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Critique du Film : Thor le guerrier
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Critique du Film : Thor le guerrier

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 19 décembre 2006 à 1555

A thor ou à raison, évitez-le

Le monde de Thor est un lieu très primitif. Une contrée préhistorique qui ressemble étrangement à la bucolique campagne des environs de Rome. Sur cette terre rude et dangereuse errent de curieuses tribus barbares qui ont pour caractéristiques ethniques de porter des tennis Adidas recouvertes de poils de yacks synthétiques, d’arborer un sourire Email-Diamant et d’avoir toujours le visage parfaitement glabre, malgré un manque évident de confort sanitaire.
Et c’est dans ce monde étrange que va grandir Thor (rien à voit donc avec le dieu nordique du même nom), et devenir un bel homme faiblement viril et terriblement niais. Il faut dire que le soi-disant élu des dieux a des circonstances atténuantes. Né dans un buisson et emmitouflé dans un vieille chaussette norvégienne, il voit (enfin, dans la chaussette il ne peut en réalité rien voir) son père occis par un vil archer épileptique, sa mère piétiné par des figurants de Cinécitta, et lui-même se prendre une flèche dans le buffet. Il ne sera sauvé que par l’épaisseur de la chaussette et par l’éruption sulfureuse et magique d’Etna, un magicien excentrique qui porte une encombrante paire d’aile en balsa sous sa cape et qui peut éventuellement se transformer en vieille chouette moisie.

Un sourire qui en dit long

C’est d’ailleurs ce mage qui nous commente tout au long du film les exploits de son protégé (il est tellement bavard que l’on en vient à espérer qu’il reste définitivement sous sa forme de chouette). A travers des discours en regard caméra appuyés parfois d’une voix off, il nous explique ce que l’on est sensé voir à l’écran. On remarque ainsi que ce sacré oiseau a un don pour l’emphase et la parabole ! Bref, Thor grandit en mangeant du poison cru tout en souriant comme un ahuri et en pataugeant dans un ruisseau à sec. Puis vient le moment où Etna lui dessine son destin : - Tu es le messager de Técha (qui est, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le dieu de la Terre et non pas celui des minets) et tu dois retrouver l’épée de ton père, les graines du soleil (quid?), puis dominer la monde (ah là, d’accord !). Fichtre, quelle mission ! Courageux, Thor arrange sa coiffure glam-metal, réajuste son slip moule-burnes et part sur les sentiers de la gloire !
Entamant son périple (probablement filmé dans un jardin public romain), il va commencer par croiser trois barbares anthropophages (c’est la mode des cannibales dans l’Italie bis des années 80) équipés de casques en carton, d’épées en latex et de colliers en tubes de roseau. Après les voir rossés à coup de nerf de boeuf, il va découvrir qu’il a un zizi et profiter des largesses de cuisse d’une prisonnière blonde permanentée. Etna, sale chouette qui regarde l’affaire d’un air concupiscent, lâche un conseil pas assez respecté aujourd’hui : - Ne soit pas tendre envers elle, Thor, cet être sans cervelle n’est là que pour ton plaisir, prends là et jette là ! Mouais, à mon avis Etna a du trop fréquenté Paris Hilton… ou Nicole Ritchie, les reines de la tribu des Pétass.
Le lendemain, quelques centaines de mètres plus loin, Thor est attaqué par un orc maquillé à la pizza napolitaine. Très malin, cet orc passe son temps à se téléporter dés qu’un accessoiriste farceur jette un pétard à fumée sur le plateau. Et cela bien sur, dans le but de prendre Thor par surprise. Mais bon, vu qu’il précède chacune de ses attaques dans le dos par un tonitruant Yarrrgh !, son artifice ne marche pas des masses. Verdict : technique à revoir, orc recalé et encorné.
Des combats d’une rare violence

