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Critique du Film : Le Jour où la Terre s'arrêta
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Critique du Film : Le Jour où la Terre s'arrêta

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 9 décembre 2008 à 2332

« Klaatu Barada Nikto », le retour de la phrase culte

Scott Derrickson après « Hellraiser 5 » et « L'Exorcisme d'Emily Rose » signe ici son troisième film au poste de réalisateur. Cette fois les enjeux sont un plus élevés dans la mesure où il s’est attelé au délicat exercice de réadapter le chef-d’œuvre de Robert Wise : « Le Jour où la Terre s'arrêta », datant de 1951. Comme dans la précédente version, Klaatu débarque avec Gort sur notre planète afin d'y amener d’urgence un message aux grands dirigeants de ce monde. Cependant, les États-Unis ne l’entendent pas vraiment ainsi et craignent une invasion. Ils refusent donc de prendre en considération la demande du voyageur, du moins tant que celui-ci refuse d’en dire plus sur le fameux message. Alors que dans la version de 1951, Klaatu était venu prévenir les terriens afin de les préserver de toute menace future, dans cette version 2008, Klaatu arrive avec un discourt beaucoup plus proche d’un ultimatum, puisque cette fois il s’agit d’exterminer l’humanité si elle ne prend pas de suite les mesures nécessaires pour protéger la « Terre et toutes ses espèces ». Bon n’y allons pas par les quatre chemins, « oui » la version de Scott Derrickson est très plaisante et se révèle un parfait spectacle hivernal. Il va même parfois plus loin et il en est d’autant plus regrettable que deux, trois, petites choses viennent à gâcher le tableau.

Pour autant, la faute n'en revient pas forcément au réalisateur, qui semble s’être appliqué à signer un film de qualité, donnant au spectateur une partie de ce qu’il pouvait en attendre. Le problème se situerait plus dans le scénario (ou choix de production ?) qui semble parfois avoir du mal à assumer son discours en s’éparpillant dans des idées pas forcément pertinentes. Par exemple, le nouveau « Gort (l’humanoïde accompagnant Klaatu) » est sans aucun doute plus impressionnant qu’auparavant et lorsqu’il nous apparaît ici, il réveille en nous tous les espoirs de voir ce l'on avait pas pu voir dans l'ancienne version. Hors, si au départ Gort est vraiment utilisé à merveille, il est regrettable que celui-ci se voit ensuite transformé en une référence biblique (au demeurant spectaculaire). De même, dans cette version, la rencontre entre Klaatu et le docteur Jacob Barnhardt déçoit par son inutilité alors qu’elle aurait dû être la clef de voûte de l'intrigue.

Une fois fait abstraction de ses déceptions, le film demeure un spectacle soigné dotées de quelques idées réellement séduisantes - comme la relecture, version 2008, du personnage de Klaatu. D'une nature n’ayant rien à voir avec un quelconque bipède - ou quadrupède - l’extraterrestre se fabrique un costume humain à base d’ADN afin d’inspirer moins de crainte à ses futurs contacts. Finalement, l’extra-terrestre se voit aux commandes d’un Keanu Reeves qui, pour le coup, est parfait en homme neutre ne devant dégager aucune émotion, et ne devant être témoins que des faits. Ensuite, le parti pris de mettre un message écologique permettra avec le temps - comme pour son aîné - de le marquer d’une préoccupation faisant office d'une signature d’époque. Car si en 1951 le sujet était la peur du nucléaire avec un métrage portant un message humanitaire, voici ici une manière efficace de faire écho à la crainte d’aujourd’hui : l’écologie et la sauvegarde de notre planète. Une autre idées originale du film consiste à voir le président des États-Unis en retrait face à une secrétaire de la défense devant gérer elle-même la crise (elle est loin l’époque du président courageux d’Independance Day). Kathy Bates s'étant vue attribuer ce rôle, autant dire que du côté femme de poigne, on pouvait ne rêver mieux. Quant à Jennifer Connelly, comment ne pas être hypnotisé par son regard ?

La conclusion de

Servi par des effets spéciaux de qualités, un discourt d’actualité et une mise en scène efficace, ce « Jour où la Terre s'arrêta » surprend agréablement. Sans être dénuée de tout défaut - ou tout simplement malgré quelques frustrations de fans de sciences-fictions concernant certains fantasmes non matérialisés -, cette relecture se montre finalement plus justifiée que d’autres.

Que faut-il en retenir ?

  • Gort impressionne
  • Un remake interessant
  • Kathy Bates femme de poigne
  • Le regard Connelly, comment y résister ?
  • Le personnage de Klaatu bien écris et interprété

Que faut-il oublier ?

  • Une fin un peu précipitée
  • John Cleese ne sert à rien
  • Jaden Smith parfois agaçant
  • A quand une invasion de Gort ?

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