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Critique de la bande dessinée : Le visage des sans-noms #1 [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 6 novembre 2018 à 09h00

Injustice sociale et dystopie

Fabrice Colin est surtout connu pour ses romans tels Dreamericana ou Arcadia dont nous avons parlé récemment ou pour du comics adulte comme La Brigade chimérique. Ici il devient scénariste de bande dessinée pour adolescents et nous livre une dystopie d’anticipation qui fait écho au monde actuel et résonne en nous. Les dessins de Carole Maurel accompagnent parfaitement ce récit et ses couleurs pastel créent une ambiance douce-amère qui convient si bien à ce monde souffrant, pauvre et inique, post apocalyptique.

Phoenice, anciennement San Francisco, n’est plus qu’un état à part entière divisé en deux zones depuis le tremblement de terre qui l’a partiellement détruite au 21ème siècle : les quadrants, quartiers où vit la majeure partie de la population, et le coeur, ville dans la ville, juchée sur une colline et protégée par un mur. Les élus, classe dominante et éduquée, vivent à l’abri du mur et détiennent tous les pouvoirs y compris militaires… les autres habitants sont répartis selon un système de castes principalement des ouvriers, soldats, nourrisseurs et déclassés.

Jonas est un jeune homme dont la mère est gravement malade et le père travaille dur. Sa vie est simple, sa famille vit pauvrement dans les quadrants près de l'océan. Le délabrement de ce bidonville, le quotidien de survie de ses habitants laissent une impression d'abandon par les autorités après la catastrophe.

Jonas va avoir 15 ans, dans son monde, cela signifie que sa vie peut changer du tout au tout : il a le droit de tenter l'examen de l'ascension qui lui permettrait en cas de succès de rejoindre comme sa sœur quelques années auparavant l'Eden. Il aurait alors imagine-t-il une vie parfaite. Mais n'ayant pas de nouvelles de sa sœur depuis sa réussite à l'ascension, le jeune homme doute de ses capacités et n'a aucune idée de la réalité de la vie dans l'Eden.

Dans l'Eden, la caste des inspirés, les « élus » semblent être paradisiaque en comparaison : électricité, bâtiment superbe, éducation, vraie nourriture mais tout n'est pas si simple. Hélix, la sœur ainée de Jonas y découvre des valeurs qui la choquent et fait des choix dangereux.

Ce premier tome est centré sur ce frère et cette sœur et les conséquences de leurs décisions. On découvre ainsi le visage des sans-noms. La fin de cet album me laisse sur ma faim, c'est bien écrit, le dessin est plaisant et bien story boardé mais le rythme est un peu lent. Les idées lancées tout au long de l'album sont bonnes, la révolution semble poindre dans cette société inique et j'attends le tome 2 pour voir une intrigue qui s'annonce intéressante va décoller. Un adulte ayant déjà lu du roman d'anticipation ne sera pas surpris mais cela devrait parler aux adolescents tant les propos sur cette société rappelle la réalité de certaines inégalités. Les bases de cette saga rappelle beaucoup le synopsis de 3%, une série TV brésilienne : dans une société dystopique divisée en deux avec d’un côté les riches (3% de la population) et de l’autre les pauvres, des jeunes gens essaient de trouver leur place. Pour pouvoir accéder à la plus haute strate, les participants n’auront le droit qu’à une seule chance et se départageront autour d’épreuves. La série est centrée sur ces épreuves beaucoup plus physiques (du moins pendant la première saison) que l’ascension dans la BD Eden et fait également des aller-retours entre les élus et les laisser pour compte.  Dans notre bande dessinée, l'épreuve n'est qu'un des éléments de l'histoire, celle-ci se centrant plus sur les choix de valeurs des deux héros.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Le visage des sans-noms #1 [2018]

Nathalie Z.
79

Eden, le visage des sans-noms, est une bande dessinée ado-adultes d'anticipation de Fabrice Colin. Après un cataclysme, la société s'est réorganisée de façon injuste et très dure. A 15 ans, Jonas a le droit de passer un examen qui lui permettrait d'avoir une vie rêvée comparée à celle de l'essentiel de la population coincée dans un cauchermar post-apo. Mais tout n'est pas si simple là-haut dans l'Eden, sa soeur Hélix qui a déjà gagné son accès vers le "paradis" déchante vite. Les feux de la révolte gronde. Quels choix feront les deux jeunes gens ? Avec un démarrage un peu long, ce premier tome pose les bases d'une intrigue prometteuse. 

Que faut-il en retenir ?

  • La société dystopique très dure et inique
  • Deux personnages principaux au début de leur destinée
  • Colorisation très agréable

Que faut-il oublier ?

  • Un rythme un peu lent, on attend que l'intrigue décolle

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