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Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Prophecy: Uprising
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Prophecy: Uprising

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 16 janvier 2007 à 1536

Derrick vs les Démons

Une jeune schizophrène se voit confier par des voix intérieures la protection d’un manuscrit religieux qui, selon elles, serait convoité par les démons. Au cours de sa mission, elle va prendre connaissance d’un passé douloureux et vivre des retrouvailles inattendues…
Dans ce quatrième volet de la saga Prophecy, tourné essentiellement en Roumanie (le choix de ce lieu est d'ailleurs justifié par une pirouette scénaristique assez amusante), l’on assiste à un changement de la donne. Adieu ces violents et impitoyables combats angéliques nés de la rupture affective entre l’archange Gabriel et Dieu. Et adieu, par conséquence, le plaisir de contempler un Christopher Walken s’amuser en ange exterminateur. Une page est tournée… Gabriel n’est plus la principale menace qui pèse sur l’Humanité.

Un policier au passé plus que trouble et son ''ange'' gardien

Néanmoins, comme on ne change pas une recette qui fonctionne, ce vieux briscard de Joel Soisson - producteur-réalisateur sur le projet - conserve dans le script le principe de lutte familiale entre un père et son fils, entre un prophète et son disciple. Il se contente juste de changer le théâtre du drame et les rôles des différents personnages récurrents. On retrouve donc Simon et Satan, qui apparaissent toujours sous la forme d’alliés contre-nature, et les humains ballottés dans une histoire donc ils ne maîtrisent guère les éléments. Seule l’identité du fauteur de troubles a été changée : Gabriel, rebelle céleste, cède la place à Bélial, rebelle infernal. Et pour des raisons pratiquement identiques à celles de son alter-ego des Cieux, le démon va se dresser devant son ancien maître : Satan !
L’un des principaux éléments disputé dans cette lutte infernale est le Lexicon, un ouvrage divin, une Bible inachevée que Dieu continu de rédiger par l’intermédiaire de mediums théurgiques. Cet ouvrage, que le Diable, créature aimant l’incertitude, méprise par-dessous et ne voudrait ne voir jamais achevé, Bélial le convoite grandement. Avec son esprit opportuniste, il voit en la lecture de cette Bible - rédigé en lettres de feu, et en cyrillique s'il vous plaît!- qui va au-delà de l’Apocalypse le moyen de connaître par avance l’avenir du Monde. Il part du principe qu’un démon averti en vaut deux… Appréhender le futur, une bonne méthode pour parvenir à ses fins, n’est-ce pas ?
Bélial, une sacré coquine!

Mais devant Bélial se dresse, en plus du Satan empêcheur de tourner en rond, un Simon qui a décidé de laisser tomber Gabriel pour s’occuper de l’ancien disciple des Enfers. Il parvient à confier le livre à une jeune femme qui prend la fuite, pendant que Satan porte son attention sur son frère, un policier véreux qui, encore enfant, avait vendu ses parents à la police secrète roumaine. Un bon client, donc… Et la confrontation finale, qui a lieu dans une ancienne maison de torture, et par conséquent luxueuse dépendance infernale, voit s’affronter à travers quelques répliques et quelques hallucinations révélatrices tous les intervenants (sauf Simon, qui n’a pas été invité) dans une longue séquence baroque et déjantée, presque ‘’Barkerienne’’.
Comme vous pouvez le lire, le script comporte son petit lot de bonnes idées, mais hélas, Joel Soisson, dans le domaine de la réalisation, ne vaut pas son poids en haricots (je sais, elle est facile…). Mise en scène, prises de vue, montage, tous ces éléments manquent furieusement d’originalité, à défaut d’ingéniosité. Le rythme se traîne un peu, et la vision du métrage, malgré un scénario proposant des moments forts, ne provoque aucune surprise, ni frisson. De plus, l’horreur est cruellement absente. On croirait parfois mater une sorte de Derrick contre les Démons, c’est dire… Le spectateur se contente donc de suivre avec curiosité les exactions de ces entités infernales qui, tel des limiers surnaturels (Soisson a conservé leurs attitudes animales décrits dans les précédents volets), poursuivent leurs proies humaines.
La gardienne du temple

S’il manque dans le regard de John Light (malgré son nom !) la flamme perverse qui illuminait celui de Viggo Mortensen dans les précédents volets, le jeune britannique assure toutefois parfaitement son rôle de prince des Enfers, avec une attitude flegmatique et blasée, et parfois même étonnée devant les réactions humaines. La dangereuse nature ambiguë de cet ange déchu ressort parfaitement et il apparaît parfois même comme un personnage étrange mais sympathique, voire séduisant. Bélial, quand à lui, comme il a pris pour habitude de changer de corps relativement fréquemment (c’est un éternel insatisfait), il n’a donc pas de comédien désigné. Signalons toutefois que l’interprète de l’incarnation finale du démon est Doug Bradley, mieux connu sous le nom de Pinhead (je vous disais qu’il y avait du Barker dans ce film !).
Le qualité de la distribution est d’ailleurs l’une des principales satisfactions de ce film. Si Kari Wuhrer est convaincante dans le rôle de la proie fragile et désespérée (elle évite le piège de la scream queen !), on retient surtout l’excellente performance du britannique Sean Pertwee (Dog Soldiers), qui offre une prestation impressionnante, à base de tics nerveux et de crises de colère mal contenues. La séquence finale, lorsqu’il entame sa purgation, voit son poids dramatique reposer entièrement son jeu, et il s’en sort très bien. Un acteur dont il va falloir suivre la carrière de près…

La conclusion de

Malgré des faiblesses de réalisation et de montage, Prophecy 4 est un spectacle plutôt réussi. C’est un produit direct-to-video au scénario intéressant - qui réserve quelques surprises -, et doté d’une l’interprétation de qualité (malgré l’absence des stars qui ont faits le succès des volets précédents), et il qui pourrait tenir sans problème la comparaison avec certains films qui ont eu l’honneur d’une sortie en salles. A voir…

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario intriguant
  • Concept toujours aussi intéressant
  • Interprétation de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation un peu bonhomme
  • Manque de rythme au montage

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