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Critique du jeu vidéo : Sonic Adventure #1 [1999], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 22 octobre 2020 à 09h00

Et là, c'est le drame...

Attention, ce texte n'est pas une critique du jeu à sa sortie mais de sa version dématérialisé sortie en 2010 sur PS3.

Une des avancées majeures du jeu vidéo fut le passage de jeux majoritairement en 2D à des titres majoritairement en 3D durant la seconde moitié des années 1990. Parmi ces passages à la 3D, la saga Sonic fut certainement une des plus attendue avec un Sonic Adventure encore controversé aujourd'hui...

Au milieu des années 1990, Sonic est au sommet de sa gloire, le hérisson bleu est le héros d'une trilogie (avec quelques spin-off) devenue culte sur Mega Drive ainsi que la mascotte de SEGA un des leaders dans l'industrie du jeu vidéo. Malheureusement, la firme a du mal à négocier le virage à la 3D et devient une victime de l'arrivée de Sony et sa PlayStation sur le marché. Lors de son existence, la Saturn n'accueille aucun véritable jeu de plates-formes Sonic malgré le projet annulé Sonic X-treme. Il fut ainsi décidé que l'équipe interne à SEGA, la fameuse Sonic Team, devra plancher pour un véritable Sonic 3D pour la sortie de la Dreamcast fin 1998 au Japon. Sur ce projet, la firme constitua un noyau dur d'hommes expérimentés connaissant la licence sur le bout des doigts : le producteur Yuji Naka (souvent considéré comme le père de Sonic), le réalisateur Takashi Iizuka, le character designer et directeur artistique Kazuyuki Hoshino ainsi que le compositeur Jun Senoue. Une équipe représentant l'âme de la saga devant lui apporter une cure de jouvence via un scénario plus ambitieux, une technique impressionnante, plusieurs personnages jouables et des zones semi-ouvertes... L’œuvre sortit fin 1998 au Japon et peut être considérée comme le premier gros titre de la génération 128-bits. Le jeu arriva l'année d'après dans le reste du monde et ne pu empêcher l'échec que fut la Dreamcast et la fin de SEGA en tant que constructeur. D'où des portages de ce titre sur PC et GameCube (dans des versions « DX – Director's Cut ») puis en téléchargement sur Xbox 360 et PS3 en 2010.

Comme tout bon Sonic, l'histoire commence alors que le Dr. Robotnik souhaite une nouvelle fois conquérir le monde à l'aide de son armée robotique en se débarrassant de Sonic le hérisson et de ses alliés. Mais cette fois-ci, il s'est allié avec une créature venue d'un ancien temps et faîte d'eau : Chaos. Pour que cette créature acquière sa pleine puissance, Eggman (surnorm de Robotnik) doit réunir les sept émeraudes du chaos. Une course s'engage alors entre Sonic et son ennmi pour les récupérer. Sonic sera aidé par son fidèle ami Tails, le renard volant à deux queues, et ses avions très rapides. Les deux compères vont devoir batailler ferme en rencontrant d'autres alliés plus ou moins amis comme Knuckles, le porc-épic au sale caractère, qui voit son île volante tomber du ciel alors qu'il est le gardien de l’Émeraude Mère. Il y a aussi la pimpante Amy qui est un peu trop attachée à Sonic au goût de ce dernier et qui fera tout pour protéger un oiseau détenteur d'un émeraude tout en étant poursuivie par un robot d'Eggman. Elle croisera aussi le chemin du robot Gamma dont l'IA commence à le faire douter de son allégeance envers le méchant docteur... Enfin Big, un gros chat bleu amateur de pêche, cherche sa grenouille...

