement transformé. Il s’éloigne dans ce deuxième volet de son aspect Jar Jar Binks crispant pour devenir un personnage plus subtil et attendrissant. Son anthropomorphisme excessif et disneyen y étant bien entendu pour beaucoup. Assurément, la grande réussite du film…
Comme promis, les fans de cartoons ont la joie de constater que Scrat est beaucoup plus présent. Sorti tout droit de l’univers de Chuck Jones et de Tex Avery, l’écureuil déjanté et obsessionnel est un peu mieux assimilé à la trame narrative, et cette catastrophe sur patte, déclencheur de calamités digne des dix plaies d’Egypte, va même trouver un statut de héros méconnu et involontaire lors du dénouement. Même si son apport apparaît vraiment comme artificiel, forcé, et uniquement déclencheur de rire, il faut bien reconnaître que son impact comique est sacrément efficace. Et le risque que ses déboires si cruels volent la vedette à cette histoire principale bien quelconque se concrétise souvent, hélas…
Les méchants du film apparaissent sous la forme de poissons préhistoriques qui sont libérés par la fonte de leur prison de glace, et deviennent les déclencheurs de l’héroïsme de nos amis – avec un hommage prononcé aux Dents de la Mer -, en plus de donner aux infographistes de Blue Sky l’occasion de démontrer leurs talents. Car la plus grande progression de cette séquelle par rapport à l’original est bien la conduite technique de l’œuvre avec une qualité graphique et d’animation d’un très haut niveau, dépassant même les géants de la concurrence.

La conclusion de

Au final, comment juger ce deuxième Age de Glace ? Version revisitée et retouchée de son modèle original, il pêche par un scénario très faible et une symbolique un peu mièvre, mais il se rattrape largement par sa relecture un peu plus adulte sur les rapports sociaux et une ribambelle de gags très réussis, notamment ceux provoqués par l’impayable Scrat. Un spectacle léger, amusant, destiné cette fois-ci à toute la famille, du plus petit au plus grand.

Que faut-il en retenir ?

  • Evolution des personnages
  • Apport de nouvelles têtes
  • De bons gags
  • Scrat et son gland
  • Performance technique.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario faible et peu novateur
  • Un humanisme parfois un peu niais
  • La chorégraphie des rapaces, trop disneyenne et décalée.

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