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Critique du Film : Les Daleks envahissent la terre
Les Daleks envahissent la terre >

Critique du Film : Les Daleks envahissent la terre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 décembre 2007 à 1524

Bili….bili…vous…allez… être… exter…miné…bili…bili

Le Dr Who, en compagnie de sa fille, de sa petite-fille et d’un policeman, arrive à bord de son TARDIS dans le Londres de 2150. Là, il découvre avec effroi que ses ennemis de toujours, les Daleks, ont envahi la Terre et asservi la race humaine…
Peu connu de par chez nous, la série télévisée Dr Who a connu, et connaît toujours, un extraordinaire engouement chez nos voisins d’Outre-Manche. Diffusée pour la première fois dans les années 60, cette émission télévisuelle met en scène un professeur un peu farfelu – l’un des ces gentlemen flegmatiques comme sait si bien les construire la littérature britannique – qui a la capacité de voyager à travers l’espace et le temps au moyen d’une machine de son invention. Cet étrange engin, qui a l’apparence extérieure d’une cabine téléphonique, se révèle, une fois que l’on avait pénétré en son sein, d’un luxe tout victorien, avec en prime, un surcroit de décoration high-tech d’un kitch absolu.
Suite à son immense succès, cette série, comme un peu plus tôt une autre fiction célèbre – celle du docteur Quatermass – se déclinera naturellement en longs métrages. Deux films sont donc tournés - en 1965 et 1966 - et ont comme acteur principal une star des écrans britanniques, l’un des piliers de la Hammer Films : Peter Cushing. Dans les Daleks envahissent la Terre, qui est le deuxième volet, l’action ne se situe pas sur une planète éloignée dans l’espace et le temps (comme c’est le cas dans le précédent film) mais bien sur notre planète bleue, plus précisément dans le Londres du 22ème siècle.


Une fois le visionnage commencé, la première chose qui frappe les esprits, c’est la qualité des décors. Le spectateur se voit en effet proposer la vue d’une capitale britannique en ruines, ravagée par la guerre et les bombardements. Même si l’ambiance sonore se voit agrémentée de détonations d’armes de guerre un peu surprenantes, l’effet est vraiment réussi. Ainsi, avec à ses cotés sa petite –fille, sa fille, et un policeman du 20ème siècle embarqué par accident, le sympathique Dr Who va aller à la découverte de notre futur proche, arpentant ruines fumantes et bâtiments éventrés.
Quand surgissent les Daleks
Et là, on peut dire sans hésitation : bienvenue dans l’univers kitch de la série ! Les Daleks sont en effet des extra-terrestres, des créatures informes qui, pour subsister, sont obligées de se réfugier dans des enveloppes robotisées d’un ridicule absolu. Ces carapaces ressemblent en effet à de vulgaires poubelles rigides agrémentées de boutons fluo (bleu pour les soldats, rouge pour les leaders), de bras articulés s’achevant par des pinces ou des ventouses et le faîte surmonté d’un bras équipé d’un œil mécanique. Un peu les ancêtres de D2-R2, si vous voyez ce que je veux dire… Le pire reste cependant leur moyen d’expression : une horrible voix mécanisée (encore utilisée de nos jours pour simuler les voix synthétiques d’ordinateur dans les séries Z), qui amuse un peu au début mais qui finit vraiment par agacer. D’autant plus que ces Daleks sont très bavards et ont une forte tendance à répéter les discours de leurs compagnons.

Malgré ce détail horripilant, assister à l’affrontement entre les derniers hommes libres de la Terre et les Daleks – assistés de leur robots-humains (des prisonniers conditionnés pour servir, habillés de manière absolument ridicule et qui obéissent aveuglement à leurs ordres) – se trouve être un moment très agréable. L’omniprésence d’humour y est pour beaucoup ; un humour qui fait souvent mouche, notamment lorsqu’il est la conséquence des actions et des réflexions de Tom Campbell, le débonnaire policeman. Evidemment, il faut bien prendre conscience que l’on évolue dans de la SF pulp, qui se veut divertissante à défaut d’être crédible. Les incohérences sont d’ailleurs bien présentes, comme lorsque l’on se rend compte que ces robots sont sensibles aux projections de cailloux mais pas du tout aux déflagrations de bombes militaires.
Vers le milieu du film, les protagonistes sont contraints de quitter la ville. Certains finissent dans le vaisseau des Daleks (très photogénique de l’extérieur, kitch comme une cuisine en Formica à l’interieur), d’autres battent la campagne, mais tous se retrouvent en un même lieu : une ancienne mine. Là, on prend connaissance du projet de ces extra-terrestres débiles : envoyer une charge nucléaire au centre de la Terre pour la faire sortir de son orbite. Une fois ceci-fait, les Daleks pourront utiliser notre planète à la manière d’un gigantesque vaisseau spatial. Stupid, isn’t it ?
Au niveau des effets spéciaux, comme je le dis un peu plus haut, les matte-painting sont superbes. A cela, il faut ajouter les incrustations du vaisseau Daleks dans le ciel britannique, tout à fait convaincantes. Pour le reste, on retiendra juste que les armes Daleks sont de simples projections de fumée toxique (donc, à mon humbles avis, des bons vieux jets venus d’extincteurs planqués dans les robots).

La conclusion de

Malgré ses décors ultra-kich, sa morale un peu désuète et son scénario bourré d’incohérences, les Daleks envahissent la Terre est un spectacle divertissant et bon enfant. Un spectacle pulp, agrémenté d’humour britannique, bien interprété par des comédiens talentueux, tout le nécessaire, donc, pour passer une sympathique petite soirée SF en famille.

Que faut-il en retenir ?

  • De l’humour, un esprit bon enfant
  • Interprétation de qualité
  • Des décors et des effets spéciaux assez réussis

Que faut-il oublier ?

  • De nombreuses incohérences scénaristiques
  • Le langage horripilant des Daleks
  • Très, très kitch

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