Comme dit dans l'introduction, Sonic Adventure est un peu controversé quant à sa qualité globale et sa fidélité à ce que Sonic représentait avant cette épisode. S'il fut plutôt bien reçu par la critique et fut le titre le plus vendu de la Dreamcast, il divisa quand même les fans dont certains y voient le début de la fin d'une grande licence de leur enfance/adolescence. Cela vient d'abord d'une histoire assez curieuse qui voit le monde alors imaginaire de Sonic se développer au sein d'une cité urbaine remplie d'humains. Qu'on se le dise, l'univers de Sonic Adventure ne fonctionne jamais car le monde de Sonic zoo-anthropomorphique aux couleurs vives avec des petits animaux et des méchants robots ne va pas de pair avec une mégalopole et un monde humain réel. D'autant plus que le scénario a seulement le mérite d'exister. On le suit sans vraiment s'y intéresser pourtant la Sonic Team s'est lâchée niveau cut-scenes mais la sauce de prend pas. Si l'idée de proposer six personnages pour six histoires qui se recoupent n'était pas mauvaise, c'est tellement mal raconté qu'on y perd notre intérêt rapidement. Sonic, Tails et Knuckles s'en sortent bien car ils restent fidèles à ce qu'on apprécie chez eux. En revanche Big est insupportable tandis que Amy est un cliché ambulant de la fille pleine de vie et d'amour... Le plus surprenant reste le personnage du robot Gamma qui s'avère plus intéressant qu'il n'y paraît avec son histoire de robot se découvrant une conscience.

Si la sauce ne prend pas au niveau du scénario et de l'univers, cela est d'autant plus regrettable car le jeu affiche, pour 1998, de belles prouesses techniques et graphiques. Le titre est évidemment le plus beau titre console de tous les temps à sa sortie vu son statut de gros titre de lancement de la première console 128-bits. Même s'il n'a pas très bien vieilli aujourd'hui, à l'époque c'était une vraie claque. Les personnages principaux offraient des modélisations incroyables au service d'une direction artistique solide et on était bluffé par le rendu de cette petite ville complètement modélisée en 3D. Les niveaux étaient vraiment beaux et surtout les héros s'y mouvaient avec une rapidité à couper le souffle. Le titre s'était aussi offert quelques cinématiques en images de synthèse sublimes. Le moteur du jeu n'était pas en reste et nous flattait la rétine à chaque instant avec des niveaux aux ambiances différentes. A cela s'ajoute une multitude de musiques et des doublages anglais dans le ton cartoon qui fonctionnent bien et achève de rendre l'ensemble du jeu attachant. Néanmoins, il faut avouer que le joueur actuel doit accepter de se plonger dans une production forcément datée comme toutes celles des débuts de la 3D...

La principale qualité de Sonic Adventure est sans conteste sa générosité qui transparaît de bout en bout. Le jeu offre beaucoup à commencer par ses six personnages jouables comme six histoires différentes avec le fil rouge décrit plus haut. Pour chacun, le jeu se fait en deux parties avec des niveaux dans lesquels il faut accéder via trois vastes zones qui servent en quelques sortes de hubs. Il y a la ville, les ruines mystiques et le vaisseau de Eggman, The Egg Carrier. Des zones où l'on peut se balader librement offrant des respirations mais aussi quelques annexes. Pour ce qui est des niveaux ils sont différents selon les personnages. Ils se partagent malheureusement un défaut commun qui est la caméra bien trop souvent à la ramasse s'avérant parfois très gênante. Le plus gros du jeu est évidemment l'histoire de Sonic qui propose des niveaux à parcourir en  vue de dos façon Crash Bandicoot avec sa célèbre vitesse comme élément principal de gameplay. Et cela en met vraiment plein la vue avec une fluidité dans le mouvement comme une progression très agréable. Mais néanmoins peut-être trop simple tant on l'impression de parfois subir le jeu sans vraiment le maîtriser sans que cela nous porte préjudice. En passant à la 3D, Sonic a perdu de son mordant car la Sonic Team n'a semble-t-il pas réussi à allier vitesse impressionnante et difficulté. Du point de vue jeu de plates-formes, Sonic Adventure reste donc à une longueur derrière des cadors tels que Super Mario 64 et Crash Bandicoot surtout parce qu'il se contrôle parfois comme une caisse à savon... Un autre aspect pour ce titre controversé qui est ici touché dans son gameplay perdant beaucoup de ce qui faisait sa force en 2D lors de l'époque dorée de la Mega Drive.

