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Critique du téléfilm : Voyage au centre de la Terre [1999], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 26 mars 2008 à 01h02

Quand Jules Verne rencontre Edgar Rice Burroughs

En mal avec l’opinion scientifique, le géologue Theodore Lytton et son neveu et assistant Jonas se retrouvent quelque peu désargentés quand ils sont contactés par Alice Hastings. Cette dernière leur propose de financer leur voyage en Nouvelle-Zélande, à la condition qu’ils l’aident à retrouver son mari Casper, disparu au cours d’une expédition. Une fois sur place, ils s’allient l’assistance d’un reprise de justice, McNiff, ce qui leur cause quelques problèmes, mais qui leur permet aussi de passer presque sans heurt l’épreuve de la rencontre avec les Maoris. Puis ils arrivent sur les contreforts du volcan Torenta. Y trouvant une faille, Theodore, Jonas, mrs. Hastings et McNiff s’aventurent alors vers le centre de la terre… Journey to the center of the Earth est un téléfilm de luxe produit par Hallmark Channel, une chaine spécialiste dans le genre et nous ayant souvent offert des produits de bonne qualité (l’Odyssée, Merlin, etc.). Cette fois-ci, le scénario nous propose une relecture très libre (comme souvent avec Hallmark) de Voyage au centre de la terre, le fabuleux roman de Jules Verne au cours duquel, en descendant les parois intérieures du volcan Hekla, l’équipe du professeur Lindenbrok découvre le chemin qui les conduit en un monde fabuleux peuplé de créatures et d’espèces antédiluviennes.


Dans cette version réalisée par l’écossais George Miller (rien à voir avec le réalisateur de Mad Max), le savant Lindenbrock est remplacé par un scientifique aventurier dans le pur style Indiana Jones, et le volcan servant d’accès au monde souterrain est transféré de l’île subarctique à la Nouvelle-Zélande, avec par conséquent l’apparition d’un cachet exotique inexistant dans l’œuvre de Jules Verne. Ce long téléfilm se divise en fait en deux parties de qualités très inégales.
La première, la moins éloignée de l’œuvre originale, se consacre à nous exposer les circonstances de l’arrivée des aventuriers dans cet archipel des antipodes, suivies de quelques tribulations amusantes avec les autorités locales et les Maoris cannibales, puis le métrage concentre son récit sur l’exploration du monde-souterrain proprement dit. Je dois dire que malgré des effets spéciaux très limités et l’introduction dans le récit de nombreuses incohérences et attitudes illogiques, j’ai pris un certain plaisir à suivre le périple « caverneux » de ce quatuor sympathique. L’on est bien entendu un peu déçu par le manque de créatures - et la mauvaise qualité des quelques-unes qui sont offertes à nos yeux -, mais cette carence est parfaitement compensée par la présence de jolis décors, notamment cette majestueuses mer intérieure, très réussie sur le plan esthétique. Le scénario reste cependant très léger (la réalisation aussi, d’ailleurs, avec quelques grossiers problèmes de raccord dans les entrées dans le champ), avec des personnages qui préfèrent se compter fleurette plutôt que s’intéresser à une végétation étonnamment bleutée et un environnement extraordinaire.
La deuxième partie, elle, s’éloigne définitivement du roman de référence pour se rapprocher des œuvres exotiques d’Edgar Rice Burroughs, comme ceux traitant du monde de Pellucidar. Ainsi faisant, George Miller accentue encore plus un aspect pulp déjà bien ressenti et s’inspire ouvertement des films de Kevin Connor pour construire sa structure narrative. Plongés dans un univers totalement utopique, les explorateurs vont alors découvrir une civilisation avancée, dirigée par Casper Hastings, peuplée de jolies filles bien maquillées et à la cuisse légère. Ce peuple d’indigènes blancs éduqué par Hastings est opposé aux Sauroïdes, des sauriens bipèdes, soi-disant évolués (cela n’est guère évident si l’on se fie aux images) mais aussi aux membres d’un clan rival, dirigé par une reine de carnaval.

Là, il faut bien admettre que le niveau baisse sacrément. Bon, il est vrai que l’on devine aisément que le cinéaste ne prend guère son sujet au sérieux, préférant traiter cette partie pas crédible pour un sou à grand renfort de second degré, au moyen d'une imagerie empruntée à une bande dessinée un peu naïve, mais personnellement, je n’ai pas du tout réussi à accrocher. Les dialogues sont trop niais, le comportement des personnages principaux pas logique du tout, l’allure de ces jungle –girls plus risible qu’autre chose, la morale finale trop éculée, et les maquillages des Sauroïdes d’un kitch absolu. Un peu trop pour un seul film. Et ne parlons pas de la méthode ubuesque, tirant vers la comédie, utilisée par les explorateurs pour remonter à la surface.
Du coté de l’interprétation, l’attitude ouvertement détachée et le manichéisme des personnages entrainant leur prévisibilité accentuent d’autant plus le cachet pulp du film de George Miller. Mais que cela soit le nonchalant Treat Williams (le docteur Lytton), Jeremy London (Jonas), l’élégante Tushka Bergen (mrs Hastings), Bryan Brown (Casper Hastings), Hugh Keays-Byrne (McNiff) ou Tessa Wells (la jolie indigène), tous sont excessivement sympathiques et ont des attitudes collant parfaitement à l’atmosphère bon-enfant de cette version très récréative de Voyage au centre de la terre.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Voyage au centre de la Terre [1999]

Nicolas L.
45

Cette énième version du roman de Jules Verne est probablement la moins fidèle. Le film de George Miller s’aventure en effet plus volontiers vers les univers exotique créés par Edgar Rice Burrough. Il n’en est pas pour autant très mauvais, juste inégal et sans ambition autre que le pur divertissement naïf. La première partie, mieux tenue, est la meilleure. La seconde, qui voit l’apparition de ce peuple souterrain, est complètement stupide, mais elle reste cependant amusante, grâce à la présence de cette atmosphère de bonne humeur qui fait passer la pilule.

Que faut-il en retenir ?

  • Du divertissement familial sans prétention
  • Un casting sympathique
  • Une dose d’exploration, une dose d’exotisme, une dose de fantastique

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie trop crétine
  • Un scénario rempli d’incohérence et d’illogismes
  • Des effets spéciaux souvent médiocres
  • Peu de monstres

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