75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du jeu vidéo : Jak and Daxter : The Precursor Legacy #1 [2001], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 5 décembre 2018 à 09h00

Super Jak & Daxter

Testé sur PS3 en version HD. Il s'agit donc plus d'une critique de ce portage HD que du jeu à sa sortie en 2001.

Faisant parti des genres phares des années 1990, la plate-forme a connu un fort ralentissement de sa popularité en dehors du giron Nintendo dans les années 2000. Pourtant, le début des années 2000 s'annonçait radieux puisque la PS2 accueillait en grande pompe les héros Jak & Daxter présentés comme les dignes successeurs de Crash Bandicoot.

Le lien entre les deux séries est le studio de développement Naughty Dog alors mené par ses créateurs Jason Rubin et Andy Gavin aidés par le prolifique Mark Cerny. De ces trois hommes est né le succès des Crash Bandicoot sur la première PlayStation et ils décidèrent de créer de nouveaux héros pour accompagner la sortie de la PS2 laissant le marsupial quitter le nid avec plus et surtout moins de succès. Commencé parallèlement au développement de l'excellent Crash Team Racing, ce Project Y devint rapidement Jak and Daxter s'annonçant autant comme un hit en puissance qu'une petite claque graphique avant sa sortie fin 2001. L'éditeur/constructeur Sony plaça beaucoup d'espoir dans ce jeu après le rachat de Naughty Dog en 2000. Le titre réussit ses paris et devient un succès autant public que critique donnant le coup de d'envoi à une série emblématique de la PS2 et une excellente exclusivité pour Sony. Une licence délaissée sur PS3 d'où la volonté de céder aux sirènes du portage HD dont le premier épisode profita grâce au travail des Américains de Mass Media alors spécialisés dans l'aide aux développeurs voulant bien optimiser leurs jeux sur PS3. Que vaut donc cette pépite près de vingt ans après sa sortie ?

Comme tout bon jeu de plates-formes de l'époque, le scénario de Jak and Daxter : The Precursor Legacy est assez maigre... La cinématique d'introduction nous montre les deux héros Jak et Daxter, sortes d'elfes un peu rebelles, ayant décidé d'explorer une île alors que leur mentor, Samos, le leur avait défendu. Évidemment tout se passe mal puisqu'ils sont repérés par les Lurkers, créatures néfastes et Daxter tombe dans un puit d'éco noir qui le transforme en un animal, sorte de croisement d'une loutre et d'une belette... Après s'être faits passer un savon par Samos, nos héros doivent retrouver le dénommé Gol, un spécialiste de l'éco noir peut-être capable de rendre à Daxter sa véritable forme. Pour cela, il va devoir fournir à Keira, la jolie fille de Samos, des piles d'énergie pour qu'elle transforme une motojet la rendant capable de survoler la lave qui sépare le lieu de vie de nos héros des contrées où l'on peut trouver Gol. Jak & Daxter vont ainsi progresser de zones en zones et découvrir que les autres Anciens (dont Samos fait parti) ont disparu sans trouver de traces de Gol alors que les Lurkers se font de plus en plus présents. Il faudra toujours collecter des piles d'énergie et tenter d'enrayer l'invasion Lurker pour enfin comprendre ce qui se passe...

Malgré ce manque d'épaisseur, et un twist qu'on imagine assez rapidement, le scénario de Jak and Daxter reste plaisant surtout grâce à l'ambiance cartoon et l'univers coloré que l'on découvre. L'une des manières de récupérer des piles d'énergie est de les échanger contre des objets ou des services avec divers PNJ qui s’avèrent généralement assez loufoques donnant lieu à de sympathiques dialogues. Le fait que Jak soit muet n'est pas gênant puisque Daxter parle assez pour deux et rempli parfaitement l'aspect comique du titre quand il se fait enguirlander par Samos ou qu'il drague lourdement Keira sans oublier son ton parfois très libre n'hésitant pas à vanner les personnages rencontrés. Après tout reste bon enfant et simple pouvant plaire autant aux enfants, ados et adultes souhaitant se détendre dans un univers coloré et une ambiance assez innocente. Les graphismes participent grandement à cet aspect puisqu'ils sont variés, colorés entre des îles luxuriantes, des temples souterrains métalliques, l'intérieur d'un volcan ou une montagne enneigée. Tout y passe pour un dépaysement complet avec des graphismes et une direction artistique toujours très corrects aujourd'hui grâce au portage HD assez bien réalisé.

Le character design fonctionne aussi très bien et permet à donner au titre ce côté bon enfant donc rafraîchissant. Les deux premières PlayStation montraient cune image plus mature du jeu vidéo avec des titres clairement faits pour des adultes pourtant Naughty Dog avait réalisé des titres pouvant toucher toutes les générations. Toujours avec brio d'ailleurs. Les ennemis, même les quelques boss, ne sont pas vraiment inquiétants même si on les identifie comme tel. S'il s'agit d'une nouvelle licence, on sent directement la filiation avec Crash Bandicoot dans l'univers mis en place faisant qu'il est difficile de ne pas apprécier le jeu si on a terminé les aventures du marsupial. Le passage à la PS2 a donné un certain cachet dessin-animé à Jak and Daxter qui est renforcé par les doublages efficaces et la musique composée par Josh Mancell déjà à l'œuvre sur Crash Bandicoot. Techniquement, le portage est très propre et rend hommage à un titre considéré comme un des plus beaux sur consoles à sa sortie. Le travail a aussi été bon techniquement et les quelques ralentissements du jeu original n'existent plus.

