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Critique du Film : I, Robot
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Critique du Film : I, Robot

Avis critique rédigé par David Q. le jeudi 5 août 2004 à 0515

I, Robot : inspiré d'Asimov et non pas adapté

Adaptation
Quand on vous présente un film inspiré d'un livre, on pourrait s'attendre à une trascription assez fidèle du roman sur grand écran. Les droits des romans d'Asimov étants restés longtemps inaccessibles lorsqu'ils appartenaient à la Warner, apparemment pas par faute d'argent mais surtout parceque personne ne souhaitait se lancer dans une telle entreprise. Alex Proyas (Dark City) semblait pouvoir être en mesure d'attaquer de front les robots d'Asimov. Le côté technique est superbe, de belles images, mais coté adaptation, c'est loin d'être fidèle. Dans ce cas nous avons le choix soit de voir ce film comme une anecdote dans l'univers d'Asimov, soit de le voir comme une transcription cinématographique, cela faisant varier la note suivant qu'on le compare ou non à l'oeuvre originale.Les 3 lois de la robotique
L'oeuvre des robots mettait un point d'honneur à utiliser les failles des 3 lois de la robotique pour créer des situations qu'on pourrait considérer comme impossible. Les 3 lois sont certes respectées dans le film, mais sont loin d'être utilisées comme dans les romans. Là où on avait droit à des intrigues policières psychologiques entre humains et robots, l'esprit devant trouver le point faible de la logique positronique, on a droit à une couche superficielle de réflexion pour aboutir, trop vite, à la conclusion et à l'évolution des lois, privilège donné à R. Giskard, le robot télépathe le plus à même de comprendre l'humanité.Acteurs ou simulations ?
Certes ça ressemble aux robots, ça a la couleur des robots, mais ce n'est pas les robots. Les 3 lois de la robotique servent bien de base à l'intrigue (mais en français, vive les raccourcis de traduction), mais les personnages (à part peut-être Suzan Calvin) sont bien différents. Le détective Spooner (Will Smith) sort de nulle part et est censé remplacer le bon vieux bourru Elijah Bailey des romans. C'est en fait un personnage bien différent du roman que Will Smith nous interprète ici, à base de testostérone au pti'déj et de répliques à la Brice de Nice.
Comme par hasard c'est le seul humain à se douter de quelquechose (oh! le prophète, notre sauveur) et heureusement qu'entre ses séances de muscu, les visites chez sa mère et ses vannes il essaie de résoudre l'affaire, en passant par le vilain petit canard de service. Sa mère m'a fait penser à l'oracle de Matrix, même genre, même appart', cuisinière et lui donnant la pièce manquante du puzzle. Suzan Calvin est plutôt fidèle à son personnage des romans tandis qu'Alfred Lanning apparait 15 secondes en tout à l'écran, dommage pour James Cromwell à qui le rôle aurait pu convenir. Quand à Sonny, version améliorée d'Aibo le chien robot (de Sony), il est loin de R. Giskard ou R. Daneel Olivaw, les robots humanoïdes des romans d'Asimov.Agaçant
Un truc qui m'agace quand je regarde un film, ce sont les coupures publicitaires. C'est pour cela que je vais au cinéma le plus souvent possible pour apprécier pleinement un film; salle obscure, grand écran, pas de portable (enfin presque), bons sièges, bon son, de quoi avoir toute son attention prise par le film. Alors quand on nous sort des gros plans de marques de chassures "version 2004", comme ça on peut l'acheter en sortant, ou qu'on à droit à un essai design des futurs roadster d'une marque de voiture dont le logo ressemble à celui des J.O., là je dit stop ! Ce n'est pas le premier film à utiliser ce genre de procédé, le matraquage d'une marque intégré à l'univers d'un film mais là c'est quand même bien flagrant. On ne vient pas au cinéma pour se taper de la pub, non merci ! Donc on a beau se dire qu'on vient détendu, content de voir un film sur les robots, ça énerve de voir ça à l'écran et du coup on perd un peu le fil de l'histoire lors de ces passages car on se dit qu'ils ont quand même abusé de faire ça comme ça. En tout cas, c'est pas moi qui irait me jeter sur les chaussures de Spooner.Heureusement, les ordinateurs sont là
Enfin bref, on oublie vite ces problèmes grâce aux images, c'est la magie du cinéma. On est éblouit par les robots marchants dans la rue à coté des humains, les robots qui promènent des chiens, ceux qui font vos courses, etc. Ca fait rêver, surtout que les effets spéciaux en mettent plein la vue. C'est beau, c'est propre, c'est metallique, c'est le futur. Les NS-4 vieux robots de la gamme sont tout rouillés, tout carrés, comme si personne ne s'en souciait, alors que les NS-5 nouveaux fleurons de la gamme d'US Robotics sont clean, intelligents, souples, et ont le design d'un I-Mac. Tous reliés par satellite, comme pour nous montrer les dangers d'une attaque virale via le réseau sur ces machines, les NS-5 sont de véritables armes pour qui peut les contrôler. Ce qui permet au film de se doter de scènes d'action spectaculaire mais qui deviennent de plus en plus banales pour de tels budgets et n'apportent pas d'éléments supplémentaires en dehors du plaisir des yeux. Et quand Will Smith nous dévoile son bras bionique... c'est le must de la surenchère !

La conclusion de

Si vous êtes un fervent admirateur du travail d'Asimov, ce film vous semblera bien fade, même s'il est agréable à regarder (et faute de mieux dans le domaine). Si vous ne connaissez pas son oeuvre, le film peut être une bonne mise en bouche et vous donner envie de suivre de vrais intrigues, sur papier cette fois. Cela reste en tout cas une moins bonne adaptation que des univers comme Minority Report ou Blade Runner, ceci à cause d'un jeu d'acteur moyen, une surenchère des marques et un scénario finalement moins creusé qu'il aurait pu l'être. C'est accessible à plus de monde, certes, mais un arrière-goût de déception viendra poindre dans votre bouche au vu du potentiel de l'oeuvre.

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