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Critique du roman : BIOS [1999], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 8 décembre 2005 à 06h11

Une écriture impeccable

« Enfoui profondément dans le bras de la fille, le régulateur ressemblait à un œuf pâle dans un nid de capillaires. Anna Chopra écarta les tissus à petits coups de scalpel hémostatique. Elle s’efforçait de réfréner le tremblement de ses mains menues et expertes… »
Isis est située à quelques années lumières du système solaire et elle promettait d’être une grande aventure pour les hommes lorsqu’ils y avaient accédé : une planète avec une atmosphère et une biosphère ! Pourtant, Isis est hostile. Son atmosphère est un danger permanent pour toute vie terrestre et le moindre microbe est capable de tuer un homme en quelques minutes. C’est pourquoi les responsables de la station orbitale et des postes avancés sur la planète doivent sans arrêt faire des travaux de maintenance, notamment sur les joints d’étanchéité, devant les assauts répétés pour pénétrer les laboratoires. C’est ici que Zoé doit se rendre, pour étudier les comportements sociaux des animaux de cette planète, elle qui devrait plus facilement se déplacer à la surface d’Isis, grâce à sa combinaison hautement spécialisée, au milieu de la bataille politique de Mécanisme & Personnel et des Trusts…
L'écologie au centre du débat. Si BIOS est une histoire qui projette l'homme dans un futur à moyen terme, le thème n'en est pas moins actuel, puisqu'il s'agit de l'adaptation de l'homme à son environnement. Manque de chance ici, puisque la planète sur laquelle il veut s'installer ne veut pas de lui, ou plutôt c'est lui qui ne peut pas s'adapter à elle. La lecture m'a enchanté puisque dans la période où je lisais beaucoup d'écoSF (Bleue comme une orange, Gros temps, Tous à Zanzibar, Blade runner, où chacun de ces romans aborde et dépeind parfois de manière horrible le résultat de ce qui noue pend au nez si nous continuons à maltraiter notre planète Terre. Cela étant dit, BIOS n'aurait été qu'un bon roman si l'auteur s'était borné sur la decription d'une enième variation de la planète en danger. Ici, d'ailleurs, le danger est mortel pour l'homme, pas pour la planète elle-même.
L'écriture. La particularité de ce roman est aussi la qualité de l'écriture de Robert Charles Wilson, dont le style ne s'embarrasse pas de fioritures pour aller droit au bout. C'est concis, c'est propre, c'est aussi pour cela que le roman ne fait pas 500 pages. C'est aussi pour cela que l'on trouve ce roman trop court ! A cette spécificité, on pourra aussi rajouter que, en plus d'être bien écrit, l'univers de Robert C Wilson est cohérent. Un monde où deux familles se livrent à une guerre politique, un monde où une frêle jeune femme au passé brumeux vient au coeur de la tourmente planétaire, un monde où l'on est manipulé ou manipulateur. Un livre de plus à classer dans la hard-science ? Oui et non, car en plus de l'aspect monde futuriste crédible, il ajoute un brin de suspense, d'horreur même. Car il s'agit bel et bien d'un huis-clos où le danger vient de l'extérieur...
Un très bon petit roman qui ravira tous les genres de lecteurs.

La conclusion de à propos du Roman : BIOS [1999]

Manu B.
75

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