75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique de la bande dessinée : Dracula, le prince valaque Vlad Tepes #1 [2005], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le samedi 5 novembre 2005 à 12h01

La genèse du Dracula de Bram Stoker

1888, un archiviste du British Muséum raconte, à un certain Bram Stoker, des faits étrange concernant l’apparition fantomatique d’une créature androgyne dans un vieux cimetière près de Munich. Ce récit, agrémenté par des documents et un testament inédit, fascine ce dernier…
Pascal Croci, le dessinateur d’Auschwitz – qui obtient le prix jeunesse de l’Assemblée Nationale en 2001 – nous présente ici, toujours en collaboration de Françoise-Sylvie Pauly, un savant mélange de faits historiques et imaginaires sur la naissance du mythe aux dents longues. Tout cela, bien sûr, avec son coup de crayon acéré, des teintes aux accents délavées et un esthétisme gothique qui ont fait de lui un dessinateur au charme singulier. Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly n’en sont pas à leur première bande dessinée puisqu’ils avaient déjà travaillé, tous les deux, sur Lady Tara Cronwell et Gloriande de Thémites.
Nous voici donc, après un début très alléchant auprès de Bram Stoker, en 1462 en Valachie, une région de Roumanie gouvernée par le terrible Prince Valaque : Vlad Tépes ; plus connu, entre autre, sous l'horrifiant surnom de Vlad l’Empaleur. Eminent guerrier, Vlad Tépes 3ème du nom, se forma une réputation des plus abominables à cause de sa fâcheuse tendance à faire empaler toutes personnes qui aurait eu l’outre-guidance de la ramener devant lui. Ce qui rejoint bien l’une de ses théories : "se faire craindre pour se faire respecter". Cependant ce qui est assez novateur dans la narration de cette bande dessinée est que nous allons suivre cette histoire par le biais des yeux de son épouse légitime : la princesse Cneajna. Cette perspective de vision est intéressante et nous plonge, de manière crue, dans l’univers semi-historique et semi-imaginaire de la naissance du Comte Dracula. D’ailleurs elle n’est pas surprenante car comme on le sait Pascal Croci aime à mettre en scène des héroïnes féminines.
Dans la bande dessinée de Croci et Pauly, Vlad Tépes a un caractère plus proche de son homonyme littéraire et historique de part sa nature froide. Nous sommes loin de l’adaptation cinématographique du Dracula de Stoker, réalisée par Francis Ford Coppola, où Vlad Drakul – ou plutôt Vlad Drakula, premier surnom de Vlad Tépes, ce qui veut dire en roumain "Fils de Dragon" - aurait tout donné pour retrouver son amour perdue. Ici, les époux se vouent un antagonisme des plus cinglants ce qui nous aménera à apprendre comment et par qui ce valeureux prince fut changer en vampire. Et surtout par qui !! Ce mystère est une agréable surprise car elle rejoint le fondement de l’œuvre de Bram Stoker et comment il a pu être inspiré pour écrire ce classique de la littérature vampirique.
Françoise-Sylvie Pauly - connue pour son roman l'Invité de Dracula qui se veut être la digne suite du Dracula de Bram Stoker - nous livre un scénario empreint d'effets poétiques, ainsi que théâtraux. Le texte des vignettes, de certaines pages, nous semble être sortie tout droit d’un véritable roman. Sa passion, pour le Comte Dracula, se ressent amplement et son alliance avec le dessin de Pascal Croci est réellement fusionnelle. Le coup de crayon, ainsi que les couleurs, de Croci, donnent une envergure froide qui se marie très bien à ce thème. Toutefois ceci ne nous étonne guère que Croci se soit enfin décidé à dessiner sur le Comte Dracula. C’est un prolongement naturel faisant suite à ses précédentes bandes dessinées.
Les amateurs du Comte Dracula vont être ravis de parcourir les 64 pages de cette bande dessinée. Ils retrouveront des clins d’œil à l’œuvre de Bram Stoker, des faits historiques – comme le nom des lieux où l’histoire se déroule - ainsi que de nombreuses références amusantes comme celle du court roman Carmilla de J. Shéridan Le Fanu qui influença Bram Stoker. Cette bande dessinée regroupe avec grâce et savoir faire tout ce qui a trait à l’univers vampirique ou plutôt à son commencement. On se régale de bout en bout et on ne demande qu'à se mettre sous la dent un éventuel tome 2.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Dracula, le prince valaque Vlad Tepes #1 [2005]

Lucie M.
90

A lire absolument. Cette résultante, si réussie, de la collaboration Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly est captivante. Toujours aussi singulier le coup de crayon de Croci nous apparaît encore plus acéré et ses couleurs, aux teintes froides et délavées, sont évidemment associables au thème vampirique. Un thème bien mené car nous assistons à la naissance du Comte Dracula vue à travers les yeux de son épouse légitime, Cneajna, quand il était encore ce prince Valaque tant craint. Un savant mélange entre des faits historiques et imaginaires très bien appliqués par les deux partenaires, Croci et Pauly, qui nous font souvent sourire d’aise tant ce mélange est innovant.

Acheter la Bande Dessinée Dracula, le prince valaque Vlad Tepes en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Dracula, le prince valaque Vlad Tepes sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Dracula