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Critique du Film : I, Robot

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 27 juillet 2004 à 00:50

La machine hollywoodienne et ses 3 lois !


Isaac Asimov a inspiré le cinéma déjà une première fois avec le très moyen « Homme Bicentenaire » , et voici aujourd’hui un autre film se basant sur les écrits du romancier, en utilisant les 3 célèbres lois qu’il a écrites. Pour rappel, les lois sont : « Loi 1, un robot n'a pas le droit de nuire à un humain. Loi 2, un robot doit obéir aux ordres des humains, sauf lorsque ces ordres sont incompatibles avec la première Loi. Loi 3, un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n'est pas incompatible avec une des deux premières Lois ». Mais c’est compter sans notre bon vieux Will Smith, qui doute des lois établies et qui voit en chaque robot un potentiel criminel, et bien entendu personne le croit jusqu’au jour où un suicide conduit à suspecter un robot du nom de Sonny. A Hollywood aussi l’industrie du cinéma possède ses lois.
Loi 1, un réalisateur de talent tu transformeras en bon faiseur docile ! Alex Proyas avait tout d’un réalisateur au fort potentiel, avec une personnalité forte dans deux de ses précédents films (The Crow et Dark City) . Alors bien sûr, je rassure, ici il met en scène un quasi sans faute, mais au passage on se demande bien où est passée la touche personnelle du réalisateur, qui faisait que ses films avaient un petit plus dans leur atmosphère. On se retrouve donc devant un excellent technicien au service du gros studio, comme le fait très bien un Roland Emmerich ou un Michael Bay. Le film donc surfe sur un tas d’influences qui ont fait recette dernièrement, comme Minority Report, ou Matrix dans une moindre mesure. Proyas en oublie son style et s’applique donc à copier à la perfection celui des autres, ce qui est bien dommage.
Loi 2, la Star doit être l’élément le plus important du film et doit toujours être en premier plan ! Will Smith qui ne fait pas du Will Smith c’est très rare, on n’a pu le voir qu’une fois ou deux (comme dans La légende de Bagger Vance). Que les fans de l’acteur/chanteur soient contents, ici Will nous fait pleinement du Will, et ne peut pas s’empêcher de balancer une vanne ou une touche d’humour dès qu’il en a la moindre occasion. Le problème d’un film comme celui-ci, c’est qu’il aurait gagné à posséder un casting sans star, car comment avoir peur ou être intrigué par son personnage, même lorsqu’il est entouré de machine qui lui veulent pas que du bien ? Surtout que dès les premières minutes, on comprend vite que la star va prendre le dessus, et que Poyas n’aura pas assez de poigne pour freiner ce que veut finalement la production et ce pourquoi il a été engagé, pour sa décharge.
Loi 3, effets spéciaux et divertissements sont essentiels, quitte à prendre le dessus sur l’histoire ! Efficace et sans perte de rythme, on n’a pas souvent le temps de se rendre compte des ficelles scénaristiques. Finalement c’est avec le recul, en sortant de la salle, que l’on commence à se demander si le film n’aurait pas pu être un peu plus qu’un superbe livre d’images avec un poil de personnalité. Car critiquer les effets spéciaux de ce film serait bien grotesque et nous prouve, s’il y avait encore besoin, qu’aujourd’hui n’importe quelle vision peut voir le jour, la technique est rodée, efficace, et on peut désormais croire à ce que le spectateur voit (nous aurions pu tout de même se passer du robot lumière rouge égale méchant et sans lumière égale gentil).

72

Visuellement parfait, efficace, pleinement divertissant, I-robot ne reste qu’un pop corn movies, n’essayant pas d’offrir plus, et c’est bien dommage vu le réalisateur aux commandes. Un film comme celui-ci, réalisé par un Michael Bay aurait pu pleinement me satisfaire, voir me surprendre, mais de Proyas, j’attendais quelque chose d’au-dessus, une réflexion rajoutée au divertissement et à une personnalité affirmée. Or ici ce film ne fait que suivre les ficelles et les lois bien rodées du blockbuster hollywoodien. Cela reste tout de même du grand divertissement !

Critique de publiée le 27 juillet 2004.

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