Le gameplay du jeu est représentatif de la mode des jeux de plates-formes de l'époque. On est à un croisement entre la plate-forme, l'aventure et l'exploration qui caractérise la mouvance de ces titres en environnement 3D et qui s'articule autour d'un principe : la collecte ! Super Mario 64 étant passé par là, cette mode des jeux de plates-formes où il faut collecter des objets pour avancer avait du succès. Cela se vérifie avec les premiers Spyro, les premiers Banjo-Kazooie ou encore Donkey Kong 64. Cela se présente avec des niveaux plus ou moins ouverts où il y a différents objectifs à remplir pour récupérer les fameux objets, ici les piles d'énergie, pour pouvoir atteindre les prochaines zones de jeu. Pour Jak, il s'agit de trouver des orbes précurseurs disséminés un peu partout que les PNJ échangent généralement contre des piles ou réaliser des objectifs précis pour en débloquer : réussir à atteindre tel endroit du niveau ou encore battre tels types d'ennemis. Ainsi les trois principaux hubs sont divisés en plusieurs niveaux où entre 5 et 10 piles sont disponibles. A nous de découvrir comment pour ensuite aller les chercher. Cette manière de progresser alors populaire à l'époque n'est vraiment pas du goût de votre serviteur qui a su apprécier le jeu sans jamais vraiment être complètement sous le charme en partie à cause de cet aspect collecte d'objets.

Naughty Dog a vraiment soigné le gameplay de son titre avec la panoplie parfaite du héros de jeu de plates-formes entre saut et double-saut ou saut long assisté d'une roulade répondant très bien aux commandes du joueur. Jak sait aussi se battre avec des coups puissants ou des sortes d'attaques-tornades. La variété est au cœur du jeu avec des phases linéaires en motojet comme des parties de niveaux complètement jouables avec ce véhicule permettant de réaliser des courses ou des poursuites. Si on a un peu de mal au début, le véhicule se manie bien malgré une forte sensibilité. Il existe aussi des mini-jeux mais ce qui fait le charme du titre reste les différents types d'éco. Sorte d'énergie du monde de Jak & Daxter, elles agissent de différentes manière sur notre héros : les jaunes lui permettent de tirer des sortes de boule de feu, les rouges le rendent plus puissant et les bleus l’électrifie lui permettant d'actionner des appareils. Le level-design prend en compte ces pouvoirs en les mettant toujours bien en scène. Le level-design offre ainsi de purs passages de plates-formes assez jouissifs pour les puristes ou seule la gestion de la caméra peut parfois faire grincer des dents.

Le jeu cumule ainsi les bonnes idées et sait constamment se renouveler offrant ainsi une expérience riche et intense mais malgré tout parfois difficile. La gestion des checkpoint est assez curieuse et montre que par certains aspects, le titre à quand même vieilli. Les phases de plates-formes sont à réaliser de bout en bout pour réussir et peuvent s'avérer aussi longues que fastidieuses. Une volonté qui a autant ses amateurs que ses détracteurs au final. On apprécie aussi la présence de boss ayant différentes phases et patterns comme à l'ancienne... La durée de vie est plus que correcte pour ce portage vendu à une quinzaine d'euros puisque terminer l'aventure principale vous prendra de nombreuses heures et tout débloquer encore plus. Le portage sur PS3 propose aussi énormément de trophées pour pousser l'aspect collection encore plus loin...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Jak and Daxter : The Precursor Legacy #1 [2001]

Bastien L.
75

Jak & Daxter est une première œuvre réussie pour une licence iconique de la génération PS2. Un titre frai et coloré nous plongeant avec plaisir dans une ambiance cartoon malgré un scénario famélique. L'intérêt est ailleurs, celui de se replonger dans un fleuron de la plates-formes en 3D basé sur la collecte d'objets. Si on s'amuse beaucoup, le titre accuse quand même son âge par moments.

Que faut-il en retenir ?

  • Un duo de héros attachant
  • Un univers bon enfant coloré
  • Un gameplay plates-formes efficace et diversifié

Que faut-il oublier ?

  • Il faut aimer la collecte d'objets
  • Un jeu qui accuse son âge
  • Daxter est très bavard...

Acheter le Jeu Vidéo Jak & Daxter : Jak and Daxter : The Precursor Legacy #1 [2001] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Jak & Daxter : Jak and Daxter : The Precursor Legacy #1 [2001] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Jak & Daxter

  • Voir la critique de Daxter : Les insectes sont nos amis... Ou pas !
    82

    Daxter Critique du jeu vidéo par Bastien L.

    Les insectes sont nos amis... Ou pas ! : Daxter est donc un jeu destiné aux amoureux de la saga avec un plaisir immédiat sans grands défauts. On passe d’un niveau à l’autr…
    Temps de lecture : 4 mn 7

  • Voir la critique de Jak X : Elle roule, elle roule, la beloutre...
    70

    Jak X Critique du jeu vidéo par Bastien L.

    Elle roule, elle roule, la beloutre... : Jak X reste un jeu sympathique qui propose quelque sensation mais manque cruellement de finition. Le jeu est donc bourré de bonnes…
    Temps de lecture : 4 mn 21

  • Voir la critique de Jak 3 : Mad Jak
    80

    Jak 3 Critique du jeu vidéo par Bastien L.

    Mad Jak : Le duo haut en couleur de Naughty Dog séduit toujours autant dans une aventure plus ambitieuse avec deux univers bien distincts. L…
    Temps de lecture : 4 mn 40

  • Voir la critique de Jak 2 : Hors La Loi : Le génie de Naughty Dog !
    80

    Jak 2 : Hors La Loi Critique du jeu vidéo par Bastien L.

    Le génie de Naughty Dog ! : Une suite attendue qui ne déçoit pas, si ce n’est peut-être pour certain par son virage à la GTA et avec une ambiance plus mature.…
    Temps de lecture : 6 mn 1