75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
[REC] >

Critique du Film : [REC]

Avis critique rédigé par David Q. le mardi 1 avril 2008 à 13:34

silence... ça tourne !

REC c'est un peu le film tendance du moment. Prenez un réalisateur espagnol en vogue - Jaume Balaguero -, un caméraman amateur qui a la tremblotte et une histoire de contamination zombie et vous obtenez un titre qui fait parler de lui. Car REC est avant tout une expérience cinématographique pour le réalisateur et pour le public. Le film est entièrement tourné caméra au poing et même les acteurs principaux et le caméraman ne connaissaient pas le script complet, ni les divers évènements qui allaient se dérouler devant eux. Il faut donc bien avoir en tête que la majeure partie du temps, dès qu'il y a des scènes d'action, elles sont d'un réalisme incroyable vu que tout le monde improvise (enfin presque), rien n'est scripté comme diraient les amateurs de jeu vidéo. Le film nous fait d'ailleurs énormément penser à ces jeux violents à la première personne (FPS) où l'intérêt est la réaction du joueur face aux évènements qui se déroulent devant lui. REC est à ce titre un petit bijou et va vous plonger au cœur de l'action.


Mais ce qui fait sa force est aussi malheureusement sa plus grande faiblesse. Là où Blair Witch et sa vue caméra subjective avait innové, REC en fait trop. Jamais je n'embaucherai ce caméraman à la tremblotte qui n'arrête pas de jouer avec le zoom alors que les principes de base dans cette situation sont plutôt d'élargir le champ pour capter le maximum d'images. Voir les poils du nez du gars d'en face n'aide pas à se faire une idée sur son hostilité, surtout quand il fait sombre et que le caméraman a la maladie de Parkinson et aucun stabilisateur d'images. C'est vraiment dommage car à vouloir faire trop réaliste, on décroche et on n'y croit plus. De plus, l'explication finale sent un peu le réchauffé, sans compter de nombreuses incohérences et de trop grandes coïncidences dans les évènements. Sur le coup on est scotché à l'écran mais une fois qu'on sort du film et qu'on repense à tout ça on se rend compte des trucs qui clochent.

Tout ceci ne gâche pas le plaisir instantané de voir ce groupe de personnes enfermé dans un immeuble lugubre où les voisins s'accusent à tour de rôle d'être à l'origine de la situation. C'est drôle de voir que dans ces situations il faut toujours trouver un coupable. Les acteurs sont d'ailleurs très convaincants tant dans leurs accusations que dans leurs actes. Je tire d'ailleurs mon chapeau - enfin, mon casque - au pompier qui se défend comme un chef avec un maillet (je vous laisse imaginer comment il s'en sert). Il en ressort tout de même quelques bons moments de stress et d'angoisse, rehaussés par la soudaineté des évènements et la lumière quasi absente. Vive le mode nuit...

55

Une ambiance pesante, des personnages crédibles et une situation exceptionnelle, voilà qui donne de quoi faire un bon reportage en live. Mais .REC pèche à vouloir faire trop réaliste et perd son public qui décroche à cause des tremblements ou des pertes de rythme. Le plaisir instantané est alors remplacé par la déception de trouver trop de choses qui clochent.

Critique de publiée le 1er avril 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance
  • Le reportage live
  • Le maillet
  • La présentatrice ;)

Que faut-il oublier ?

  • Ca tremble trop
  • Des enchainements un peu trop faciles

Acheter [REC] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de [REC] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !