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Critique du Film : The Descent 2
The Descent 2 >

Critique du Film : The Descent 2

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 30 janvier 2011 à 2219

Une digne suite au premier film...

Sorti au cours de l'année 2005, The Descent, second film du birtannique Neil Marshall, fut auréolé d'un succès public et critique plutôt conséquent. Ainsi, cette histoire de spéléologie doublée avec un film de monstres classique acquit très rapidement un statut de film culte. Il n'en fallait pas moins pour qu'une suite soit mise en chantier, surfant sans aucun complexe sur le succès financier du long-métrage. Pour l'occasion, Neil Marshall se retira du projet (étant uniquement crédité comme producteur exécutif, autant dire que son implication fut nulle), les commandes du film étant cette fois confiées à Jon Harris, monteur du premier film qui désirait avoir une première expérience comme réalisateur ; le scénario, quant à lui, fut co-écrit par James Watkins, probablement en contre-partie de le production de son Eden Lake (ou bien pour payer ses impôts... à moins que ce soit juste parce qu'il aime l'argent... en tout cas, certainement pas pour des motifs artistiques).

Pour la petite histoire, afin de bien restituer cette critique dans son contexte, j'avoue que j'ai trouvé The Descent très moyen. L'affiche annonçait qu'il y avait des films d'horreur et des films qui font peur, en ce qui me concerne, je le classe sans hésitation dans la première catégorie, parce que niveau frisson et angoisse, je n'en ai clairement pas eu pour mon argent... En fait, pour ne pas totalement être de mauvaise fois, j'ai trouvé la première partie assez angoissante, le talent de Neil Marshall parvenant à impeccablement retranscrire cette ambiance claustro et ce sentiment d'etouffement. Et puis les monstres sont arrivés, et je me souviens avoir vu l'ambiance mise en place s'écrouler d'un seul coup au profit d'un survival grand-guigolesque, à base de personnages stéréotypés, de monstres complètement ridicules et d'incohérences en tout genre. Pire que cela, en faisant glisser son film vers le film de monstre, Neil Marshall en oubliait complètement le côté claustro pour construire un film affreusement banal.

Dans cette optique, la mise en chantier d'une suite me laissait totalement indifférent. En effet, voir débarquer sur les écrans une séquelle aux aventures des méchants mutants troglodytes n'annonçait rien de plus qu'une ressucée d'un succès populaire déjà pas bien glorieux. Et au final, c'est totalement ce qu'est The Descent 2, à savoir une copie moins réussie du film d'origine ; reste maintenant à savoir ce que vous pensez du premier opus. Si, comme moi, vous trouvez le film de Neil Marshall très moyen (sans être complètement désagréable), et bien cette suite vous semblera être sur la même longueur d'ondes. Pour les autres, je vous renvoie volontiers à la critique de mon collègue Richard, qui, ici, endosse le rôle du critique fan de The Descent. Il est d'ailleurs intéressant de s'apercevoir que nous avons tous les deux mis la même note au film, alors même qu'il l'a trouvé très decevant lorsque moi, je l'ai trouvé juste un peu moins bien. Cela démontre qu'indépendamment de toute comparaison, le tout reste plus que moyen.

The Descent 2 est donc une véritable copie du premier long-métrage. Faisant revenir l'unique survivante du premier opus (il n'y avait pas de survivante, c'est vrai... sauf dans le montage américain qui a servi de base à cette suite), il la renvoit aussi sec dans les abîmes dont elle n'aurait jamais dû sortir, à la recherche de ses amies décédées. Et comme elle les a vu mourir dans le film précédent (et qu'elle en a tué une d'ailleurs, souvenez-vous), il fallait bien trouver un tour de passe-passe scénaristique pour pouvoir la ramener au coeur de l'action ; cet artifice, c'est la sacro-sainte amnésie (autrement appelée l'amie des scénaristes pas inspirés). Accompagnée de membres de l'équipe de secours, cette dernière va donc retourner sur les lieux du premier film, où il va se passer des éléments en tous points similaires à ceux de The Descent (éboulement bloquant la sortie, attaque des monstres, survie à tout prix). Autant dire que l'on est en territoire connu, à la fois archi-balisé et totalement prévisible, et que l'on suit ces péripéties avec un certain désintérêt.

Ce qui sauvait The Descent du four artistique, c'était sans conteste la maîtrise de Neil Marshall, capable d'aller au delà de son sujet pour liver une série B un minimum efficace. Si son successeur, Jon Harris, n'a visiblement pas le même talent, il parvient cependant à compenser avec un sens du rythme indéniable (peut être du fait que son métier d'origine est celui de monteur, et que le tempo reste un talent essentiel à l'exercice de cette profession). Ainsi, passé un premier quart fort en effet chocs inutiles - et qui annonce un long-métrage bien pénible - force est de constater que les évènements s'enchainent à un rythme soutenu ; si l'on a pas peur, si l'on est jamais effrayé, si l'on est souvent consterné par ce qui se passe à l'écran, force est de reconnaitre qu'on ne s'ennuie pourtant pas. L'intérêt est d'autant plus maintenu que le film n'est pas chiche en effets sanguinolents et que, sans entrer dans une déferlante de gore, il est suffisamment fourni en passages chocs pour contenter le spectateur adepte de ce genre de cinéma.

Pour le reste, il ne faudra pas être trop regardant quant à la qualité générale du script. Les amateurs du premier film ne relèveront ainsi peut-être pas les défauts qui caractérisaient déjà The Descent, ils sont néanmoins toujours présents : les personnages n'ont aucune envergure, leurs comportements sombrent souvent dans le cliché (quand ce n'est pas de la pure incohérence), les monstres sont complètement ridicules et prêtent souvent plus à sourire qu'à frissonner. Les faiblesses qui étaient au coeur du premier script ne sont ainsi pas corrigées (on ne comprend ainsi toujours pas comment ces créatures perçoivent leur environnement, si ce n'est pour rendre service au scénariste et éviter de tuer trop vite les personnages), et de nouvelles failles apparaissent dans l'histoire racontée (mais comment June a t-elle pu s'en sortir ?). Et ne parlons pas de ce twist final complètement grotesque, digne des plus belles perles de la saga Détour Mortel... Par extension, le plus malheureux est que cette suite prive The Descent de son potentiel double niveau de lecture, le rendant pour du coup encore plus fade...

La conclusion de

Pour tous ceux qui n'avaient pas trouvé The Descent si exceptionnel que ça, cette suite très opportuniste s'avère finalement être dans la même lignée que son prédécesseur, certes pas plus plaisante, mais en tout cas pas beaucoup plus ratée. Bien que clairement moins bien maîtrisée, cette séquelle compense tout de même ses faiblesses de mise en scène grâce à son rythme très soutenu et à ses effets gores plutôt plaisant. Les défauts, quant à eux, demeurent exactement les mêmes que dans le film de Neil Marshall : monstres ridicules, personnages sans envergure, incohérences flagrantes. Bref, si The Descent 2 déplaira à celles et ceux qui placent le premier film sur un pied d'estalle, il ne s'avèrera pas plus décevant que ça pour les autres.

Que faut-il en retenir ?

  • Un long-métrage bien rythmé,
  • Des effets gores sympathiques,
  • Quelques séquences amusantes.

Que faut-il oublier ?

  • Une mise en scène nettement moins bien maîtrisée,
  • Un scénario qui sonne complètement creux,
  • Des monstres toujours aussi ridicules,
  • Des personnages sans envergure,
  • Encore beaucoup d'incohérences.

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