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Critique du Film : The First Avenger: Captain America
The First Avenger: Captain America >

Critique du Film : The First Avenger: Captain America

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 28 juillet 2011 à 1703

Une entrée en fanfare pour le Captain America!

Cette année, on peut dire que Marvel ne s'est pas simplifié la tâche ! Le studio a en effet choisi d’adapter deux licences considérées comme "casse-gueule " : tout d’abord Thor, le dieu nordique de la foudre, puis Captain America, le plus patriotique et droit des héros de la licence Marvel. Aujourd’hui, si l’on peut considérer que le premier a déjà plutôt bien réussi son passage à l'écran, qu'en est-il du second ?

Aux origines du premier des Avengers.

Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, un jeune homme du nom de Steve Rogers (Chris Evans),  malgré son physique de gringalet et ses divers problèmes de santé, cherche à s'engager afin de se battre au côté des Alliées. Le docteur Abraham Erskine (Stanley Tucci), qui vient de créer un « sérum du super-soldat », témoin des diverses tentatives de Rogers, se met à apprécier sa persévérance. Un jour, le scientifique approche le garçon et lui propose de suivre un entraînement spécifique sous la tutelle du Colonel Chester Phillips (Tommy Lee Jones) et de Peggy Carter (Hayley Atwell). Après avoir passé divers tests d'aptitudes - et s'être distingué dans toutes celles qui n'étaient pas physiques -, Steve Rogers est sélectionné pour être le premier américain à devenir un super soldat. Pendant ce temps, sur le terrain, la menace se fait de plus en plus forte avec l'Hydra, une organisation scientifique appartenant aux forces nazies et dirigées par le redoutable Johann Schmidt (Hugo Weaving).

Captain America 1

Voyage à travers les années 40.

Bien que les origines du Captain America aient débuté en 1941 (avec une couverture sur laquelle il balançait un coup de poing à Hitler), il était loin d'être évident que les producteurs et scénaristes consacrent un film entier à traiter de cette période. Nous aurions aisément pu imaginer qu’ils optent pour l’introduction régulière de "flash-back" dans une aventure se déroulant dans notre époque. Les studios, peut-être conscients qu'il fallait diversifier toutes les premières aventures de ses héros, ont donc pris la (bonne) décision de placer intégralement cette aventure dans le passé. En terme de dramaturgie, on peut même dire que l'idée est excellente puisqu'on sait dès le début que le destin du Captain America n’est pas forcément heureux. Force est d'avouer aussi que cette période est propice à de belles fresques épiques, les nazis composant la symbolique ultime en terme d'adversaire redoutable (bien qu'ici ce régime soit en retrait par rapport à la menace que représente l'Hydra). On s'amusera d'ailleurs d'une petite réplique - clin d'oeil - dans laquelle Hugo Weaving précise qu’Hitler s'intéresse à une relique qui serait cachée dans le désert (détail encore plus amusant quand on sait que Joe Johnston a travaillé sur les effets visuels des aventuriers de l'Arche Perdue).  Pour ce qui est de l’intrigue, si l'histoire semble, aux premiers abords, plutôt classique (un héros devant affronter un terrible méchant voulant conquérir le monde) elle reste toute de même plutôt bien agencée, exploitant des personnages solidement écrits et forte de rebondissements suffisamment bien amenés pour que l'on se prête volontiers au jeu.

L'attrait se situe aussi dans le travail effectué autour de tout ce qui correspond à l'ambiance des années 40. Les décors et costumes sont incroyables de réalisme. On retient même quelques passages très amusant, comme quand, pour la première fois, le personnage de Chris Evans enfile un costume collant qui se montre très fidèle au modèle d'origine (tout en étant remarquablement intégré dans l'histoire) à travers un grand moment de ringardise. Pour le reste, l'ensemble apparaît comme documenté, approfondi, travaillé avec vraiment beaucoup de méticulosité. Tout cela, bien sûr, contribue à l’immersion dans cette période agitée. Quant aux différents véhicules et armes, qu'ils aient existés ou pas, ils paraissent tous crédibles et pensés pour que ça s'intègre dans le contexte avec perfection.

