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Critique du Film : La Malédiction
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Critique du Film : La Malédiction

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 8 juin 2006 à 0603

Une malédiction ! … mais pour qui ?

Damien Thorn est né à 6 heures, le 6éme jour du 6éme mois. Robert Thorn, ce même jour est incapable d’avouer à sa femme le décès de leur enfant. Il décide d’adopter le jeune Damien sans que personne le sache. Mais voilà, il y a beaucoup de morts qui arrivent autour du jeune enfant…
En 1976 sortait un film magistral sous la direction de Richard Donner qui sera plus tard aussi le papa de Superman ou de la série de films ‘l’arme fatale’. Le film à juste titre est devenu un grand classique de l’épouvante. Personnellement, la malédiction est même mon film favori dans le registre du diable. Autant dire que l’annonce d’un remake m’a laissé quelque peu sceptique. Mais bon, curieux je me disais que grâce à son histoire bien foutue au pire le remake serait moyen. Les remakes réussis sont rares, mais de temps à autre ils peuvent marcher. Je pense à la mouche de David Cronenberg ou encore à the thing de John Carprenter. La Fox décide de profiter de la date du 6 juin 2006 pour sortir le remake et elle aurait tord de se priver, la date est parfaite pour la promotion du film et cela semblé judicieux. Par contre en dehors de la date le reste est beaucoup moins judicieux, par exemple le réalisateur John Moore. John Moore (En territoire ennemi) est très loin d’avoir la stature d’un Richard Donner. D’accord Donner lui aussi à l’époque de la malédiction n’avait pas encore fait ses preuves. Bien le résultat est sur pellicule et la preuve est flagrante : à partir d’une même histoire l’un signe un chef-d'œuvre et l’autre un film grossier aux effets appuyés.


Les dialogues sont quasiment les mêmes, mais alors qu’ un joué sur les regards et des ambiances serrées et étroites, mettant l’accent sur un gamin protégé par le mal, mais inconscient de son destin et ne montre son diabolisme qu’ inconsciemment. L’autre film – version 2006 – offre des plans de caméra souvent larges ne semblant jamais où se positionner. De plus, les gros clichés à effets sonores ne sont pas rares et énervent. Le pire reste un Damien, conscient des actes qui l’entourent enlevant cette semi-peur de l’innocence. Par ses actions, Moore enlève à la fois le mystère et n’arrive jamais à rendre l’atmosphère pesante. D'ailleurs, le choix du gamin lui-même est une erreur. Le môme de 1976 avait un regard et une gueule qui à elle seule faisait frissonner, le nouveau se contente de jouer des sourcils et à avoir une bonne tête à claque.
Je ne parle même pas des autres acteurs. Bien si… mais je souffre. Julia Stiles mérite dès à présent son trophée de pire actrice. Sérieusement ? Elle joue réellement une femme d’ambassadrice ? Ou, joue-t-elle une adolescente qui s’amuse à mal jouer les femmes d’ambassadeur ? Si encore il y avait que le manque de classe, mais non la pauvre, elle n’a ni classe, ni carrure et passer derrière la prestation de Lee Remick n’arrange rien. Liev Schreiber ne s’en sortirait pas trop mal si seulement il était plus âgé ou encore, s’il ne devait pas succéder à Gregory Peck. Schreiber essaie bien de nous faire croire à son rôle d’ambassadeur, mais son jeune age a du mal à passer. Puis bon, même si sa prestation est honorable elle est loin d’une carrure telle que Peck. Mais la prestation qui fait bel et bien la différence, qui ne se voit pas sur écran, est la prestation musicale. Jerry Goldsmith n’est plus, et la relève fait vraiment tache dans le cadre de ce film. Encore une fois la musique nous prouve qu’elle joue un rôle dans un film et apparemment Mr Marco Beltrami est loin, lui aussi, d’avoir su égaler le très regretté Goldsmith (Décédé le 21 Juillet 2004). Pourtant Marco Beltrami avait signé la séduisante bande original de Hellboy, mais la comparaison ici joue largement en sa défaveur.
Dans ce désastre, ce remake tout de même arrive à sauver quelques meubles et ne gagne pas le statut de pire remake de l’année 2006. The Fog garde la coupe du pire remake. En effet, quelques morts ingénieuses dont une décapitation amusante et la scène du cimetière demeurent assez intéressantes pour de temps à autre faire revenir pendant un court instant le spectateur dans le film.

La conclusion de

Le pire dans ce remake, le plus énervant, est que certains vont découvrir la malédiction sans connaître le film de 1976. Ainsi, ils auront le souvenir d’un mauvais film tout juste sauvé par quelques idées et une histoire mal exploitée. La magie du cinéma c’est aussi ça : à partir de la même histoire signer un chef-d'œuvre ou un nanar. Donner lui a trouvé à se faire un nom, Moore risque vite de se faire oublier. Encore un remake inutile.

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