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Critique de la Série Télé : Daredevil
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Critique de la Série Télé : Daredevil

Avis critique rédigé par Andre C. le lundi 14 mars 2016 à 2139

saison 1 : Justice is blind !

Petit à petit, la stratégie de Marvel prend forme. Alors que son concurrent, DC Comics, se contente du réseau traditionnel pour s'accaparer le petit écran, la Maison de Idées innove et se tourne vers le streaming. En effet, les médias audiovisuels sont en pleine mutation, les habitudes de visionnages changent tellement que de nouveaux horizons s'ouvrent maintenant aux auteurs. Pour ce faire, Marvel Television signe un accord historique avec Netflix et tente d'en profiter pour redorer le blason d'un personnage malmené par une précédente expérience cinématographique.

Tout le monde en est bien conscient, l'univers Marvel est bien implanté au cinéma et continue de s'installer à la télévision. Cependant, les producteurs découvrent bien vite les limites des medias classiques, alors qu'il leur reste encore beaucoup de personnages à transposer à l'écran. La question qui se pose maintenant consiste à savoir comment réussir à donner corps auxdits personnages sans les dénaturer dans le processus. En cela, le site de streaming Netflix s'est imposé très vite comme une véritable opportunité : le site est en pleine expansion, en perpétuel recherche de créations de qualité (House of Cards avec Kevin Spacey vient de là) et s'est mis comme objectif de toucher le plus large public possible. Netflix appartenant au même groupe que Marvel, soit Disney, ce n'était donc qu'une question de temps avant qu'un accord soit conclu.

Cependant, le point le plus enthousiasmant n'est pas seulement dans le feu vert probable à de multiples séries estampillées Marvel, mais dans l'ambition derrière ces fameuses séries. On le sait depuis la sortie d'Iron Man, Marvel voit les choses en grand et tout ce qui sort de leur giron doit s'imbriquer dans ce qui s'appelle la mythologie du MCU : même les courts-métrages Marvel One-Shot contiennent des pistes de réflexion sur les prochains films. En choississant DareDevil comme premier choix, ce n'est pas seulement pour réhabiliter une licence (maltraitée par la Fox, rappelons-le), les auteurs veulent surtout donnner le coup d'envoi à un autre projet : cette cuvée de DareDevil ne serait que le prologue à 3 autres séries (Jessica Jones, Luke Cage et Iron First) qui devraient aboutir à une 5e, The Defenders, à la manière des Iron Man, Captain America, Thor et L'Incroyable Hulk avec The Avengers.

Plusieurs parti-pris s'avèrent ainsi justifiés pour mettre à plat et permettre à un tout nouveau public de s'intéresser à l'univers de ce personnage d'avocat le jour et justicier la nuit. Tout d'abord, si nous avons affaire ni plus ni moins à une origin story (il faut attendre le dernier épisode pour que DareDevil soit nommé), on embrasse très vite l'univers dépeint : la dynamique de cette première salve réside dans la recherche de nouveaux clients, puisque Matt Murdock (Charlie Cox, largement plus convaincant que Ben Afleck) et son comparse Foggie Nelson viennent d'ouvrir leur cabinet. Autour de ce canevas, plusieurs fils rouges se greffent, comme les premiers actes de Murdock en justicier de la nuit (au look de ninja noir), l'arrivée de la secrétaire Karen Page et les recherches du journaliste Ben Ulrich autour de l'ascension inéluctable d'un richissime homme d'affaire qui s'avère être un caîd de la pègre, Wilson Fisk, interprêté par un impeccable Vincent D'Onofrio.

À partir de ce postulat, la mission des auteurs est la suivante : intégrer le plus possible de easter eggs et autres clins d'oeils afin que la série puisse trouver sa place dans le MCU tout en ouvrant la voie aux prochaines séries. Du moins, c'est ce que le fan de comics est amené à penser, or, les auteurs vont justement s'évertuer à trouver le juste milieu entre le pur fan-service et une écriture qui se veut lisible pour les nocives. Ainsi, nous nous retrouvons avec quelques story-arcs qui viennent nourrir le background (New York se remet à peine de l'invasion alien de The Avengers, on sent l'arrivée d'une mafia chinoise qui se rapproche de plus en plus ou plusieurs noms devraient faire « tilt ! » chez les fans) pendant que plusieurs thématiques sont bien travaillées frontalement comme la personnalité complexe de Wilson Fisk (avoir casté Vincent D'Onofio pour ce rôle est une idée de génie) et les dilemmes cornéliens de Matt Murdock, qui sont au cœur de cette saison.

Et le soin des auteurs ne s'arrêtent pas à ce seul travail scénaristique. Leur déférence envers le matériau d'origine est perceptible à même leur charte graphique : plusieurs plans semblent avoir été storyboardé par David Mazzuchelli et Gene Colan, des scènes paraissent issues tout droit des comics (on a l'impression d'avoir sous les yeux des cases qui prennent littéralement vie et je pèse mes mots) et la lumière est étudiée pour rappeler, entre autres, l'ambiance des Marvel Knights. Tout ceci sans que cela paraisse cheap ou forcé, bien au contraire, puisque la ville de New York grouille de vie (il faut dire que la série est tournée en décor réel, non en studio, et cela se voit) et les multiples combats de DareDevil sont du niveau du cinéma asiatique, surtout un plan-séquence qui rend hommage à Old Boy.

Mais aussi réussit soit-elle, cette première cuvée dénote plusieurs faiblesses. Tout d'abord, le rythme, à force de se focaliser sur les personnages, les enjeux en deviennent confus (on a du mal à saisir les détails exacts du plan de Fisk) donnant l'impression que les intrigues tournent à vide. Si les personnages sont plus touchants que l'on ne pouvait l'espérer (nous les voyons bien en tant qu'êtres de chair et d'os, et non des marionnettes désincarnées ou des coquilles vides), il est si difficile de comprendre les tenants et aboutissements de leurs affaires que cela gâche le sentiment d'immersion. Ensuite, et cela constitue sans doute le gros point noir, le fameux costume de DareDevil. Son design risque d'en déconcerter plus d'un, les auteurs ayant privilégié l'aspect pratique (il est pensé comme une vraie tenue de combat) au détriment de l'esthétisme. Résultat, si c'est un plaisir de voir le personnage accomplir les mêmes acrobaties que dans les comics, l'absence de bon nombre de ses gimmicks (ses initiales sur sa poitrine, la couleur, etc.) pourrait être une douche froide pour beaucoup.

La conclusion de

On aurait presque pu dire coup d'essai, coup de maitre, si plusieurs bémols, et pas des moindres, n'étaient venus entacher l'appréciation globalement positif de l'ensemble. Si cette cuvée ne souffrait pas de quelques lacunes ici et là, elle aurait pu s'imposer en tant que classique instantanée. En l'état, DareDevil reste tout de même d'un très haut niveau et probablement ce qui se fait de mieux dans le genre à l'heure actuelle.

Que faut-il en retenir ?

  • Un casting de haute volée ;
  • Un univers visuel immersif ;
  • Enfin, un vrai badguy digne de ce nom

Que faut-il oublier ?

  • Des problèmes de rythme ;
  • Le costume sans éclat

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