Pourtant, le titre offre avec Sonic beaucoup de mini-jeux avec du rail shooter et même du snowboard. Cela fait toujours son effet, enfin surtout à l'époque. D'autres personnages sont donc jouables à commencer par Tails qui est intéressant à manier mais dont les niveaux sont quasiment tous les mêmes que Sonic où il faudra juste essayer d'arriver avant lui... Ensuite vient Knuckles qui offre un gameplay différent puisqu'il faudra explorer des niveaux de fond en comble afin de retrouver trois morceaux de l'Emeraude Mère permettant ainsi de transformer efficacement l'expérience de jeu. Le porc-épic est très agréable à prendre en main et le principe du « tu chauffes, tu brûles ! » à l'aide d'un code couleur est bien pensé.  Pour Amy, il faudra généralement se frayer un chemin dans différents niveaux le plus vite possible car on est poursuivi par un robot. L'ensemble s'avère lourd et assez inutile faisant qu'on parcourt son histoire sans le moindre intérêt. Néanmoins, Big reste le pire des personnages qui mélange son inutilité à un gameplay vraiment pauvre où il faudra pêcher dans des petits niveaux une grenouille étant son meilleur ami. Inintéressant une fois qu'on a compris le truc sauf si vous adorez la pêche et voulez faire péter les scores... Enfin, Gamma est assez sympathique à contrôler avec son arme lui permettant de combattre les ennemis à distance dans des niveaux de plates-formes intéressants...

Tous les personnages ont donc le mérite d'apporter une jouabilité et des objectifs qui leur sont propres. Là où ils se rejoignent c'est au niveau des boss car tous vont affronter Chaos à ses différentes phases de transformation. Les combats de boss sont à l'ancienne avec des phases et un nombre de coups déterminé pour s'en débarrasser. Il reste néanmoins dommage que certains boss doivent être combattus plusieurs fois selon les personnages... Il existe aussi la possibilité d'élever des petites créatures appelées Chao façon Tamagotchi mais qui ne m'a jamais intéressé, autant à l'époque que maintenant... Enfin le système de score des niveaux peut pousser à les refaire et certaines phases offrent des contres-la-montre. Tout cela pour dire que si un premier tour du jeu peut facilement atteindre les 10 heures, quant bien même les niveaux sont généralement assez courts, il y a assez de quoi faire à côté pour offrir une riche durée de vie. Surtout que actuellement, la version PS3 du titre est vendues pour 4,50 euros. Cette version est justement très fidèle à celle d'origine (apparemment la version DX sortie sur GameCube) avec le format 4:3 respecté et une image adaptée à nos TV HD même si quelques ralentissements subsistent encore. Si le titre a quand même vieilli par bien des aspects, il n'en reste pas moins très accessible.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Sonic Adventure #1 [1999]

Auteur Bastien L.
70

Jouer à Sonic Adventure c'est accepter de faire un saut dans le passé avec un jeu culte très imparfait qui fit rêver les joueurs à l'aube de la génération 128-bits et pester les fans hardcore de Sonic... Une oeuve généreuse qui était techniquement et graphiquement bluffante avec sa galerie de personnages offrant des sensations de jeu différentes. Dommage que l'histoire, l'univers et le gameplay soient truffés de défauts.

On a aimé

  • Techniquement et graphiquement impressionants à sa sortie
  • La vitesse de Sonic
  • Les sept personnages jouables

On a moins bien aimé

  • Un méchant coup de vieux
  • Un gameplay perfectible
  • Big the Cat et Amy la stalkeuse

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