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Critique de la bande dessinée : Islandia [2018], par NURTHOR

Avis critique rédigé par NURTHOR le mardi 19 février 2019 à 09h00

Conquête d'Islandia pour agrandir l'"espace vital" de l'Humanité

L’avenir de l’Humanité est menacé et seule la découverte de nouvelles planètes avec de nouvelles ressources permettra sa survie. La Conquête spatiale est donc lancée et c’est ainsi que cinq armadas de vaisseaux de guerre et de colons partent vers cinq objectifs différents. Le premier est la planète Islandia, apparemment riche en ressources et habité d’une peuplade rustique et primitive. Donc facilement colonisable d’autant plus que l’air y est naturellement respirable. A peine sortie de trente années de sommeil cryogénique, l’Oberleutnant Kristen Konig est mise à contribution pour établir un premier contact avec les autochtones Islandiens. Malgré ses violentes migraines et ses malaises qu’elle dissimule à l’odieux Amiral Ragnvald Hakarsson, elle effectue parfaitement et pacifiquement cette première mission. Tout s’accélère quand le même Amiral, constatant lors du débriefing de Konig la faiblesse des Islandiens, ordonne le commencement de la colonisation sans respecter le protocole. La colonisation est lancée et l’armada débarque hommes et matériel. Colonia 2 est vite montée. Mais quelques jours plus tard elle est totalement détruite. Tout accuse les Islandiens, seule Konig reste déterminée et sereine pour effectuer une enquête parallèle. Elle finit par découvrir l’invraisemblable réalité et les sombres motivations des responsables…

Un scénario mené tambour battant d’une main e maître par Jean-Luc Istin qui nous maintient en haleine jusqu’à la dernière bulle. L’histoire tient plus du thriller que du space-opéra avec une progression minutieusement programmée qui petit à petit abouti à l’éclairage et la compréhension de l’intrigue. Une vraie réussite et un vrai plaisir à la lecture. On y revient même plusieurs fois pour saisir des détails cachés dans les bulles passés inaperçus en première lecture.

Au dessin Zivorad Radivojevic nous livre une SF classique avec ses pleines pages grandioses qu’on découperait presque pour afficher dans le salon. Les touches allemandes presque du IIIe Reich avec les discrètes croix de guerre et les noms hiérarchiques militaires collent parfaitement à l’ambiance et presque à la philosophie des personnages comme Konig qui n’ose pas remettre en cause les ordres de son amiral ! A la coloration Eber Evangelista donne une saveur et une puissance aux dessins faisant ressortir les ombres et les lumières en leur donnant des effets presque de 3D.

Si le facile écueil de la jolie fille de l’espace et le parallèle avec Ellen Ripley d’Alien est présent au début de la BD, il est rapidement dépassé et éliminé par l’intelligence et l’empathie de l’héroïne l’Oberleutnant Kristen Konig qui est développé par petites touches donnant d’autant plus de réalisme au personnage.

Une histoire dense avec ses 76 pages qui semble classique jusqu’à ce que Konig mène son enquête. A partir de là, on commence à assembler le puzzle et on découvre les noirs dessins secrets des intrigants ainsi que la réalité cachée de la planète.

Un stressant thriller, qui pourrait aussi être un sombre conte de fée spatial, est royalement servit par ses auteurs tant dans le scénario, que ses dessins ou encore pour sa mise en couleurs.
Souhaitant que les quatre tomes suivants avec à chaque fois des auteurs différents narrant les colonisations des planètes Deluvenn, Décornum, Uranie et Adonaï, seront à la hauteur de celui-ci !

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Islandia [2018]

NURTHOR
82

L’intrigue est magnifique et plus proche du thriller spatial que du space-opéra sans rien lui retirer.

Le côté germanique de la BD donne une saveur particulière et explique certains comportements notamment de l’héroïne qui applique les ordres de son supérieur bien qu’elle les conteste dans son fort intérieur.

On a aimé

  • Une héroïne bad ass qui est dans la droite lignée de la Ripley d’Alien
  • Début d'une nouvelle série en 5 tomes pour 5 invasions ou conquêtes avec 5 équipes d'auteurs différentes qui on l'espère seront toutes du même acabit que celui d’Islandia.

On a moins bien aimé

  • Pas assez poussé le parallèle avec le côté germanique alors qu'on a envie de voir un IVe Reich sans nazis !
  • La présentation de la culture et des autochtones Islandiens qui pourraient être d'avantage développés.

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