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Critique du Roman : Une forme de guerre
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Critique du Roman : Une forme de guerre

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 11 janvier 2006 à 0540

Magnifique et épique !

« Le vaisseau n’avait même pas de nom. Pas d’équivalent, l’unité usine qui l’avait construit ayant été évacué longtemps auparavant. Pour cette même raison, il ne comportait ni espaces habitables ni cabines. Pas de numéro de série, pas d’affectation précise au sein de la flotte : c’était un bâtard fait de bric et de broc dont les pièces provenaient de cuirassés d’espèces différentes ; et s’il n’avait pas de nom, c’était parce que l’élément usine n’avait guère eu de temps à perdre avec de telles subtilités… »
Je ne saurais dire aujourd’hui ce qui m’a le plus marqué dans ce roman, car j’ai souvent entendu dire que ce roman était le moins bon de la saga de la Culture, car trop conformiste, trop space opera ou pas assez original, la palme revenant à l’usage des armes, un roman qui m’a littéralement scotché. Mais seulement sur la fin du roman. D’ailleurs toute la saga est palpitante, ou du moins elle captive son lecteur d’une certaine manière. L’Homme des jeux est le livre qui est le plus accessible, si tant est qu’un roman de Iain Banks est inaccessible, ce dont je doute. Une forme de guerre est le plus épique, dans la veine traditionnelle du space op’. L’Usage des armes a une construction entrecroisée qui vous amène inéluctablement vers son dénouement qui s’avérera une véritable claque littéraire, un retournement comme je n’en ai lu nulle part ailleurs. Inversion est un roman atypique dans la Culture, très subtil. Excession est très subtil, très pince sans rire et bourré d’humour fin. Jetez un coup d’œil aux noms des IA. Le sens du vent est un clin d’œil à l’usage des armes, ingrédients similaires, construction différente, résultat comparable, donc encore un excellent roman.
Flashback. Toujours est il que les souvenirs que j'en garderai sont des images de scènes mettant le héros en bien mauvaise posture: Horza dans une scène d'assaut qui ne tourne pas vraiment bien, et puis Horza embrigadé dans un équipage de mercenaires après avoir failli être balancé dans l'espace, le jeu de la Débâcle, un iceberg qui détruit tout, Horza le métamorphe croupissant dans une cellule moite, Horza dans des galeries et la fin, mais il est inutile de la raconter, il faut la lire, la vivre...
La guerre. La mort. La Culture est une société a priori pacifique qui essaie de résoudre pacifiquement les situations critiques. Dans la plupart des cas. Le cas Idiran est donc bel et bien un cuisant échec pour la Culture, car dans son élan expantionniste, elle a raté l'absorption de la société Idiranne et la guerre a éclaté, une guerre féroce de la part des Idirans dont l'exercice expansionniste est à l'opposé direct de celui de la Culture. Mais il fallait bien que cela arrive, non ? Les Idirans sont des guerriers et imposent leur culture aux civilisations qu'ils rencontrent, d'une manière jugée parfois brutale et non civilisée par la Culture. Mais les manières de la Culture pour convertir à sa cause les civilisations ne sont elles pas elles aussi fourbes et brutales ? Alors elle recule devant les coups de boutoir des Idirans. Mais jusqu'à quand ? Dans ce climat tendu, Horza est un métamorphe, dont la race est sur le point de s'éteindre, ou plutôt éradiquée, du fait de sa spécificité: la métamorphose. Il est capable de se faire passer pour n'importe quel habitant de cette partie de la galaxie, une spécificité qui risque de coûter l'existence a cette race. Or Horza est en guerre contre la Culture, mais une guerre qui n'a plus aucune signification: une guerre de religion. C'est une guerre qui n'a plus de sens, c'est une guerre désespérée, c'est guerre tragique, une guerre personnelle et si insignifiante par rapport au conflit qui fait rage entre les deux civilisations. La mort plane sur la galaxie, la mort plane sur la race de Horza, la mort plane sur l'une des deux civilisations, Idirans et Culturiens.
"le destin est notre jardinier et notre loup. Il arrache les mauvaises herbes afin d'honorer les plus resistantes."
Voilà un roman qui est bien sombre au final, car l'histoire de ce métamorphe résume la situation pour la Culture: se soucie t-elle vraiment de ces êtres ?
Iain M. Banks, toujours de manière subtile et ironique nous plante un décor guerrier, avec deux gros blocs en conflit pour qui les moyens ne sont pas très importants, seul le résultat compte. Et au milieu des gravats se trouve cet homme Horza, dont le destin sera forcément tragique. Banks sait trouver les mots pour nous raconter l'histoire de cet être, au passé tragique, à la psychologie torturée, et au dessein irréaliste, voué à l'échec. Ce roman diffère des autres par son côté épique, aux scènes cataclysmiques, émouvantes, aventureuses, tristes, tragiques.
Lisez ce roman. Vous ne pourrez pas être déçus.

La conclusion de

Une forme de guerre est un roman où l'aventure se mêle au tragique, où le combat d'un homme contre la Culture ne semble être qu'une goutte d'eau dans la guerre opposant les Idirans et la Culture dans toute la galaxie. Ce roman épique fait partie de mes romans préférés, tous auteurs confondus. Jetez y un coup d'oeil, vous ne serez pas déçu, car Banks est un des auteurs les plus subtils et doués de sa génération.

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