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Critique du roman : Le Ferry [2019], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 30 octobre 2019 à 09h00

Huis-clos sanglant sur mer glaciale

Quand Le polar suédois se la joue Stephen King...

Dans la collection poche terreur, Bragelonne sort pour nous faire frémir un roman intitulé sobrement, Le Ferry de l’auteur suédois Mats Strandberg. A l'approche d'Halloween, c'est le livre à découvrir caché sous la couette. 

Nous sommes en Suède en début de soirée, un millier de personnes s’apprêtent à monter à bord du Baltic Charisma pour la traversée qui les mènera en Finlande. Un voyage d’une nuit, une nuit pleine d’excès car à bord, restaurants et boîte de nuit vendent l’alcool à prix détaxé.

A chaque chapitre nous faisons la connaissance de certains personnages qui sont à bord, des passagers bien sûr mais aussi des membres d’équipage. Certains chapitres sont même consacrés au ferry lui-même. Le Baltic Charisma est un vieux ferry construit en 1989. Il mesure 170 mètres de long, 28 mètres de large et accueillent plus de deux mille personnes à son bord. Aujourd’hui, environ 1 200 sont montés sur le navire, essentiellement des adultes, nous sommes début novembre, les vacances d’automne sont terminées. Dès que le navire quitte le port, les bars ouvrent et la fête peut commencer.

Marianne est solitaire et fait ce voyage pour se prouver qu’elle peut encore profiter de la vie. Elle est rapidement accostée par Göran, un homme sympathique venu faire la fête avec ses amis. 

Albin est avec ses parents, il rejoint sa tante et sa cousine Lo qu’il adore. Mais la traversée n’est pas une fête entre son père borderline et alcoolique, sa mère handicapée, sa tante dépassée et sa cousine qui se la joue ado cool blasée.

Madde est venue pour s’éclater avec sa meilleure amie. Elles ont sorti leur tenue les plus affriolantes bien décidées à chasser les garçons ce soir.

Bien d’autres sont présents pour oublier, se retrouver, picoler ou simplement s’envoyer en l’air.

Calle est venu sur le bateau pour demander en mariage Vincent, il a choisi cet endroit car c’est le lieu où il a longtemps travaillé et qu’il voulait célébrer cet événement avec ses amis de l’équipage Pia et Filip en particulier.

Dan lui est un chanteur has been qui anime le karaoké du bateau et qui profite de son ancienne notoriété pour abuser des midinettes trop alcoolisées.

Mais ils ne sont pas les seuls sur le bateau, une femme sans âge et son fils sont également à bord. Et ils ont faim…

La croisière ne s’amuse plus du tout

Le début du roman est typiquement suédois, il présente de façon assez glauque des gens paumés venus chercher un peu de bonheur ou d’espoir sur le ferry. Mais l’alcool entraine vite des débordements et des situations tendues.

Un jeune homme tombe alors dans les coursives sur un gamin qui semble avoir perdu sa mère et alors qu’il va pour l’aider, il réalise qu’il est lui-même en danger. Petit à petit, des gens disparaissent ou se font attaquer. Dès lors, les chapitres se raccourcissent jusqu’à parfois ne faire qu’une page et le rythme s’accélère : c’est le chaos. Le mal est à bord.

Mats Strandberg pose lentement l’ambiance si particulière du ferry et réussit à faire que le lecteur s’attache progressivement à ces gens si imparfaits dont certains sont même pitoyables pour ensuite les massacrer en revisitant le mythe du vampire. La fin du roman ressemble presque plus à un film de zombies. Mais l’intérêt est de voir la réaction des gens, si les bons ou les mauvais côtés prennent le dessus. Le personnage de Dan est d’ailleurs particulièrement réussi. Tout comme certains rôles secondaires qui se révèleront sur la fin de la nuit. Les motivations même des monstres sont variables.

Le Ferry est lui-même un personnage du roman et un cadre d’histoire en huis-clos très inquiétant. Que faire en pleine nuit au milieu d’un océan glacial ?

Bragelonne nous propose ici un roman glaçant et idéal pour se faire peur un soir d’automne.

L’auteur a glissé dans le roman des dizaines de références musicales, ce qui passe au karaoké, en boite de nuit ou encore dans les couloirs du bateau. Amusez-vous à en écouter certains en parallèle de la lecture du roman pour une expérience kitsch et perturbante selon les scènes.

 

La conclusion de à propos du Roman : Le Ferry [2019]

Nathalie Z.
86

Le Ferry mêle efficacement polar suédois et horreur sanglante dans la cadre d'un navire veillissant : un huis-clos prenant, déconseillé aux âmes sensibles et aux claustrophobes. Par un soir d'automne, 1200 passagers embarquent sur le Baltic Charisma pour une nuit de traversée et d'excès. L'alcool est détaxé, le buffet à volonté et tout le monde veut s'amuser. Mais le mal est à bord et le ferry risque de ne jamais arriver à bon port. Un roman pour frémir qui revisite le mythe du vampire à la sauce scandinave. 

On a aimé

  • L'ambiance étouffante et glauque
  • Le mythe du vampire version suédoise
  • Les personnages bien écrits

On a moins bien aimé

  • Assez sanglant !

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