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Critique du Film : Christine
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Critique du Film : Christine

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 29 mai 2006 à 0205

Plymouth modèle 57, une fille du genre jalouse ?

Stephen King, porte bien son nom. Il est le roi. Ses romans se vendent très bien et les adaptations sont retranscrites par les plus grands maîtres du cinéma : Brian de Palma, Stanley Kubrick et maintenant John Carpenter. Quel auteur pourrait rêver mieux ? Même si le King renie le Shining de Kubrick, ce dernier n’en reste pas moins un chef-d'œuvre cinématographique.

A l'époque, pour John Carpenter, tout n’est pas rose. Il vient de subir l’échec de The Thing. Il ne le sait pas encore, mais The Thing sera considéré, quelques années plus tard, comme un chef-d'œuvre de la science-fiction et cartonnera dans les vidéos club. Mais à l’heure de Christine, The Thing est un échec. Il se sent donc obligé d’accepter le film par peur de ne pas retrouver du travail. La Columbia donne toutefois le final cut et le pouvoir de décision sur le casting au réalisateur. La maison de production aurait bien souhaité des stars, mais pour Carpenter et son équipe la star devait être la voiture.

Le scénariste Bill Philips, même s’il respecte en grosse partie l’histoire de Stephen King, décide de zapper que la voiture Christine soit plus ou moins une réincarnation de Roland D. Lebay. Il enlève le fait que Roland investissait sa Plymouth et avait offert d’une certaine manière sa fille en sacrifice. Dans le film, la voiture est toujours vendue à Arnie par son frère George Lebay, mais cette fois, Roland comme Arnie sont victimes de la voiture. Celle-ci est diabolique dès sa construction.

Ainsi, Christine devient une fille à part entière et séduis ses propriétaires, elle peut même devenir jalouse. Et ne laisse rien se mettre sur son chemin. Ces propos sur l’amour et la jalousie sont d’ailleurs très bien retranscrits lors d’une scène entre Arnie et son ami Dennis. Arnie donne sa définition de l’amour et avouons que celle-ci reflète une certaine réalité : « Laisse-moi te dire ce que je pense de l’amour Denis. L’amour à un appétit vorace. Il te bouffe tout. Les amis, la famille. Tout ce que ça bouffe, ça me sidère. Mais ce que je sais maintenant… c’est que si tu le nourris bien, ça peut devenir une belle chose. Et c’est ce qui nous arrive. Quand tu es sûr que quelqu’un croit en toi, tu peux tout faire. Faire tout ce don tu a envie. Et si en plus tu crois toi-même en l’autre,… mon vieux…. Alors attention le monde, personne ne pourra jamais t’arrêté, jamais ! ».

Christine, qu'il s'agisse du livre ou du roman, c'est un anti La belle et la bête : les apparences sont jugées et l’habit fait le moine dans ce Lycée américain. Au départ Arnie est comme la voiture : considéré comme un débris. Au fur à mesure, tous deux vont se construire pour représenter ce qui pourrait paraître beau. La transformation physique va conduire à Arnie à trouver Leigh et à faire tourner les têtes.

John Carpenter, qui a certainement pensé que son précédent film était trop violent, diminue la pédale sur le gore et cette fois joue sur le sensationnel. Plutôt qu’offrir une mort horrible à un des personnages, nous voyons Christine avancer petit à petit dans un couloir trop étroit pour elle. Nous la voyons se froisser et se reconstituer au fur à mesure qu’elle avance. Le spectateur imagine très bien ce qui va se passer et souffre à l’avance pour la personne. La scène est anthologique comme plus tard une autre ou en flamme la voiture course sûrement, mais lentement une de ses victimes. ​

Pas évident de faire croire qu’une voiture vit : beaucoup ont essayé et se sont planté. Pourtant grâce à l’ambiance que dégage le véhicule, la musique utilisée et le talent de Keith Gordon de nous faire croire a son amour et la magie des effets spéciaux, la Plymouth modèle 57 vit. La plus belle scène reste le passage central ou Arnie demande à sa belle de montrer ce qu’elle a sous le capot, et il la regarde tel un voyeur assistant à un streap-tease, se rafistoler petit à petit. Cette scène a rein à envier au technique moderne d’image de synthèse, l’efficacité est redoutable, et cela bien après 20 ans.

La conclusion de

Christine était déjà une belle œuvre de Stephen King. Mais Carpenter fait très fort dans son adaptation : ce qui aurait put paraître ridicule à l’écran devient un film redoutable ou une voiture vit sous nos yeux. Les acteurs sont tous extraordinaires, le choix musical intensifie l’ensemble. Christine n’est pas un film d’épouvante, mais un film sur la nostalgie, la jalousie, l’adolescence et bien plus encore. Carpenter après The Thing signe encore une fois une perle.

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