75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique de la bande dessinée : La créature #2 [2013], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 mai 2013 à 11h36

Instinct maternel

Une trentaine après les dramatiques évènements du tome 1 qui ont vu la mort de Hans et d’Eva et la naissance de Furya, le Mary III, un voilier, pénètre dans le delta de l’Orénoque. A son bord, un groupe d’occidentaux chasseurs de trésors qui ont eu vent de la présence d’un vieux u-boot gisant dans les eaux du fleuve. Si leur exploration est quelque peu gênée par la soudaine apparition d’un vieux prédicateur fou et l’intervention des autochtones, Kees et ses amis réussissent à ramener à bord un extraordinaire butin en lingots d’or. Mais ils ne savent pas qu’ils ont réveillé Furya, qui n’en a pas fini avec sa mission : exterminer les hommes blancs.

Dans ce nouvel opus, Jean-Louis Fonteneau et Matteo Simonacci continuent de nous surprendre agréablement. Alors que l’on aurait pu s’attendre à voir l’histoire de Furya se transformer en une sanglante lutte anticolonialiste, les auteurs prennent le récit à contre-pied et, après une introduction bien ficelée (qui évoque un peu L'enfer des zombies, le film de Lucio Fulci) transportent l’intrigue en Europe, plus précisément dans les Balkans, en pleine guerre de Croatie. Desséchée par un long voyage, récupérée par une scientifique qui va se retrouver chahuter par les évènements, Furya va reprendre vie et trouver en ce pays ravagé par la guerre et ses exactions l’endroit idéal pour exercer sa vengeance. Une histoire captivante, extrêmement viscérale et sanglante, où Jean-Louis Fonteneau, par de petites touches, laisse deviner que Furya est une créature plus complexe que l’on aurait pu le penser avec, notamment, l’existence d’un instinct maternel.

Toujours aussi efficace, le dynamisme des dessins de Matteo Simonacci colle parfaitement au rythme du récit, qui est également appuyé par un découpage pertinent et cinématographique. Par contre, les encrages (point faible du précédent opus) semblent un peu plus précis et sophistiqués que dans le tome 1, mais à persister dans une technique basée à partir de l’application de simples aplats de couleurs donne toujours la même impression de semi-réaliste et de travail vintage. Ce choix peut gêner ceux qui auraient préférer voir en Furya une œuvre plus réaliste, mais force est de dire qu’elle ne gène en rien l’immersion du lecteur dans ce récit passionnant.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La créature #2 [2013]

Nicolas L.
80

Avec ce tome 2 de Furya, Jean-Louis Fonteneau et Matteo Simonacci persistent dans leur démarche, qui est de mettre leur créature monstrueuse au cœur d’un environnement rempli de monstruosités humaines. Ainsi, après avoir côtoyé les colons cupides et cruels du tome 1, Furya se trouve plongé dans la sauvagerie de la guerre civile, avec ses soudards haineux et xénophobes. Un récit violent et viscéral, surprenant par de son orientation mais suivant un fil conducteur naturel, qui bénéficie du dessin efficace de Matteo Simonacci. Du bon travail.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario intéressant
  • Une créature qui évolue
  • Un récit viscéral et captivant
  • Des dessins efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Un choix de mise en couleur discutable
  • Manque le twist final du tome 1

Acheter la Bande Dessinée La créature en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La créature sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Furya