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Critique de la série télé : Agent Carter, par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le lundi 9 mars 2015 à 20h14

Agent Carter : Marvel Origins

Après Agents of SHIELD, voici la seconde tentative des studios Marvel pour s'installer dans le paysage télévisuel. Jouant sur plusieurs tableaux, Agent Carter trouve vite ses marques et se révèle une mini-série plus audacieuse qu'il n'y paraît. Encore plus que sa grande sœur, celle-ci affirme sa nature de série d'aventure et d'espionnage, tout en étant aussi un nouvel accès à un certain univers mis en place au cinéma.

Ainsi, contrairement à la précédente série d'ABC créée par Whedon et Taucharoen, Agents of SHIELD donc, la petite dernière de Marvel Television annonce très vite la couleur : peu de possibilité de voir débarquer un super-héros (pourtant un des points d'attraction de l'univers dépeint) et un casting porté par un personnage secondaire aperçu au cinéma, Haylee Atwell qui incarne une nouvelle fois Peggy Carter. Ces seuls aspects suffisent à prouver la volonté des studios Marvel à explorer la richesse de son catalogue en évitant la redondance.

En effet, la seule chose qu'il faut savoir concernant cette mini-série est qu'elle se situe après Captain America : First Avenger, avec flashback à l'appui dès le premier épisode. Cette scène d'introduction n'est pas utilisée en simple stock-shot de luxe, les auteurs, Christopher Markus et Stephen McFeely (ceux qui supervisent déjà les scripts des long-métrages), annonce simplement leur note d'intention : si, dans le film de Joe Johnston, il s'agit d'une scène-clé pour Steve Rogers, ce moment constitue aussi une étape charnière pour Peggy Carter. De cette manière, en quelques plans, les scénaristes ne font, ni plus ni moins, que de dévoiler autant l'enjeu des prochains épisodes que d'entériner le projet de la mythologie du Marvel Cinematic Universe, ou MCU, qui se dessine à l'horizon.

En quelques minutes, nous comprenons clairement que l'axe dramatique va correspondre au deuil de ce personnage secondaire du long-métrage, devenu ici personnage principal. En outre, par cette volonté à reprendre les mêmes acteurs, Marvel s'évertue à briser la barrière télévision/cinéma en exploitant des procédés narratifs banalisés par l'un (l'écriture de plus en plus serialesque qui appelle les cliff-hangers) au service d'un univers mis en place dans l'autre. À cet égard, il convient de souligner les efforts de la production design : l'époque « d'après-guerre » est très bien reconstituée et ne détonne pas avec lesdits flashback ce qui contribue au sentiment que l'on regarde bien un prolongement du film et non un produit dérivé avec des moyens cheap.

Une fois ce contexte posé, nous nous focalisons sur l'agent Peggy Carter qui essaie, tant bien que mal, de refaire sa vie, après avoir été au front aux côtés de Captain America et des Howling Commando. La situation est d'autant plus difficile que le monde est redevenu comme « avant » : les hommes, revenus des combats, ont repris leur place, forçant les femmes à reprendre leur poste initial, en gros, celle de la bonniche. Dans ses circonstances, notre agent n'est plus, aux yeux de ses collègues.. qu'une simple secrétaire juste bonne à servir le café. Heureusement pour elle, un appel au secours de Howard Stark, menacé de haute trahison, va lui permettre de sortir de cette routine.

Néanmoins, l'intérêt de ces quelques épisodes de Agent Carter (cette cuvée ne compte que 8 segments) ne se résume pas à sa seule mythologie. En fait, les scénaristes passent beaucoup plus de temps à présenter de nouveaux personnages qu'à s'intéresser au fil rouge censé justifier l'existence du show. Et les personnages en question sont soit des créations originales (les collègues de Peggy, et en particulier les agents Thompson et Souza, incarnés respectivement par Chad Michael Murray des Frères Scott et Enver Gjokaj, de DollHouse), soit issus des comics (Jarvis, le majordome de Howard Stark), soit déjà apparu dans les films (Howard Stark bien sûr, toujours sous les traits de Dominic Cooper, déjà vu lui aussi dans Captain America : First Avenger, tout comme les Howling Commandos qui viennent jouer les guest stars le temps d'un épisode). Les auteurs leur apportent une attention toute particulière afin de les rendre attachants, que l'on soit fan ou pas des comics Marvel.

De ce fait, la série est admirablement portée sur les épaules d'Haylee Atwell qui forme un savoureux duo avec James d'Arcy, dans la peau de Jarvis : ce dernier est, d'ailleurs, impeccable en majordome propre sur lui so british. Mais les scénaristes parviennent à développer quelques fils rouges autour de Peggy Carter (ses collègues à l'agence, évidemment, mais aussi ses nouvelles connaissances à la pension de famille où elle vit), dont certains font l'objet de twist offrant un nouvel éclairage  à l'univers Marvel déjà établi dans les films.

 

La conclusion de à propos de la Série Télé : Agent Carter

Andre C.
60

L'air de rien, l'enjeu de ces quelques épisodes est plus ambitieux qu'il n'y paraît. Si Agent Carter se présente, au choix comme une série dérivée de Captain America et d'Agents of SHIELD, les aventures de Peggy Carter explorent des éléments de l'univers Marvel en étant totalement autonome. Simple série d'espionnage, Agent Carter est la digne héritière des vieux sérial d'antan et donne une nouvelle jeunesse à des gimmicks pourtant usés jusqu'à la corde.

Que faut-il en retenir ?

  • Une production design soignée ;
  • Un personnage principale féminin charismatique ;
  • Un casting solide

Que faut-il oublier ?

  • Un enjeu qui met trop de temps à se dévoiler ;
  • Quelques personnages caricaturaux un brin énervant

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