75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°1 : Réagissez en configurant votre AdBlock pour ne pas nous faire disparaître comme les dinosaures de Jurassic Park ;)
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Maniac Cop 3
Maniac Cop 3 >

Critique du Film : Maniac Cop 3

Avis critique rédigé par Christophe B. le mardi 30 octobre 2007 à 2329

La fin d'une franchise ?

La fin du précédent opus, montrait l'enterrement officiel du flic psychopathe, désormais réhabilité et donc en paix avec lui-même et la société. Mais c'était sans compter sur quelques tarés, adeptes de cultes vaudous, qui s'acharnent, et réussissent, à faire lever de son cercueil le malheureux flic zombie pour lui faire reprendre sa croisade sanglante.

Le Maniac Cop va tomber amoureux d'une fliquette à son image

Notre ami Matt Cordell, ressuscité après sa chute de trois ou quatre étages et son spectaculaire embrasement à la fin de Maniac Cop 2, revient pour assouvir sa soif de vengeance inextinguible. Mais cette fois-ci ce n'est pas son honneur qu'il veut laver, mais celui d'une femme flic, une incorruptible, comme lui, laminée par les médias après une prise d'otage qui va se terminer par une fusillade sanglante dont deux journaleux véreux lui font porter le chapeau. Et la pauvrette ne peux même pas se défendre puisqu'elle est tombée dans le coma, en état de mort cérébrale, elle n'est plus maintenue en vie que par les machines médicales d'un hôpital. C'est là que le Maniac Cop va venir la chercher, déterminé à ne se laisser ralentir par personne. Il faut dire que le flic zombie en pince pour la fliquette, et se verrait bien convoler en justes noces avec celle qu'il considère comme son alter ego féminin. C'est donc un hôpital qui va devenir son nouveau terrain de chasse.
William Lustig, en désaccord total avec la production, a quitté le plateau de tournage avant la fin, laissant sa place à Joel Soisson, l'un des producteurs, et a crié haut et fort qu'il reniait ce film. Jugement bien sévère, car Maniac Cop 3 n'est pas aussi mauvais qu'il voudrait le faire entendre. Comme toujours, il s'agit d'un thriller horrifique bien mené, riche en rebondissements, et qui, même s'il souffre d'un gros problème de rythme, porte bien la patte du metteur en scène.
Il ne fait pas bon être le patient de cet hôpital là...

On reconnaît immédiatement ce qui a été désavoué par Lustig : ces moments ultra conventionnels et clichés de la romance entre le détective McKinney et la doctoresse, et les dialogues stupides qu'ils s'échangent, la baisse d'intérêt devant les actions du Maniac Cop, qui se dresse en gentil justicier et ne s'attaque plus qu'aux criminels ou aux journalistes et médecins véreux. Et puis on ressent surtout l'absence du réalisateur en salle de montage. Le résultat et assez bancal mais surtout d'une mollesse affligeante. Notamment dans un double gunfight directement inspiré de John Woo, qui n'impressionne pas vraiment ou encore dans la scène où le Maniac Cop investit l'hôpital qui nous laisse étrangement distant des événements.
On peut regretter que l'idée originale de Lustig et de son scénariste Larry Cohen (qui s'est retiré du projet) n'ait pas été suivie par les producteurs. Les deux compères avaient en tête de situer l'action dans un hôpital désaffecté de Harlem, et de faire un film très noir, tourmenté, à l'ambiance quasi gothique en hommage aux grands classiques de la Hammer.
Il me faut cependant modérer mon propos car ce troisième volet comporte son lot de scènes cultes qui vont d'un joli mitraillage dans une pharmacie, l'incendie dans l'église vaudou, en passant par une poursuite finale hallucinante (peut être un poil trop longue) où notre flic maniaque, en feu et au volant d'une bagnole, détruit tout sur son passage tout en tirant à bout portant sur la caisse de Robert Davi.
La fin, très ouverte, comme d'habitude, laisse présager que le Maniac Cop pourrait un jour ou l'autre refaire surface accompagné d'une charmante compagne carbonisée. Mais pour le moment, Lustig a délaissé la caméra depuis plus de 10 ans (Oncle Sam) pour se consacrer à la production et la distribution de films via son label Anchor Bay. Vivement que l'envie de filmer le reprenne !
Le Maniac Cop et sa fiancé, un amour brulant...

La conclusion de

Le surnaturel évoqué dans le deuxième opus est désormais radicalisé, la carte du fantastique est davantage jouée et celles des cascades et des effets pyrotechniques ne sont pas laissées de côté. Au final, ce Maniac Cop 3, tant décrié, est loin d'être aussi mauvais qu'il n'y parait. Et si ce nouveau come-back n'est pas aussi réussi que ses prédécesseurs, moins hargneux, à l'humour moins noir, il reste cependant largement regardable, totalement dans l'esprit des séries B ricaines de l'époque.

Acheter Maniac Cop 3 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Maniac Cop 3 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Maniac Cop

En savoir plus sur l'oeuvre Maniac Cop