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Critique du film : Christine [1984], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 8 septembre 2005 à 09h51

Une demi deception de la part de Carpenter

Christine est une violente et passionnée histoire d’amour entre une voiture ‘’Plymouth Fury de 1957’’ - métaphore de la femme mure, initiatrice - et d’un adolescent en plein éveil sexuel.
Mais Christine a de nombreux défauts ; elle est jalouse, possessive, et fortement caractérielle. Mais en tant que telle, elle est également protectrice, établissant avec le jeune homme une relation maîtresse / mère assez troublante.
Au début du film, le jeune homme, Arnie, est un garçon timoré, timide et sans aucune maturité sexuelle. Lorsqu’il récupère Christine – où plutôt lorsque Christine le séduit – on commence déjà à voir un changement dans son comportement. Plus tard, comme de nombreuses fois lors des premières liaisons amoureuses, le jeune homme n’arrive pas à faire accepter Christine par ses parents qui réagissent exactement comme s’il avait ramené une fille inconnue au domicile familial. Le jeune homme se rebiffe – peut-être pour la première fois – mais il doit se contenter de fréquenter Christine en dehors de son ancien cadre de vie.
Leur nid d’amour devient un garage, où le jeune homme, qui passe de longues heures à caresser sa maîtresse, commence à acquérir une maturité étonnante, de manière accélérée et anormale. Influencé par Christine, qui a un fond démoniaque et manipulateur, il se détache des quelques amis qu’il avait auparavant. Christine peut alors se satisfaire d’avoir Arnie rien que pour elle, et que pour s’occuper d’Elle. Cependant, les choses ne tournent pas aussi bien qu’elle ne l’aurait voulue, car des évènements inattendus vont se produire.
Tout d’abord, malgré son attitude de femme fatale et son pouvoir de séduction, Christine ne parvient pas totalement à détourner l’intérêt d’Arnie envers les filles de son age. Ce sentiment d’impuissance – et de délaissement - va la faire encore plus plonger dans les tréfonds de la folie, ou elle va finalement entraîner son jeune amant.
Le second déclencheur du drame qui va finalement les conduire tous les deux à la mort, c’est la séquence de ‘’viol’’ lorsqu’une bande de voyous pénètre dans leur logis (le garage) et profite de l’absence d’Arnie pour faire subir à Christine des actes d’une violence exacerbée. Et même si elle parvient à se relever en se reconstruisant toute seule - avec cette impressionnante scène de strip-tease à l’envers – on sait que plus rien ne pourra empêcher le couple d’emprunter un chemin sans retour vers la vengeance, le meurtre, et la damnation.
Après la mort de son amant, malgré une résistance acharnée, Christine va devoir se soumettre à la domination d’un male puissant - non sans crier horriblement - en étant écrasé sous le poids d’un Caterpillar massif - dont la pelle mécanique rappelle sans équivoque un phallus en érection.
Le plan final nous rappelle cependant que l’amour, et la haine, sont des valeurs éternelles.
John Carpenter signe avec Christine son seul film véritablement misogyne, les femmes y ayant en général le bon rôle. Bien sur, dans toutes ses œuvres, la gente féminine a un caractère affirmé, résolu, énergique, et presque parfois viril, et on peut affirmer que dans Christine il continue sur cette voie, mais jamais il n’avait construit de personnage féminin aussi négatif. Et c’est en cela que Christine est un film très particulier dans sa filmographie.
C’est peut-être pour cette raison que il a en partie raté son sujet. Probablement mal à l’aise dans cette critique très dure, il ne prend aucun risque et se refuse à fouiller plus profondément dans la psychologie du couple d’amant. Les personnages restent alors des stéréotypes convenus et manichéens. On aurait aimé plus de séquences ‘’intimes’’, afin de mieux appréhender les sentiments de Christine par exemple, au lieu de se contenter de cet aspect ‘’monstre de foire’’. De plus, arbitrairement, et contre toute logique, Carpenter a occulté, par rapport au roman, le personnage du mort-vivant (l’ancien propriétaire) qui se trouve sur la banquette arrière de la voiture et qui s’adresse en permanence à Arnie. Ce qui aurait instauré une relation vampirique intéressante.
Cette absence de responsabilité – Carpenter adopte le livre, point barre – amène le metteur en scène sur la dangereuse voie du simple faiseur, doué certes, mais peu maître de sa réalisation. On ne s’étonne alors pas du peu de suspens qu’émane le film, alors que Carpenter en est un spécialiste. Le réalisateur, encore très jeune, hésite t’il à présenter sa propre vision du roman, à se démarquer de l’écriture d’un auteur réputé comme Stephen King ? Peut-être.

La conclusion de à propos du Film : Christine [1984]

Nicolas L.
70

Christine est une bonne série B horrifique, qui comprend d’excellents moments et des effets spéciaux étonnants. Il est cependant regrettable que Carpenter ne se soit pas plus approprié le sujet. Ce manque de prise de responsabilités empêchant le film de décoller vraiment dans un secteur ‘’horreur psychologique’’ qui aurait été plus intéressant.

Que faut-il en retenir ?

  • De bonnes scènes d’actions
  • Des effets spéciaux réussis
  • Une idée originale

Que faut-il oublier ?

  • Manque de suspens
  • Personnage pas assez fouillés

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