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Critique du Film : Maniac Cop 2
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Critique du Film : Maniac Cop 2

Avis critique rédigé par Christophe B. le vendredi 12 octobre 2007 à 1202

Une suite supérieure à l'original

Alors que tout le monde (sauf nous évidemment) le croit mort, bouffé par les anguilles du port de New York, Matt Cordell, le Maniac Cop, reprend du service pour une fois encore réclamer vengeance. Ses premières victimes seront les deux policiers qui lui ont fait boire la tasse dans le premier opus, ainsi que quelques flics trop zélés. Mais sa vengeance ne saurait être assouvie sans rendre une petite visite de courtoisie aux prisonniers responsables de son opération de chirurgie plastique forcée dans les douches glauque du pénitencier de Sing Sing. Pour le seconder, le flic-zombie trouve un sidekick en la personne d'un violeur de stripteaseuse aux faux airs de Charles Manson.

Le Maniac Cop et son arme favorite : la matraque-poignard

Si le premier épisode des aventures du Maniac Cop laissait planer le doute sur l'origine zombiesque du flic psychopathe, cette séquelle met immédiatement les choses d'aplomb. Le surnaturel est de mise dans cette suite excitante et qualitativement supérieure à l'original. Le surnaturel et la démesure aussi. Les amateurs de gunfights et de cascades de folie vont être largement servis dans cet opus qui rend hommage au cinéma asiatique moderne et aux comics dont le réalisateur à largement intégré les codes graphiques.
William Lustig aime le cinéma de Hong Kong, et il le montre allègrement dans les scènes d'action spectaculaires de ce film. En digne représentant de la série B américaine, il copie, enfin je veux dire "rend hommage", aux films qui l'on marqué. Il reprend pratiquement les plans d'une séquence de Gunmen (réalisé par Kirk Wong) lorsque Matt Cordell, véritable torche vivante (heu... morte-vivante ?), enflamme un par un ses adversaires en avançant sur eux.
Comme pour le premier film, Lustig ne s'embarrasse pas de parlote inutile. Il nous donne du spectacle ! L'impressionnant Robert Z'Dar (presque aussi effrayant au naturel qu'avec son maquillage de Maniac Cop), est entouré d'autres véritables "gueules" du cinéma bis : Leo Rossi, Michael Lerner, Charles Napier, et l'excellent Robert Davi dans le rôle d'un flic largement inspiré par la série des Dirty Harry. Le réalisateur semble cependant vouloir cette fois souligner l'impression de martyre de son flic maniaque, malgré l'effroi qu'il suscite. Matt Cordell est une fois de plus en croisade vengeresse contre ceux qui l'ont tué, mais également contre le système policier qui l'a envoyé en prison, le méritait-il ?
Le détective McKinney (Robert Davy), un flic aux méthodes expéditives...

L'attaque du commissariat, largement inspirée de celle de Terminator (et qui la surpasse), est LA grande scène du film. Sauvage et impressionnante, elle débute par un gunfight sanglant dans le stand de tir. Les pauvre flics médusés, qui ne s'attendent vraiment pas à ce que les cibles en carton, derrière lesquelles se cachent le tueur, répliquent à leurs tirs, se font dégommer un par un, comme à la fête foraine. Le Maniac Cop monte ensuite à l'étage et s'attaque aux bureaux, flinguant à tout va, faisant fi du mobilier qu'il défonce allègrement, éjectant dans les airs le préfet de police qui va traverser plusieurs cloisons en verre avant de s'effondrer à l'autre bout de la pièce. Typique du cinéma asiatique, mais tellement nouveau dans une production ricaine.
L'habitude qu'a le réalisateur de filmer son flic psychopathe avec beaucoup de retenue en début de métrage, toujours dans une ambiance très sombre, souvent dans de long travelling de dos, cadrant le tueur au niveau du bassin pour le voir jongler avec sa mythique matraque-poignard, donne des plans inoubliables qui frisent le génie (bon, je m'emporte peut-être un peu).
Les cascades automobiles ne sont pas de reste, orchestrées de main de maître par ce fêlé de Spiro Razatos (qui s'occupe en ce moment même des cascades du remake de Death Race réalisé par Paul Anderson) qui nous offre une incroyable course automobile où la pauvre Claudia Christian se retrouve accrochée par des menottes à l'extérieur d'un bolide devenu incontrôlable.
Carton au stand de tir !

La conclusion de

De l'excès, de la folie, des gunfights et des cascades démentes, une superbe mise en scène, le réalisateur de Maniac Cop 2 a choisi les chemin du comics et du polar asiatique. Il filme ce spectaculaire second opus avec brio, le montage est dynamique. Cette séquelle mêle à merveille la violence et le gore en y ajoutant une pincée d'humour noir véritablement réjouissant.

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