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Critique du film : La maison près du cimetière [1984], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 novembre 2005 à 10h19

La maison du damné.

Le professeur Norman, nouvellement muté, s’installe dans une maison de banlieue avec sa famille. Au fil des jours, les nouveaux occupants vont faire d’étrange découvertes, qui tendent à confirmer les rumeurs sur la malédiction pensant sur la demeure. En effet, une légende raconte que la maison serait hantée par le spectre du docteur Freudstein, un scientifique dément qui y a habité jadis. C’est alors que leur jeune fils, Bob, reçoit la visite régulière de May, le fantôme d’une petite fille, qui leur conseille de quitter la maison au plus vite. Lucio Fulci, après avoir dépenser sans compter des hectolitres de sang dans sa trilogie des Morts, décide de se pencher vers un autre mythe ; la maison hantée, très en vogue depuis les succès de Amityville, Poltergeist et autres Shining.
Cependant, il apporte une variation. Si dans les films précités, la maison était carrément une entité à part entière voire un catalyseur, dans la Maison près du Cimetière, elle n’est en fait que le réceptacle, sous la forme d’un écrin morbide – bien qu’au début, le spectateur est loin de s’en douter. Les principaux facteurs d’irrationalité et de frayeur sont en fait le ‘’zombie’’ de Freudstein et le fantôme de May.
Car, bien sur, Fulci aborde le sujet à sa manière, en axant le traitement sur un savant mélange d’horreur pure et d’onirisme graphique. On passe alors de séquences angoissantes mais poétique comme les rencontres entre Bob et May à des scènes beaucoup plus crues comme les exactions de Freudstein.
Cette impression de rêve macabre, de cauchemar éveillé, est appuyée par la mise en valeur du décor, très gothique, avec cette maison aux allures un peu ‘’lovecraftienne’’, qui baigne dans une atmosphère étouffée par les brumes automnales. L’ensemble du cadre sent la mort, et ressemble à un imposant cimetière dont la demeure en serait la tombe centrale. Un mausolée à la gloire de la démence. Cette ambiance feutrée, lente, voire somnolente, laisse petit à petit la place à des séquences chocs très efficaces, d’autant plus traumatisantes qu’elles rompent le rythme du métrage.
Le rythme s’accélère au fil du temps, synchronisée avec la cadence d’apparition des scènes chocs qui augmente d’autant. Et à ce moment, le cinéaste, fidèle à ses habitudes, nous donne notre compte en effets gores et abominables. Jugeant que la subjection n’a plus rien à faire dans cette histoire, il nous sert un lot imposant de scènes explicites, aux maquillages saisissant et réussis, qui visent essentiellement à nous retourner l’estomac. Fidèle à ses principes, il ne recule devant aucun effet gratuit, massacrant au cours de séquences atroces tous les habitants de la demeure maudire. Le seul rescapé, Bob, qui s’éloigne dans les brumes avec May, n’a pas l’air d’avoir un avenir beaucoup plus réjouissant. Une fin ouverte très éloignée des traditionnels happy ends.
Les effets spéciaux sont efficaces et les maquillages réussis. Le personnage principal, le docteur Freudstein, scientifique dément visant l’immortalité en récupérant des organes et des membres sur ses victimes, est le mélange un peu étrange d’une momie à la Karloff et d’un zombi sorti de Re-animator. On peut ne pas aimer, mais j’ai trouvé en cette curiosité un coté pathétique intéressant. Et cela a le mérite d’être original, même si en chipotant, on pourrait trouver que sa figure semble enrubannée par un rouleau de pécul usagé – qui a dit : c’est le cas ?
Dans les rôles principaux, on a le plaisir de voir la jolie Catriona McColl - habituée des films de Fulci - dans le rôle de la mère, qui comme d’habitude passe pour une folle auprès de son entourage. La magnifique Ania Pieroni, femme au chat dans l’Inferno d’Argento – joue ici le rôle d’une employée de maison et, pour conclure dans l’énumération de la gente féminine, signalons la présence très remarquée de la reine du bis Dagmar Lassender, une voluptueuse hongroise rousse qui a marqué l’histoire du cinéma italien. Hélas, il est dommage que le niveau d’interprétation de tous les comédiens – à part Catriona McColl, toujours impeccable – soit parfois très mal maîtrisé, voire carrément mauvais. La faute à un Lucio Fulci toujours en délicatesse avec sa direction d’acteur, aspect qui restera son véritable point faible toute sa carrière.

La conclusion de à propos du Film : La maison près du cimetière [1984]

Nicolas L.
80

Si vous êtes un amateur de l’horreur gothique ou Lovecraftienne, et que le gore ne vous rebute pas, vous prendrez plaisir à visionner cette Maison Près du Cimetière, un des tous derniers bons films de Fulci avant de partir en vrille. Efficace mélange de frissons et d’effets dégueulasses à souhaits, ce film est une variation très originale sur le thème de la maison hantée.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance glauque très réussie.
  • Effets spéciaux saisissants.
  • Photographie soignée.

Que faut-il oublier ?

  • Interprétation parfois ‘’limite’’.
  • Mais ou est le Nécronomicon ?

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