La troisième épreuve de Thor est terrible, il doit traverser le territoire des Vierges Guerrières ! Annoncée par Etna d’un air très solennel, à la vue du sous-bois bien entretenu, presque balisé par les Eaux et Forêts, l’on se doute que l’affaire va être terrible. Et l’on est rassuré de constater que c’est le cas lorsque surgissent de derrière des arbres (elles étaient tellement bien cachées qu’on les avaient repérées depuis cinq bonnes minutes) trois gonzesses en toge trop larges, armés de coupe-coupe et protégés par des casques Playmobil en osier qui leur tombent devant les yeux. Ainsi handicapées, les membres de la redoutable tribu ne font pas le poids face à un Thor sexiste et presque supérieur en nombre, et cette fière race d’amazones voit sa population diminuer des deux tiers au cours d’un bref mais violent combat. Cependant, ne voulant probablement pas être responsable du premier génocide de l’histoire, Thor épargne Ena, la moins moche, puis entreprend de lui tripoter les miches (qu’elle a finalement assez jolies), avant de l’embarquer à sa suite. On ne saurait lui donner tort, à Thor.
La quatrième épreuve est encore plus horrible. Dans un champ de concombres, Thor est capturé par une secte composées de tifosi de la Lazio de Roma vachement mécontents (je les ai identifié à leur couleur bleu, leur paroles limitées à bouga-bouga et leur air idiot). Tout en ricanant, les supporters attachent Thor a un tas de brindilles puis lui piquent un peu de sang dans un gobelet en plastique. - Bouga-bouga ola, crie le chef, apparemment satisfait, et il verse le précieux liquide sur une idole en forme d’homme-cerf. - Ouga bouga po, répondent les dix autres membres de la réunion, avant de se barrer soudainement et promptement derrière des buissons. De quoi rester perplexe, avouez-le ! Thor abandonné par ses geôliers barjots, Ena en profite pour le libérer de ses entraves en paille sèche. C’est alors qu’en inspectant l’idole (voilà que Thor pille maintenant !) , notre héros déniche dessous les fameuses graines du soleil. Des grains de blé ? Mais oui, bien sûr ! Pour le coup, Thor est vachement content, et nous aussi d’ailleurs. Par contre, ne me demandez pas ce que foutait ce tas de graines sous le cul du cerf…
Ena, madame Thor

Parvenant à échapper à la vigilance des tifosi (en nous reconstituant la méthode de survie à la Scoobidoo), le couple et leur chouette compagnon arrivent finalement au bout de leur voyage : la mer. Là, Thor prend le contrôle d’un village de hippies et leur apprend à planter des graines, pendant que la sienne pousse dans le ventre d’Ena. Le temps passe (environ 9 mois, cela sera confirmé par la suite) et l’on s’ennuie sévère. Heureusement, cette courte période de bonheur ne dure pas, car arrivent des lointaines plaines les barbares de Gnut, le fameux archer épileptique (qui s’est un peu calmé avec les années et qui n’a pas vieilli d’un poil). Cette redoutable armée de vingt péquins (les spectateurs les plus attentifs remarqueront la présence des mêmes tifosi que précédemment) attaquent le village baba-cool, capturent Thor et lui brûle les yeux à la manière de Michel Strogoff, mais avec moins de classe. Puis ils le jettent dans la nature et réduisent les écolos en esclavage en les menaçant avec des antennes de télévision et des pelles à tarte.
Aveugle, assis dans une grotte, Thor attends. Car Thor est protégé par Técha, qui lui envoie un serpent. Du venin du serpent, Thor en sort un suc, qu’il broie avec de la salsepareille, ou du persil, ou de la menthe… Il applique ensuite le cataplasme sur les yeux et hop ! Non seulement il retrouve la vue, ne garde aucune cicatrice de ses horribles brûlures à la torche et retrouve l’épée de son père plantée non loin, mais de plus il se voit offrir un cheval blanc par la déesse Técha (bizarre, hein ?). S’en suit le moment du film qui se veut humoristique durant lequel un Thor rigolard tente d’apprendre à monter à cheval. Un instant désopilant, j’en ris encore (sic).
Le combat final

Ainsi équipé, le fier cavalier part sauver son village. Les guerriers cannibales, effrayés par la propreté immaculée du canasson, partent hululer et goulougoulouler ailleurs. Reste Gnut le vil, qui ne peut résister longtemps à la fureur vengeresse d’un fier barbare. Il est rapidement mis en pièce par un jeune papa qui entend, au loin, les pleurs de son fils nouveau né. C’est très émouvant. On croit alors avec soulagement que cette catastrophe filmique est enfin finie. A tort. Le mot de la fin échoie au volubile volatile Etna, qui nous pond alors une fumante exposition sur l’amour que voue l’humanité à l’art belliciste. Hou Hou !

La conclusion de

Film d’exploitation fauché essayant de récupérer le public fan de Conan, Thor le Conquérant accumule les séquences ratées sur un scénario aussi rectiligne que la ligne droite de Longchamp. Réalisé par le tâcheron Tonino Ricci, le film ne parvient même pas à tomber dans le nanar délirant tant tout le déroulement de l’histoire est insipide et sans surprise. Seul le jeu posé des ‘’comédiens’’, la direction complètement ahurissante des figurants, l’absence de décors et les costumes ridicules parviennent à nous distraire, et parfois nous faire rire ! Alors, les jeunes, si vous croyez que Donjons & Dragons est la plus grosse bouse de la Fantasy, matez-moi ce bon vieux Thor des chaumières, vous m’en direz des nouvelles !

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois drôle au 12ème degré

Que faut-il oublier ?

  • Tout est nul. Tout.

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