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Critique du Film : Spartatouille
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Critique du Film : Spartatouille

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 mars 2008 à 0114

Qu’ils aillent se faire voir chez les Grecs

Voilà le retour du duo explosif Jason Friedberg / Aaron Seltzer ! Seulement un an après la bouse Big Movie, le couple de réalisateur le plus vulgos de la planète nous « offre » un nouveau spoof movie qui se voudrait gras et bourré de références people et geek. Juste une petite année pour analyser l’actualité, la détourner et en tirer des gags et clins d’œil. Bon, au regard du résultat - qui est lamentable -, il faut dire que les auteurs ne se sont pas compliqués la tâche. En effet, un scénario comme ça, les Brooks, Zucker et Abrahams doivent en jeter des tonnes aux chiottes toutes les matinées de gastroentérite (je suis vulgaire, c’est normal, c’est pour rester dans le ton).


Je m’explique…
Cette fois-ci, après le Monde de Narnia, c’est le film 300 qui a « l’honneur » d’une relecture trash et crétine. On retrouve donc ce bon vieux Léo, qui après une très dure formation et un difficile duel face à un pingouin, se voit exposé à une situation politique difficile. Aussi bourrin que dans le film de Snyder, le roi des folles décide de ne pas écouter l’Oracle, balance les émissaires perses dans le trou (il en profite pour nous débarrasser aussi de Britney Spears) et lève son armée de Spartiates dans un champ de blé numérique.
Bon, là, ils ne sont qu’une dizaine, ont des muscles abdominaux factices (comme le vrai film d’ailleurs, mais cette fois-ci c’est plus voyant) et ont tendance à danser sur i will survive plutôt que garder les rangs serrés. De plus, comme dans le film original, Sparte abrite un traite qui a pour ambition de se taper la reine Margo, interprétée par une Carmen Electra en chaleur (tétons fièrement dressés, elle revient donc à nous après avoir été Mystique dans Big Movie).

Si l’on se penche plus avant sur la structure narrative de ce machin, on constate facilement que, en manque total d’imagination, Friedberg et Selter dupliquent leur récit sur le comic de Frank Miller en se contentant d’y glisser des gags très rarement drôles qui visent en général le dessous de la ceinture. Ainsi, le cliché du grec tapette nous jaillit à la tronche toutes les cinq minutes, Carmen Electra nous joue en permanence la Coyote Girl en rut et bien sûr les Perses forniquent comme des fous, en compagnie de leurs chiens. Bref, c’est une sorte de Cage aux folles antique meet the pétasse, c’est archi-vulgaire et pas drôle pour un rond.
Notons aussi que, de temps en temps, leur « humour » part du coté du gros gag potache. Le problème majeur c’est que certains sont plus que répétitif, notamment ces récurrentes éjaculations de salive, de morve ou d’excréments sur les visages de certains protagonistes. Cela peut à la limite faire sourire les plus indulgents d’entre nous, mais franchement, personnellement, j’en ai eu très vite marre. Puis il y a les combats épiques que je qualifierais de foncièrement horripilants. En effet, les réalisateurs poussent ici le concept chorégraphique du métrage de Snyder à son comble puisque les affrontements entre les grecs et les perses sont réglés par le biais d’interminables défis de danses hip-hop. Assez rigolo dans l’esprit - notamment si cela n’avait duré que 5 minutes - mais mazette, là au bout d’un moment, qu’est-ce que c’est long et chiant !

Enfin, signalons aussi que les clins d’œil et les références, qui sont en général les seuls éléments intéressants des spoof movies sont ici très maladroitement amenés. On peut même dire qu’ils tombent comme un cheveu dans la soupe. Ainsi, Margo se transforme en Spiderman, le traitre se métamorphose en Homme Sable, le Ghost Rider se pointe aux Thermopyles, sans oublier Britney Spears (là, j’avoue, j’ai ri), Paris Hilton, Nicole Ritchie et d’autres people qui en prennent pour le grade. Mais que tout cela apparaît comme forcé, avec une totale absence de fun ! Un déficit de naturel qui rend ces effets « comiques » particulièrement inefficaces.
Au niveau de l’interprétation, le duo a recruté Sean Maguire pour interpréter Léonidas. Un acteur britannique spécialisé dans la comédie et qui s’en sort assez bien finalement, au regard de la qualité exécrable de ce navet immonde. Comme je l’ai déjà dit, Carmen Electra est toujours là et encore plus vulgaire que d’habitude. Kevin Sorbo, quand à lui, doit avoir un sacré arriéré d’impôt à rattraper pour se laisser rouler des pelles dans une bouse pareille. Pour les second rôle, Friedberg et Seltzer ont embauché une star de la télévision américaine, Diedrich Baber, pour incarner le traitre et le libidineux Ken Davitian (vu dans Borat) qui entre dans le sac de graisse qui représente le roi Xerxès. Et finalement, ce sont ces deux comédiens qui ont réussi à me faire sourire… un peu.

La conclusion de

Je ne pensais pas que c’était possible. Et bien, Jason Friedberg et Aaron Seltzer y sont parvenus ! Oui, ils sont arrivés à nous faire un film encore plus nul que Big Movie, qui était déjà une sacrée bouse. Vulgaire et ennuyant, sans aucune imagination, Spartatouille (voilà un titre français qui lui va bien !) est l’une des comédies comptant parmi les moins drôles qu’il m’ait été donné de voir (euh… de supporter) depuis fort longtemps.

Que faut-il en retenir ?

  • Britney Spears jetée dans un puits
  • Le roi Xerxès et son agrafeuse

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste est pitoyable

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