Captain America 2

Cette époque est aussi le moment le mieux situé pour s'attaquer à ce qui peut desservir le plus ce personnage : ses côtés boy-scout et patriotique. Bien que fortement présent (cela était obligatoire pour respecter l'esprit des comics), tout est fait pour qu'on se plonge bien dans l'état d’esprit et les conditions psychologique propres à cette époque. Actualités avec propagande avant les films, tout comme les comics book et journaux vantant l'héroïsme et le patriotisme. Le Captain America, contre sa volonté, est lui même dans le film un "produit" de cet endoctrinement.

Derrière et devant la caméra.

"Captain America, first Avenger" s'appuie sur le savoir-faire de Joe Johnston, brillant technicien qui a déjà montré sa maîtrise à raconter des histoires à travers des films comme "Chérie, j'ai rétreci les gosses",  "Rocketeer", "Jumanji" ou encore "Ciel d'octobre". Le réalisateur ne déçoit pas et se montre même bien plus inspiré que sur son précédent film (Wolfman) qui, bien que compensé par un "director's cut" de qualité, avait subit les conséquences d'un tournage chaotique. Captain America profite ainsi pleinement de l'expérience du réalisateur et cumule finesse de mise en scène et morceau de bravoure. Le seul bémol que l'on pourrait trouver n'est dû ni au réalisateur, ni au directeur de la photographie, Shelly Johnson (dont on imagine grandement la qualité visuelle de sa photographie), mais une fois encore à une conversion 3D douteuse qui a tendance à fortement assombrir l'image pour une efficacité minimaliste proche du gadget.

Captain America 3

Côté casting, on pourrait être surpris de voir le rôle-titre confié à Chris Evans. Jusqu'ici, l'acteur n'avait pas vraiment brillé, et s'il s'était déjà essayé au rôle de super héros dans Les quatre fantastique, le résultat avait été tout juste gentillet. Chris Evans, certainement conscient d'avoir là une opportunité de se distinguer, semble s'être particulièrement investi pour donner un physique, mais aussi une personnalité à son héros. On peut ne pas parler de transformation physique, l'acteur ayant été amaigri grâce à la magie de l'informatique, mais le résultat reste tout aussi crédible. Que Chris Evans joue les gringalets ou le super héros musclé, dans les deux registres, on y croit! De plus, le duo qu'il forme avec Hayley Atwell est le résultat d’une parfaite alchimie. À son côté, Hugo Weaving interprète un méchant plutôt sympathique, même si l'acteur donne parfois l'impression de cabotiner (mais rarement). On appréciera par contre la présence de Dominic Cooper dans la peau de Howard Starck (père de Tony) d’autant plus que le personnage ne se contente pas d'une présence anecdotique. Au contraire, fort d’une introduction dans l’intrigue bien pensée, il constitue un vrai pont entre chaque personnage composant les Avengers. Quant à Tommy Lee Jones, il joue du "Tommy Lee Jones", c’est à dire un personnage grognon au bon cœur. On l'a certainement pris pour ça, et cela convient assez bien à son personnage, mais force est d’avouer que pour lui, le film fut certainement un moyen comme un autre d'empocher son cachet.

La conclusion de

Si, chez DC, "Green Lantern" rate son entrée, chez Marvel, ils peuvent fêter dignement celle de son premier vengeur. Ce Captain America peut même être considéré comme la meilleure adaptation des personnages composant les Vengeurs (ou plutôt devrais-je dire, "Avengers"). Certes, le scénario ne va pas réinventer le genre, certes, quelques-uns pourront ne pas aimer le fait que cela se situe dans les années 40 et que le film dégage par conséquence un certain patriotisme. Cependant, plutôt que jouer les aigris, profitez pleinement du spectacle, de l'ambiance et de ces personnages attachants. À noter qu'à l'issue du générique vous pourrez découvrir quelques images du film de Joss Whedon.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance « année 40 » qui fonctionne.
  • Un Captain America crédible. Une mise en scène efficace.
  • Une histoire pas originale, mais habile.
  • Les diverses petites références.

Que faut-il oublier ?

  • Des grincheux pourront toujours critiquer le patriotisme et le fait que l'histoire ne renouvelle pas le genre.

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