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Critique du Film : Maniac Cop
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Critique du Film : Maniac Cop

Avis critique rédigé par Christophe B. le vendredi 12 octobre 2007 à 1132

Un B’Movie génial

Les habitants de New York vivent dans l'angoisse. Un mystérieux tueur arpente les rues de la ville en uniforme de policier. Dès lors, impossible de savoir si le brave flic qui vous arrête dans une ruelle sombre et déserte est là uniquement pour faire son métier, ou s'il s'agit du tueur sanguinaire que la presse a eu tôt fait de baptiser : le Maniac Cop.

Theresa Mallory (Laurene Landon), Jack Forrest (Bruce Campbell) et Frank McCrae (Tom Atkins), des flics traquant l'un des leurs

Maniac Cop : réalisation de William Lustig, scénario de Larry Cohen, produit par James Glickenhaus. La simple vue de ces trois noms réunis sur un même générique devrait réussir à filer immanquablement une belle excitation à tout fan de série B américaine qui se respecte (il ne manque que le nom de Brian Yuzna pour que le quarté gagnant soit complet, et la liste des noms du reste du peloton est longue comme mon bras)
Bien que le terme Maniac soit inclus dans le titre, ce film n'a rien à voir avec le tueur en série qu'avait mis en scène William Lustig au début des années 80. Et même si le réalisateur se défend d'avoir choisi ce titre pour surfer sur le succès de sa réalisation la plus connue, on ne peut pas lui en vouloir de nous mentir un peu, tant cette démarche, et toute la production du film, est dans la droite lignée politique du B Movies ricain de l'époque. Un titre racoleur, un casting de gueules ravagées, de jolis minois sexy et des acteurs sur le retour, une superbe affiche dessinée (l'originale) et un sous titre à faire damner les productions italiennes du genre : "Maniac Cop - Vous pouvez garder le silence... pour toujours !"
Lorsqu'à New York des meurtres abominables sont commis par un flic psychopathe, les policiers qui pédalent littéralement dans la semoule, soupçonnent l'un d'entre eux : Jack Forrest (interprété par le toujours génial Bruce Campbell) dont l'épouse, qu'il trompait allègrement avec une collègue flic, est retrouvée assassinée. Forrest est jeté en prison, mais les massacres continuent. La crainte de tout ce qui porte un uniforme est telle, qu'un pauvre jeune flicaillon se retrouve avec une balle en pleine tête, tirée par une femme qui croyait avoir à faire au tueur en uniforme.

Ce flic psychopathe est pourtant officiellement mort, sauvagement assassiné dans les douches d’une prison. Mais on ne sait pas exactement si le Maniac Cop, dans ce premier opus, est un mort vivant ou s'il a simplement survécu à son agression en prison et qu'il vient se venger. Cet aspect mystérieux du film finit par être assez amusant et plus intéressant que si tout était expliqué de manière détaillée.
William Lustig est New-yorkais, et il aime sa ville, qu'il sait filmer comme personne. Surtout la nuit. Car évidemment, la plupart des meurtres sont commis de nuit par le psychopathe. Pratique pour le réalisateur qui ne veut montrer le visage du tueur qu'à la toute fin du métrage. Pratique et génial, car les scènes montrant la masse imposante du Maniac Cop déambulant lentement dans la nuit vont devenir une vraie marque de fabrique du réalisateur dans les films qui suivront.
Lustig aime piquer les idées géniales des autres, à ce titre, l'attaque du commissariat, qui n'est pas montrée directement, mais dont on découvre le résultat en même temps que le héro, est un pompage intégral (en moins bien) d'une fameuse scène de Hitcher. Le réalisateur ne se cache d'ailleurs pas de cet "emprunt" et l'avoue sans honte. Mais comment lui en vouloir, Lustig, en vrai cinéphage, et un véritable descendant direct des faiseurs/auteurs de série B des années 50, un Joseph Lewis, un Jack Arnold ou un Roger Corman en puissance. Et le pompage est de mise dans la série B. A l’image encore de la scène d’ouverture, un rien fétichiste, détaillant en gros plan, façon préparation au combat de Rambo, le tueur s’équipant de son uniforme de policier.
Même si les flics sont tournés en dérision, que les lenteurs administratives et le « je m’en foustisme » de l’auguste assemblée policière est pointée du doigt, il n’y a pas de message particulier dans Maniac Cop, le film est avant tout un spectacle, rien de plus.
Matt Cordell (Robert Z'Dar), le Maniac Cop, son arme favorite la matraque à cran d'arrêt, et l'une de ses victimes

La conclusion de

Maniac Cop est un mélange extrêmement habile d'action, d’humour grinçant et d'horreur. Une production qui regorge d'idées provocantes, de scènes savoureuses et qui constitue une oeuvre inédite qui, par sa totale maîtrise et son punch, fait honneur à la série B ricaine.

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