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Critique du Film : Peur Bleue
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Critique du Film : Peur Bleue

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 juin 2006 à 0838

Quand Harlin fait du Corman

La mignonnette Susan McCallister, généticienne émérite et chercheuse obstinée, a peut-être trouver un remède contre la maladie d’Alzheimer. Cependant, sa fabrication nécessite la présence d’une particule qui ne peut être trouvé que dans le cerveau de requins géants génétiquement modifiés. Aussi, quand la station de recherche offshore se voit menacé par l’approche d’un ouragan très violent, on se dit que les choses vont forcément se compliquer…
Variant entre les thèmes ultra conventionnels des attaques de requins tueurs et des manipulations génétiques, Peur Bleue, on s’en rend compte dés les premières images - qui mettent en scène l’attaque d’un gigantesque squale sur une catamaran occupé par deux jeunes couples aux maillots échancrés -, n’innove en rien. De plus, à ces faits, vous pouvez ajouter la présence du thème de la base sous-marine menacée, en vogue depuis un certain Abyss de James Cameron, mais qui rappellera surtout aux cinéphiles le désopilant nanar en 3D qui mettait en vedette les mésaventures d’animateurs d’un parc sous-marin confrontés à un requin géant en plastique : Les dents de la mer 3D !
Bref, dans cette station prise dans la tempête et vouée au naufrage, se trouve une petite poignée de personnes condamnée à lutter contre les éléments mais aussi les monstres qu’ils ont eux-mêmes créés. Il n’est pas bon de se prendre pour Dieu, sous peine de s’en voir rudement châtié, dit le sage mandchou, ou bachi-bouzouk. Une évidence bien connue depuis les déboires d’un certain docteur Frankenstein. Mais Susan McCallister, au ravissant petit nez et superbes miches, ne connaît pas ses classiques. Ou elle n’en a rien à foutre, ce qui revient au même.
Les requins – de taille curieusement variables au gré des plans - vont donc s’en prendre aux vilains humains qui leur triturent le cerveau et leur ADN. Et comme dans tous les films utilisant le style narratif ‘’jeu du chat et de la souris’’, les souris de la station Atlantica vont, à un rythme métronomique, se faire bouffer par les chats. Sauf les héros, bien sur, qui tel Jerry se défilant devant Tom, s’en sortiront salement amoché mais en ayant gardé le sens de la réplique de la mort qui tue.
Le film pourrait être chiant et ridicule. Hors, il n’en est rien. Enfin, si, il est quand même ridicule. Mais nullement chiant. La raison est le parfum d’humour au second degré qui flotte en permanence durant toute le déroulement de ce film vraiment pas terrifiant. Conscient des carences de son scénario, le réalisateur finlandais Renny Harlin choisit ouvertement de traiter son film comme un mouvementé cartoon très fun. Et ça marche souvent, grâce à des astuces scénaristiques comme le choix de supprimer de manière radicale les personnages principaux à travers des séquences gaguesques – la mort de Samuel L. Jackson est vraiment hilarante – et d’accumuler sans vergogne les blagues potaches, les punchlines poussives du black de service, les ellipses culottées et les incohérences d’échelle de temps et d’espace.
A la manière d’Un Cri dans l’Océan, autre perle marine rigolote, l’un des autres arguments de Peur Bleue est la présence dans les rôles principaux de deux acteurs complètement hors sujet. La jolie Saffron Burrows (la Télémaque de Troy), dans le rôle de Susan, et le bellâtre Thomas Jane (le Henry Devlin de Dreamcatcher) ne sont pas crédibles pour deux sous dans leur rôle respectif. Une totale artificialité qui ramène le spectateur aux spectacles d’aventures des films des années 40-50 et qui rajoute à l’atmosphère très fun, notamment durant les scènes à fort climax. D’autant plus que les seconds rôles sont caricaturaux au possible, que tout est fortement prévisible – hormis quelques petites surprises –, et que Renny Harlin ose pousser le kitch à son paroxysme dans les effets spéciaux.
Les FX de Peur Bleue sont presque à 100% numériques. Ils sont également presque à 100% complètement irréalistes et se rapprochent plus de ceux d’un quelconque jeu vidéo que des artifices léchés du Seigneur des Anneaux. Ainsi grossièrement animés, les frétillants requins tueurs font aussi rire que le Vil Coyote de notre ami Chuck Jones. Alors, choix délibéré ou incapacité chronique d’un staff sous payé ? Au spectateur de décider. Personnellement, j’ai décidé d’en rire.

La conclusion de

Il y a deux manières d’appréhender Peur Bleue. Si vous choisissez de le ranger dans le rayon des comédies horrifiques fun et bon enfant, vous ne serez pas déçus. Acteurs, scénario, réalisation et effets spéciaux font ce film une véritable remise à neuf des séries B des années 50, comme celles de Roger Corman ou de Jack Arnold. Par contre, si vous espérez y trouver un film d’horreur efficace, terrifiant ou dérangeant, il y a des chances que, de dépit, vous attribuiez à Renny Harlin une copieuse panoplie de noms d’oiseau.

Que faut-il en retenir ?

  • Aspect fun et sans complexe
  • Beaucoup d’humour
  • Tout public

Que faut-il oublier ?

  • Manque d’originalité
  • Effets numériques assez mauvais
  • Pas du tout effrayant
  • Peut agacer par son aspect comédie fantastique

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