75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : La tombe de l'empereur dragon #3 [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 11 août 2008 à 00h56

Momie de terre cuite et bol de riz

C’est le retour (tant souhaité ? Pas si sûr) sur nos écrans de la famille O’Connell. Après un tumultueux second volet qui avait poussé très (trop) loin le précepte de l’esprit pulp, on retrouve Rick et Evelyn bien assagis, installés dans une semi-retraite dorée où monsieur pêche la truite au revolver et où madame écrit ses mémoires. Bref, tout va pour le mieux pour nos amis ; château, majordome, bibliothèque luxueuse, célébrité, etc. Le seul problème qui préoccupe le couple, c’est d’avoir un peu perdu l’affection d’Alex, leur fils, qui sèche régulièrement ses cours universitaires pour aller piocher dans le désert chinois. Alors, quand le gouvernement leur propose la mission de convoyer une précieuse antiquité vers le musée de Shangaï, ils ne peuvent résister à la tentation et acceptent, histoire d’aller faire la bise (et la morale) à leur turbulent fiston.


Pour ce troisième opus, exit Stephen Sommers, bonjour Rob Cohen; bye bye l’Egypte, bonjour la Chine (très tendance en cette période de J.O.) et au-revoir miss Weisz, bienvenue miss Bello. Voici les seuls réels changements auxquels l’on peut assister quand l’on visionne ce troisième volet des aventures de la famille O’Connell. Pour le reste, pas grand-chose ne change. On prend bien garde à conserver l’esprit pulp et potache dans lequel baignait les deux précédents films, avec un scénario enchainant les séquences d’action agrémentées de lignes de dialogues à l’humour un peu lourd… Et on tape encore plus fort dans la démesure « actionner ».
Dans ce volet, la famille s’est un peu agrandie. En effet, Alex, devenu adulte, est en quelque sorte un alter ego de Rick, son père, qui lui, vieillissant, prend un peu la place de vieux grincheux (tiens, ça me dit quelque chose…). Ainsi, Alex ayant muri, il était donc facile de lui adjoindre une jeune comparse, et donc de doubler la cadence des (attendrissantes ?) chamailleries de couples qui ont fait le succès de la Momie (et tant d’autres films de ce type, de Indiana Jones à A la poursuite du Diamant Vert). Le rôle de comique et faiseur de bourdes incombe toujours à ce cher beau-frère Jonathan qui va même aller jusqu’à draguer un yack pour (essayer de) nous faire rire. Puis, pour le rôle du méchant, en place et lieu d’une momie récalcitrante et colérique, les scénaristes ont introduits dans ce script l’empereur Han et son armée de terre cuite (probablement inspirée du véritable empereur King Xi Wang, unificateur de la Chine et initiateur de la Grande Muraille, dont le mausolée funéraire contient une armée de 6000 soldats de terre cuite). Un Han sortit de son sommeil éternel par la magie d’un artefact et qui, aidé par une armée de fanatiques, entend bien retrouver son trône.

Ainsi, si l’on ne change guère les tenants et les aboutissants, on transfigure le décorum, le désert égyptien laissant la place à une plus grande variété de lieux. D’ailleurs, certains vont certainement rappeler à nos mémoires quelque unes des péripéties du docteur Jones (le cabaret de Shangaï et la poursuite dans les rues, puis l’Himalaya). Le film s’achevant dans la région désertique du Shaan’xi, ce qui ne dépayse certainement pas monsieur et madame O’Connell. Ce que l’on peut rapidement remarquer, c’est qu’au sujet de leur mise en valeur, il n’y a rien à redire. Rob Cohen, aujourd’hui sexagénaire, a été élevé à l’école de l’entertainment et il sait donc parfaitement utiliser la grandiosité d’un plateau, surtout quand il s’agit de le fracasser. Il s’en donne donc à cœur joie à travers un festival d’explosions, de cascades, de pyrotechnie (vive les artifices chinois !) et d’avalanches.
Le film se révèle d’ailleurs finalement être une sorte de succession de séquences d’actions indépendantes, à la manière d’un jeu vidéo à niveaux. C’est assurément très bien mis en scène et réalisé (la lecture reste parfaite à tout moment), mais cela se fait au détriment d’une certaine crédibilité (on entre presque dans le domaine du cartoon avec une hilarante horde de yétis domestiques), c’est bourré de clichés (l’inévitable crêpage de chignons entre les deux filles) et ça manque surtout d’âme. En effet, pourtant déjà peu approfondis dans les précédents opus, les personnages font preuves ici d’une superficialité encore plus grande (certains, comme Evelyn, perdent même carrément toute substance) et ne sont finalement que des marionnettes justes capables d’effectuer quelques cascades et débiter quelques blagues débiles. C’est bien trop peu pour que l’on puisse s’y attacher – et cela même s’il n’y a rien à reprocher aux performances des comédiens. Autre gâchis, la sous utilisation des capacités de deux spécialistes de films de sabre comme Jet Li et Michelle Yeoh qui voient leurs rôles réduits au strict minimum.

Le rythme est assurément trop élevé, les retombées de tension trop peu nombreuses. Monsieur Cohen, éviter de faire un film bavard et mou ne passe pas forcément par nous assommer avec un festival d’effets spéciaux toutes les cinq minutes. Là, pour le coup, on a plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans une salle de cinéma, c’en est presque essoufflant (et redondant). Bref, rebondissements mal gérés, aucun enjeu dramatique, personnages baudruches… La Tombe de l’Empereur Dragon est au final un divertissement complètement vide de matière, un feu d’artifice assourdissant. Sans plus…

La conclusion de à propos du Film : La tombe de l'empereur dragon #3 [2008]

Nicolas L.
40

Avec La Tombe de l’Empereur Dragon, Rob Cohen pousse encore plus loin le concept de la superbe coquille vide, du popcorn movie débile. L’habillage est assez séduisant, c’est certains, avec de très jolis effets spéciaux et des décors grandioses, mais si l’on gratte un peu cette couche cosmétique, on ne trouve rien, le néant total. C’est dommage, je suis persuadé qu’avec un peu plus de tenue dans l’écriture du scénario et la construction des personnages, il y avait de quoi faire quelque chose d’intéressant.

Que faut-il en retenir ?

  • De bons effets spéciaux
  • Techniquement bien maitrisé

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bourré de « coïncidences » et parfois ridicule
  • Aucune tenue dramatique, personnages vides
  • Humour bidon, dialogues débiles
  • Film crétin

Acheter le Film La tombe de l'empereur dragon en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La tombe de l'empereur dragon sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de La momie