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Critique du film : Virus [1999], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 20 janvier 2006 à 09h24

Quand Goldorak rencontre Herbert West

L’équipage du Sea Star tombe par hasard sur un navire russe à la dérive. Ils décident de prendre en charge l’épave et de l’amener à bon port afin de toucher la prime de remorquage. Une fois à bord, les membres d’équipage sont intrigués par le désordre qui y règne. Puis ils découvrent Nadia - Joanna Pacula - une jeune femme russe terrorisée qui leur confie que l’équipage du navire a été exterminé par une entité inconnue.
Le cinéaste, John Bruno, est un technicien confirmé, hautement spécialisé dans les effets spéciaux et il possède une impressionnante carte de visite dans le genre fantastique. Inutile donc de préciser qu’il ne manque pas d’expérience professionnelle, mais Virus représente en fait son premier essai comme réalisateur. On aurait pu penser cependant, vu la nature du sujet, qu’il avait toutes les capacités pour nous offrir un film jubilatoire.
Il n’en est hélas rien. Pourtant le début est très prometteur avec cette entité extraterrestre de nature électrique qui frappe la station Mir et par cet intermédiaire, envahit le système informatique et électronique d’un navire laboratoire russe. Grâce aux nombreuses pièces détachées disponibles dans ce labo flottant, l’entité peut alors créer des serviteurs robotisés qui prennent le contrôle du navire de manière radicale, en éliminant toute présence humaine, une présence qu’elle assimile à un virus dangereux.


Coincé dans ce bateau techno-hanté – je me met à inventer des mots, moi -, les différents protagonistes, qui est l’équipage hétéroclite du Sea Star, vont avoir à lutter pour leur survie et régler les conflits internes – assez primaire, il faut l’avouer - qui les déchirent, et le début du film est donc vraiment très prometteur. Pourtant, tout part ensuite en eau de boudin…
En effet, à partir de la moitié du métrage, on a la nette sensation que John Bruno ne sait plus trop sur quel pied danser. Il passe d’un seul coup de l’oeuvre d’épouvante psychologique, proche de la maison hantée, au gros gore qui tache, tout en gardant le même ton grave et sérieux. Et c’est là que ça dérape, car comment rester sérieux en voyant cette débauche d’effets grand guignol mélangeant tripes et écrous, un véritable festival qui culmine par la création de créatures biomécaniques de différentes natures mais toutes aussi improbables les unes que les autres.
Pourtant, les séquences, prises indépendamment, ne sont vraiment pas intrinsèquement mauvaises. C’est juste que l’on a les pires difficultés à accrocher à cette histoire décousue et beaucoup trop ‘’fouillie’’ qui mélange un peu n’importe comment 2001, Re-animator, Alien, Star Trek – pour les Borgs - et Terminator. Ca part dans tous les sens, et souvent dans des directions un peu casse-gueule comme cet atelier biomécanique puant dirigé par un ordinateur et ses sbires robotisés. On se croirait soudainement propulsé dans l’univers de Brian Yuzna, le second degré en moins.

Vraiment dommage, surtout que le réalisateur dispose à cette occasion d’un casting motivé et compétent. On remarque William Baldwin et Joanna Pacula, qui sont très loin d’être ridicules dans leur rôle respectifs, mais aussi Marshall Bell avec un rôle halluciné dans la gamme Rambo psychotique. John Bruno a également la chance d’avoir à son service deux acteurs hors norme qui effectuent une excellente prestation : Donald Sutherland, véritablement haïssable en capitaine cupide et sans scrupule, et surtout Jamie Lee Curtis, d’une étonnante tonicité et qui en prend plein la tronche avec conviction.

La conclusion de à propos du Film : Virus [1999]

Nicolas L.
45

La critique, lors de sa sortie en salle, a massacré le film. Pour l’avoir vu plusieurs fois, je trouve cependant qu’elle a eu la main leste. D’accord, John Bruno a eu les yeux plus gros que le ventre et il s’est méchamment viandé en essayant de construire une histoire finalement très lovecraftienne – mélange de science-fiction et d’horreur pure, avec un ennemi d’origine extra-terrestre – en la mettant au goût du jour, qui est celui de la haute technologie et de l’informatique. Reste que certaines scènes sont intéressantes et que l’interprétation convaincante des acteurs vaut également le coup d’œil. Au résultat, un film tout juste moyen mais pas si nul que ça.

Que faut-il en retenir ?

  • Interprétation remarquable
  • Quelques bonnes séquences
  • Bons effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Narration chaotique
  • Histoire peu crédible
  • Mélange de styles maladroit et hétérogène

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