75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du jeu vidéo : God of War III #3 [2010], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 4 novembre 2010 à 18h00

Le vrai choc des titans !

Trois ans qu'on attendait le retour de Kratos, trois ans intenables alors que le dieu déchu de la guerre nous avait laissé en plan alors qu'il escaladait les falaises de l'Olympe aux côtés de son armée de titans dans un cliffhanger digne des meilleures séries du moment. Le studio de Santa Monica de Sony se devait donc de proposer un jeu à la hauteur des espérances de God of War II et qui plus est sur PS3.

Dire donc que le studio créateur de la saga était attendu au tournant n'est qu'un euphémisme tant on imagine sans peine l'incroyable attente reposant sur leurs épaules. Les joueurs et Sony ont rajouté à la pression qu'ils ont l'air de se mettre seuls comme des grands de toute façon. Doté d'un budget colossal (environ 35 millions de dollars), le jeu se révèle être finalement une démonstration technique à tous points de vus. On se retrouve avec un des softs les plus beaux jamais vus sur le marché, tout en proposant une mise en scène géniale sans oublier une jouabilité aussi efficace que jouissive... Vous l'aurez compris, God of War III est bien le digne successeur de ses ainés mais il réussit toujours à nous surprendre.


Pour revenir à l'histoire, elle débute là où le second épisode s'est terminé avec cette fameuse promesse d'un affrontement aussi titanesque que divin qui nous avait valu la plus grosse frustration offerte par un jeu PS2 il y a trois ans. Là où les scénaristes de l'équipe de Santa Monica nous ont surpris, c'est que cet affrontement entre Titans et Dieux sera finalement une toile de fond pour les aventures de Kratos. L'introduction est certes dans le ton avec un combat entre Gaïa et Poséidon - combat qui nous fait d'ailleurs comprendre qu'on va prendre notre pied pendant tout le jeu – mais par la suite, le fantôme de Sparte va se retrouver encore une fois en enfer après que Zeus ait réussi à le repousser. Néanmoins Kratos ne se retrouve pas seul puisqu'il est aidé par le fantôme d'Athéna qui voudra l'aider à vaincre son père et pour se faire il devra d'abord atteindre la flamme de l'Olympe renfermant le pouvoir de le battre. On devra donc accompagner notre chauve préféré dans son aventure avec un casting assez imposant puisqu'en plus des personnages cités plus haut, on retrouve Hadès, Hermès, Héra, Héphaïstos et quelques autres surprises qu'on vous laisse découvrir. L'histoire en elle-même jouant entre la vengeance et la rédemption de Kratos n'est pas vraiment exceptionnelle mais reste correcte pour un beat'em all. Là où le scénario est génial, c'est surtout dans les situations incroyables offertes par la mise en scène bien servie par des graphismes à couper le souffle entre des textures parfois très réalistes ou encore des arrières-plans subjuguant. 

Ce qui fait la force de la série, c'est donc une mise en scène époustouflante réussissant à se surpasser à chaque fois, même si le passage à une nouvelle console aide bien pour cet épisode, faisant que énormément de passages du jeu sont tout bonnement des monuments du jeu vidéo, chose que seuls des séries comme Metal Gear ou Final Fantasy avait réussi à obtenir sur plusieurs épisodes. L'exemple le plus frappant, sans spoiler, est la fin du combat avec Poséidon doté d'un choix de placement des caméras vraiment judicieux et surprenant montrant que les développeurs ont voulus repousser encore plus loin les limites du genre. En bref, le jeu tient toutes ses promesses en ce que concerne l'ambiance et le grandiose surpassant ainsi toutes les productions imitant la série depuis 2005 sans jamais parvenir à l'égaler et cet épisode enfonce encore le clou. On reste donc bouche bée devant une telle claque graphique tout en réagissant toujours avec plaisir face au gore assumé des scènes de combat dantesques qui foisonnent. Tout l'habillage du jeu permet d'être un véritable parc d'attraction pour gamers adultes qui seront séduits par la variété des décors, les nombreux boss mais aussi la musique aussi épique que sublime. Vraiment le genre de jeu qu'on garde dans son placard pour le refaire avec appétit de temps en temps, puisque la forme comme le fond tiennent la route.



Le défaut majeur des beat'em all est bien sûr leurs répétabilités, écueil toujours évité par la saga et aussi évité ici. Déjà par une mise en scène se renouvelant sans cesse mais aussi parce que le gameplay ne change pas vraiment des épisodes précédant ce qui est tout à l'honneur des développeurs tant il était parfait. Pour la mise en scène il s'agit bien sur des efficaces et habituelles actions contextuelles avec les touches ayant la bonne idée d'apparaître à la périphérie de l'écran faisant qu'on profite encore plus de leurs résultats. Les amateurs de combos sanglants pourront s'en donner à cœur joie pour venir à bout des ennemis toujours plus nombreux et imposants entre les méduses, les cyclopes/trolls, les chimères ou encore les cerbères mais surtout les morts-vivants qui serviront de chairs à pâté de base. Quatre armes sont d'ailleurs disponibles dans le jeu avec les habituels lames enchainées et autres gants d'acier (sous d'autres noms que les épisodes précédant) avec lesquels s'ajoutent les griffes d'Hadès voleuses d'âmes ou un fouet électrifié. Chacune de ses armes apporte son pouvoir magique comme les lames enchainées pouvant invoquant une petite formation spartiate donnant un résultat en forme d'hommage à 300. Les combats sont donc toujours aussi réussis et les boss mettront votre sens de la parade et de l'esquive à rude épreuve pour une difficulté en mode normal vraiment bien dosé tant dans les combats que dans les énigmes aussi faciles qu'intelligentes.

Le seul défaut du jeu vient peut-être des phases de plates-formes avec un bouton saut mal ajusté se confondant avec l'ouverture des ailes d'Icare qui seront l'élément central de phases de vol un peu brouillonnes. Mais c'est quelque chose qu'on pardonne aisément. Le mode histoire pourra paraître court (une dizaine d'heures) mais la rejouabilité existe vraiment et vous pourrez toujours venir à bout des défis en arènes proposés comme bonus. A noter aussi la présence d'un making-of très complet et passionnant, quelque chose qu'on aimerait plus automatique dans les jeux.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : God of War III #3 [2010]

Bastien L.
96

God of War III est donc bien le blockbuster en puissance annoncé depuis un moment. Le studio de Santa Monica s'est surpassé pendant trois ans apportant le beat'em all quasi ultime. Les séquences mémorables sont légions, le plaisir de jeu est toujours aussi unique. Cet opus en forme du chant du cygne pour Kratos clôt une saga qui a réussi à redéfinir les termes du beat'em all et du jeu d'action/aventure en général en l'espace de seulement cinq ans. On ne peut que remercier les développeurs pour cet enchantement mature en tous points qui nous fait dire que le casual gaming n'est définitivement pas l'avenir de l'industrie.

Acheter le Jeu Vidéo God of War III en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de God of War III sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de God Of War