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Critique du Film : Alice au pays des merveilles
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Critique du Film : Alice au pays des merveilles

Avis critique rédigé par Sylvain T. le lundi 5 avril 2010 à 1218

Incroyable Burton

En attendant qu’il nous fasse revisiter l’un de mes films préférés (La Belle au bois dormant), Tim Burton nous gratifie de sa propre vision d’Alice au pays des merveilles.

Le réalisateur de Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street et producteur de L'étrange noël de Monsieur Jack revient donc au cinéma sous l’escarcelle Disney. On pouvait alors croire qu’il s’agissait ici d’un défaut, la firme aux grandes oreilles ne brillant pas franchement par sa faculté à faire de ses films live des bons produits. Toutefois, on ne peut que rester admiratif devant l’ambiance visuelle qui s’échappe de cette production. En l’occurrence, on a l’impression que tout a été pensé de près ou de loin pour rendre tout ce petit monde crédible. Car même si Alice se contente de suivre un rail dessiné par le scénario, le réalisateur ne cesse de nous faire comprendre qu’au « delà du miroir », il y a tout un monde qui ne demande qu’à s’épanouir. Les couleurs burlesques et fascinantes marchent immédiatement à l’écran et on peut dire que visuellement, Alice au pays des merveilles est très clairement un modèle d’esthétisme. Malheureusement, on regrettera que la caméra ne nous invite pas plus que cela à en connaitre davantage sur ce monde féérique.

Visuellement parfait, on ne peut pas en dire autant du scénario. Car Alice au pays des merveilles façon Tim Burton est une suite, quelques années après, de l’Alice de Disney sortie en version animée datant de 1951. Mais le réalisateur se contente au final de rester sur les acquis de cette dernière adaptation du roman de Lewis Carroll en intégrant quelques nouveautés. Ainsi, notre Alice refait le chemin vers le trou à l’aube de son mariage forcé, et elle va devoir sauver le monde de la terrible Reine de Cœur (ici Reine Rouge). On retrouve donc l’échiquier où se livrera la bataille finale, évènement qui rappellera des souvenirs à beaucoup d’entre nous, mais pas forcément aux enfants, cible clef du film. Cette « suite » qui n’en est pas vraiment une donc, multiplie également les clins d’œil aux anciennes productions d’animation de Walt Disney. On remarquera notamment le combat contre le dragon rappelant furieusement celui de La Belle au Bois Dormant, tout comme le château de la Reine Rouge. Au final, et même si ces retours en arrière sont des plus sympathiques pour les fans du studio, ils passeront relativement inaperçus.

Heureusement pour nous, Alice au pays des Merveilles n’a pas que ses graphismes pour tenter de nous amadouer. La réalisation de Tim Burton fonctionne en grande partie grâce à son casting de rêve. Deux habitués du créateur sont d’ailleurs présents : Johnny Depp d’abord, qui rayonne dans son rôle de chapelier à moitié fou, mais terriblement attachant, et Helena Bonham Carter en Reine de Cœur terrifiante et n’hésitant pas à lancer des « Qu’on lui coupe la tête » à tout va. Mais le casting du film est aussi composé d’Anne Hathaway (La Reine Blanche), avec ses mimiques à mourir de rire, et enfin  Mia Wasikowska, la fameuse Alice. Tout ce joli monde nous entraine dans une fable de drôleries un peu mièvre, mais toujours excellente. Les délires du réalisateur sont nombreux et toujours excellents (Hum Dombrage au hasard). Les physiques des différents protagonistes montrent une nouvelle fois encore le travail d’orfèvre offert aux costumes et au maquillage. Fascinant.

Enfin, la musique signée Danny Elfman ponctuée d’un thème (« Alice’s Theme ») revenant sans cesse pour nous émerveiller. Car comme à chaque fois, rien ne pourrait fonctionner sans ce compositeur de génie, Alice au pays des merveilles brille par son ambiance sonore. Un dernier mot sur la 3D qui se révèle ici pour le moins anecdotique. Les quelques effets ne sont clairement pas dignes de la technologie employée, et l’on ressort de la salle quelque peu déçue d’avoir dû donner 3€ de plus pour « ça ».

La conclusion de

Alice au pays des merveilles est un petit bijou cinématographique comme sait si bien le faire Tim Burton. Mais le réalisateur joue la facilité en choisissant de ne pas remodeler l’histoire de la « saga » à sa façon. Mais grâce à des choix judicieux en matière de bande-son et d’acteur, il s’en sort avec les honneurs, c’est déjà ça.

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