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Critique du Film : The Descent 2
The Descent 2 >

Critique du Film : The Descent 2

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 20 octobre 2009 à 0817

Une deuxième descente était-elle nécessaire ?

Souvent la réussite d'un premier opus, plus encore après un unanime succès critique et public, engendre des suites, des suites de qualités souvent discutables et bouclées de manière bien trop rapide. Restait donc à savoir si Descent 2 faisait partie de ce lot…

Lorsque cette séquelle débute, Sarah est la seule rescapée de l'expédition spéléologique qu'elle avait entreprise avec cinq de ses amies. Comme l'une des amies perdues se trouve être la fille d'un sénateur, le shérif du coin, imaginant encore pouvoir retrouver les disparues, va obliger la survivante à replonger dans les profondeurs de ces grottes des Appalaches, alors même que celle-ci fait toujours un blocage et ne possède plus aucun souvenir de ce qui a bien pu lui arriver. Et c’est en refaisant face au danger que la mémoire va lui revenir.

Réalisateur et scénariste sur le premier, Neil Marshall, bien que crédité au générique comme producteur exécutif, ne fut pas vraiment consulté sur le mise en chantier et la production de la séquelle de « The Descent ». La mission d'écriture fut donc confiée à James Watkins qui y voyait surtout là une opportunité pour négocier la réalisation de son premier (et très bon)  film « Eden Lake ». Bien qu'il fut accompagné dans cette tâche par James McCarthy et J Blakeson, le scénario que nous propose James Watkins est quasiment inepte, en essayant, avec beaucoup moins d'aisance, de recréer ce qu'un seul scénariste (Neil Marshall) avait su accomplir avec talent.

On se retrouve donc à nouveau avec un groupe coincé dans les profondeurs et entouré de créatures ayant appris à chasser dans le noir - exception faite qu'ici ils arrivent à s'habituer bien mieux à la lumière que précédemment, arrivant presque à pouvoir sortir des grottes. N'y allons pas par quatre chemins : le scénario de ce « Descent 2 » est complètement bâclé, et cela même si l’on considère qu’il est la conséquence d’un montage américain. Les personnages sont très mal écrits, les stéréotypes fusent et les rares astuces scénaristiques, censées donner plus de valeur à cette suite, sont tellement peu logiques et tirées par les cheveux que l’on en est déconcerté - notamment par le peu de motivation qu'a dû susciter l'écriture de cette séquelle.

The Descent 2 image

On peut aussi s'étonner du choix de la production d’avoir rappelé quelques actrices du précédent film – quelque soit le montage, américain ou européen. Le lieu et les créatures se suffisaient amplement pour entretenir l'intérêt d'une suite, d'autant qu'il aurait été amusant dans savoir plus sur les origines de ces mutants vivants sous terre. Au lieu de cela, l'intrigue se focalise à redonner vie à des personnages qui auraient certainement préféré en rester là, une évidence qui saute aux yeux tant les actrices semblent moins impliquées dans cette séquelle. Quant aux nouveaux arrivants, ils font ce qu'ils peuvent pour rendre sympathique des personnages stéréotypés, aux destinées immédiatement aisées à appréhender.

Jon Harris, monteur de talent sur le premier « The Descent », mais aussi sur bien d'autres longs métrages, se voit confier ici sa première réalisation : un cadeau – empoisonné. Il essaie de s'en sortir du mieux possible alors qu'il a entre les mains un script ne pouvant – de toute évidence – aboutir à grand-chose. Sur ce point, Jon Harris est assez habile, même s’il se montre moins apte que Neil Marshall à rendre les impressions de claustrophobie. Le travail sur l'image et le rythme demeurent plutôt bons. Bref, on ne s'ennuie pas dans « The Descent 2 », aidé certainement en cela par des séquences gores plutôt bien rendues et souvent amusantes. Jon Harris peut donc être globalement fier de l’aspect technique de son travail de commande, même s'il aurait dû, lui le premier, souligner les faiblesses du scénario et proposer de les corriger (peut-être l’a-t-il fait, d’ailleurs).

Côté musical, là encore, des réticences me sont venues à l'esprit. Non pas que la qualité de la musique soit inférieure au premier film, puisqu'on se retrouve avec exactement les mêmes - très belles - partitions de David Julyan, mais alors que sur « The Descent »la musique collait parfaitement à l'image, ici on se retrouve devant une répétition de thèmes qui laissent croire que celle-ci fut rajoutée avec précipitation, sans tenir compte de l'action qui se déroule à l’écran.

La conclusion de

« Descent 2 » prouve que lorsque l'on est prisonnier d'une référence, et que le scénario est bâclé sur tout les points, la forme, même réussie techniquement, ne suffit pas à concevoir un bon film. Dommage, car il y avait encore suffisamment de matériaux pour reparler des créatures souterraines de Neil Marshall. Encore aurait-il fallu trouver une autre motivation que le seul profit et prendre plus de recul pour écrire cette suite.

Que faut-il en retenir ?

  • Des scènes gores réussies,
  • un rythme efficace,
  • un travail plutôt réussi sur la photo.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario très mal écrit et peu logique,
  • des personnages stéréotypés, la musique de Jon Harris mal exploitée,
  • Il ne reste plus grand chose de ce qui faisait les charmes du premier film.

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