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Critique du Film : La Malédiction
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Critique du Film : La Malédiction

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 8 septembre 2006 à 1028

Omen, une nouvelle marque de neuroleptique ?

Jeune enfant gâté, fils d’un ambassadeur, Damien a tout pour être heureux. Pourtant son attitude distante et son désintéressement inquiète ses proches, et notamment sa mère, qui se met à douter de la santé mentale de celui qu’elle croit être son fils…
Les films sur le satanisme et notamment sur la prédiction de l’avènement de l’Antéchrist sont rarement des réussites. Coincés par la censure, les préjugés ou, au contraire, trop orientés sur la provocation gratuite et parfois ridicule, les cinéastes qui se sont penchés sur le sujet ont souvent fait fausse route. Hors, La Malédiction, film de Richard Donner, réalisé en 1976, fait partie des exceptions et reste l’un des films les plus angoissants qu’il m’ait été donné de voir.
En effet, loin des frasques de William Friedkin et de son Exorciste (autre chef d’œuvre), le futur réalisateur des Armes Fatales a choisi d’axer son traitement vers un style intimiste et langoureux. Le rythme très lent, imprégné d’une ambiance feutré, étouffée, presque onirique – la musique de Jerry Goldsmith, avec ses chœurs qui vous glacent le sang, y est pour beaucoup -, amène une ambiance inquiétante et surnaturelle de par sa nature, les effets de violence étant très rares et toujours brefs. Dés le début du film, le cinéaste parvient à créer un sentiment de malaise amplifié par l’ambiguïté physique de Harvey Stephens (apparence angélique et regard froid comme la mort), le jeune garçon qui interprète Damien. Ainsi, à partir d’un scénario finalement très basique et linéaire, Richard Donner parvient à construire un thriller fantastique terriblement efficace.

Il a l’air inspiré, vous ne trouvez pas?

Hélas, on ne peut vraiment dire que John Moore, auteur de cette Malédiction version 21ème siècle, soit parvenu à un résultat aussi satisfaisant. On pourrait même qualifier le résultat de catastrophique. Le film est d’un chiant absolu. Les raisons sont nombreuses mais il ne faut certainement pas se tourner vers l’écriture du scénario car on peut dire que s’il y a un film qui mérite bien de porter le qualificatif de remake, c’est bien celui-ci. Le script, mis à part l’introduction d’accessoires modernes, est totalement identique, presque copiée collée. Pourtant c’est complètement foireux.
La faute en revient principalement à John Moore. Sa réalisation est morne, flasque. Appuyée par une direction d’acteur à l’encéphalogramme plat et une photographie clipesque digne d’une pub pour les produits laitiers, elle est incapable d’instaurer une ambiance qu’il voudrait angoissante. Au final, les séquences anodines qui devraient par leur banalité devenir inquiétantes deviennent d’un ennui mortel, ou pire ; ridicule – comme lorsque maman Thorn regarde, horrifiée, son fils de 5 ans se beurrer un toast à 3 heures du matin, brrr… terrible.
Pas assez dissimulé par les artifices de la réalisation, le script démontre alors toutes ses incohérences – un ambassadeur qui se met à jouer les routards - et ses exagérations – le discours complètement allumé du prêtre lors de sa rencontre avec Thorn, normal que ce dernier le prenne pour un fou. D’autant plus que les acteurs sont complètement à la ramasse. Liev Schreiber est à des années lumière de posséder le charisme de Gregory Peck et accumule les airs de chien battu avec une régularité métronomique, Julia Stiles concurrence en concours de morve la fille de Blair Witch, mais surtout, surtout, c’est le personnage de Damien qui est complètement foiré. D’un bel enfant au regard glacial dénué d’humanité, on passe à un pathétique autiste boudeur – la séquence de fermeture avec ce regard caméra est si ridicule qu’elle en devient drôle. Même Mia Farrow se vautre dans le cliché et n’est intéressante que lorsqu’elle exécute une gracieuse et fatale acrobatie (autre séquence désopilante).
Mia Farrow fait des galipettes

Du coté de l’horreur pure, l’amateur pourra également passer son chemin. Une pendaison filmée en plan très large, un empalement avec un pieu qui respire vraiment trop la synthèse, une morsure de doberman dans une veste matelassée, deux squelettes, et une décapitation, un acte spectaculaire qui est finalement le seul effet efficace du film (surtout quand le corps culbute dans les escaliers, très fun).

La conclusion de

La Malédiction n’est pas un nanar. La Malédiction est une purge. Une soupe de navet à la fadeur incomparable. Une oeuvre de tacherons friqués et sans aucune inspiration qui ne visent qu’à exploiter un titre, une licence, ou un mythe. Pas question d’être tendre avec ces gens là.

Que faut-il oublier ?

  • Attention, grosse bouse

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