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Critique du film (direct to vidéo) : Sherlock Holmes - Les mystères de Londres [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 12 juillet 2013 à 00h37

Sherlock steampunk

Au crépuscule de sa vie, le docteur Watson décide de porter à la postérité l’une des plus extraordinaires aventures qu’il ait vécues aux coté de Sherlock Holmes, le célèbre détective. Alors qu’au dehors, l’obscurité de la nuit londonienne est régulièrement déchirée par un destructeur spectacle pyrotechnique, conséquence d’un bombardement de l’Allemagne nazie, le vieux docteur, profitant de l’agréable compagnie d’une jeune et aimable secrétaire, ranime de vieux et extraordinaires souvenirs. Retour en 1882. Cette année là, Sherlock Holmes avait sauvé la capitale de l’empire britannique d’une destruction certaine...

Toujours aussi fidèle à ses habitudes, la compagnie The Asylum nous propose un ici un autre mockbuster, ces séries B fauchées, ersatz de productions bien plus ambitieuses, qui tentent de profiter de la popularité (et de la campagne marketing) de leurs glorieux modèles et poussent même le vice jusqu’à afficher un titre pouvant prêter à confusion (Transmorphers à la place de Transformers, par exemple). La plupart du temps, ces métrages réalisés dans l’urgence (ils sortent même parfois avant le «vrai» film) ne présentent aucun autre intérêt que celui de nous faire rire de par leur ridicule. Mais, parfois, il arrive que l’on soit agréablement surpris, souvent de par l’originalité du script, le scénariste devant faire de gros effort d’imagination - étant donné que, souvent, au moment de l’écriture, il ignore totalement la nature de celui qu’il doit plagier.

Sherlock Holmes et les mystères de Londres fait donc partie de cette vague de films parasites. Il est cependant assez éloigné, conceptuellement, du blockbuster de Guy Ritchie. En effet, en place et lieu d’un environnement de thriller fantastique, On y découvre unàunivers steampunk victorien assez romanesque qui emprunte autant à La Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore qu’aux écrits de Sir Arthur Conan Doyle et aux serials d’avant-guerre. Une bonne idée, ma foi. Malheureusement, et cela va se vérifier durant toute la durée du métrage, les effets spéciaux, complètement à la ramasse, et des décors cheap gâchent les belles intentions de la réalisatrice Rachel Goldenberg (Grimm’s Snow White) et de l’opérateur photo qui tentent tous deux d’agrémenter le récit via une vraie atmosphère fantastique. Ainsi, le film pèche par des rues quasiment désertes, décorées de quelques bottes de paille et d’une vieille roue brisée, des décors intérieurs minimalistes (mention spéciale à la fabrique de caoutchouc, quasiment vide) et des plans CGI que l’on croirait sortis d’une production des années 90. De plus, le film n’est pas avare d’incohérences, comme lorsque Holmes et Watson découvrent dans un entrepôt le kraken qui a coulé un navire lors de l’ouverture du film. Seulement, ici, le monstre tient dans une pièce et est loin d’avoir les capacités de détruire un bâtiment de la Royal Navy.

Pour ce qui est du scénario, Paul Bales a décidé de faire dans le pulp, sa spécialité (Nazis at the Center of the Earth, Prehistoric / Jurassic Commando). Sherlock Holmes (qui se remet à peine de la blessure invalidante de son frère, subie en service dans des conditions dramatiques), John Watson et l’inspecteur Lestrade (qui apparait ici comme un inoffensif bouffon) vont se retrouver confrontés à une sorte de professeur Loveless (Les mystères de l’Ouest) qui, à l’aide de robots steampunk ultra-perfectionnés, va tenter de semer la mort et la terreur dans Londres. Cela entraine l’apparition d’une galerie de monstres sortis tout droit de l’imagination d’un fan de bande dessinée pulp. Parmi eux, le T-rex de deux mètres (oui, c’est un modèle réduit) joue assurément les vedettes. On peut aussi appréciera la super-armure porté par le villain, qui le fait ressembler à un Iron Man steampunk. Cependant, la plus belle création du savant fou reste sa maitresse, Anesidora Ivory, une belle femme bio-mécanique - et amoureuse! - qui va aller jusqu’à sacrifier sa vie pour qu’il puisse assouvir sa vengeance - qui passe par l’assassinat de la reine Victoria. Quand au climax, il se déroule dans le ciel londonien. On y voit Sherlock Holmes, monté à bord d’un ballon révolutionnaire, affronter dans un véritable combat aérien un impressionnant dragon mécanique piloté par le génie psychopathe. Enfin, tout ça, c’est dans les intentions, parce que dans les formes, faute de moyens, le spectacle n’est guère impressionnant.

Pour ce qui est de la distribution, si Sherlock Holmes est interprété par un nabot inconnu au jeu totalement insipide - quelques drôle d’idée! -, le film ne présente pas pour autant un casting totalement inintéressant. Ainsi, Gareth David-Lloyd (Ianto Jones dans Torchwood), dans le rôle du docteur Watson, s’en sort très bien et amène une bienvenue dose d’humour avec une interprétation de sidekick moderne qui évoque les buddy movies américains. Plus gênant, il finit par prendre le dessus sur un Sherlock Holmes bien fade. A coté de cela, c’est l’expérimenté Dominic Keating, un comédien rencontré dans de nombreuses séries télé (notamment Star trek: Enterprise), qui s’est vu confié le rôle du méchant. Par contre - film de fille oblige? - Sherlock Holmes et les mystères de Londres ne présente aucun rôle principal féminin. Seule Elizabeth Arends, sous les traits de la femme-robot Anesidora Ivory, se voit confier un rôle signifiant.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Sherlock Holmes - Les mystères de Londres [2011]

Nicolas L.
40

Bon, encore un mockbuster de The Asylum. On a vu pire et, dans le genre, rarement mieux. En fait, l’ambiance pulp entretenue par une histoire amusante, la réalisation appliquée de Rachel Goldenberg et le jeu décontractée de Gareth David-lloyd suffisent à rendre le produit juste consommable en nous faisant un peu accepter pléthore de défauts, à commencer par des effets spéciaux bien pourris et un Sherlock Holmes aussi fade qu’un carré de tofu.

Que faut-il en retenir ?

  • Un environnement steampunk sympathique
  • Gareth David-Lloyd en Watson
  • Une réalisation appliquée

Que faut-il oublier ?

  • Des décors cheap
  • Des effets numériques moisis
  • Des incohérences
  • Un Sherlock Holmes insipide

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