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Critique du Jeu Vidéo : Tomb Raider Underworld
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Critique du Jeu Vidéo : Tomb Raider Underworld

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 22 avril 2016 à 1429

Pour l'honneur des Croft !

Test de la version PS3

Après deux épisodes prometteurs ayant réveillé la licence, Tomb Raider débarque pour la première fois sur PS3 avec pour ambition d'emmener la belle Lara Croft encore plus haut tout en restant fidèles aux épisodes précédents.

Depuis Tomb Raider Legend, la licence a le vent en poupe grâce à de bons résultats, tant critiques que commerciaux, confortés par le bon remake Tomb Raider : Anniversary. Un état des lieux radicalement différent comparé aux résultats de Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres qui avait poussé l'éditeur (et possesseur de la licence) Eidos Interactive a confier les rênes aux américains de Crystal Dynamics. Un choix payant qui rappelle aux joueurs que Lara Croft est une icone du jeu d'aventure. C'est ainsi que le premier épisode prévu pour toutes les consoles HD déclencha une véritable attente.

Seul petit problème, mais de taille, la licence va se frotter aux nouveaux cadors de l'action/aventure sortis fin 2007 : Assassin's Creed mais surtout l'excellent Uncharted : Drake's Fortune jouant dans la même catégorie. Une pression supplémentaire pour l'équipe qui reste plus ou moins la même que pour les deux précédents titres (dont la présence de Toby Gard qui s'était occupé des cinématiques et de l'histoire).

L'histoire est la suite directe de Tomb Raider Legend, puisqu'on retrouve une fois de plus Lara Croft sur les traces de sa mère disparue en poursuivant les traces laissées par son père décédé. On la retrouve donc en pleine mer méditerranée à la recherche d'un temple sous-marin qui sera le point de départ de son aventure. Une aventure qui quitte la mythologie arthurienne de Legend pour s'orienter vers celle nordique avec la figure de Thor comme filigrane de nos expéditions. On part donc à la recherche des reliques qui faisaient sa puissance dans les quatre coins du globe tout en étant confronté à notre ancienne amie Amanda, qui a capturé une autre rivale afin de l'aider : Jacqueline Natla. L'antagoniste principale d'Anniversary s'allie donc à celle de Legend afin de consolider une trilogie concoctée par Crystal Dynamics dont Underworld est le dernier épisode. La quête de Lara pour retrouver sa mère va donc prendre fin avec quelques sacrifices à subir sur la route.


Le scénario d'Underworld souffle malheureusement le chaud et le froid. Sa principale faiblesse est évidement son manque d'écriture, avec des cinématiques trop rares tant notre héroïne est globalement silencieuse pendant la majeure partie de l'aventure. Elle est en contact sporadique avec ses aides en Angleterre puisqu'elle n'utilise plus d'oreillette. Le scénario a donc seulement le mérite d'exister et de nous conter globalement les enjeux et les raisons de la présence de Lara dans les différents niveaux.

L'histoire met même en scène un double maléfique de Lara qui n'est quasiment pas exploité, ce qui est bien dommage. Les motivations des ennemis s'avèrent quant à elles beaucoup trop floues. Néanmoins, l'utilisation de la mythologie nordique est assez intelligente et plonge le jeu dans une bonne ambiance mystérieuse. On apprécie aussi le côté assez sombre de l'intrigue qui fait de Lara une véritable héroïne triomphante dans l'adversité. On salue donc une fois de plus la bonne performance vocale de Françoise Cadol, ainsi que de ses autres collègues doubleurs malgré un mixage sonore français parfois problématique (on n'entend pas toutes les répliques).

Mais ce que les possesseurs de PS3 attendaient le plus de cet opus était un bond graphique. Et autant le dire d'emblée, les équipes de Crystal Dynamics ont répondu à nos attentes pour un jeu de 2008. Avec un tout nouveau moteur de jeu, les décors sont vraiment magnifiques avec de belles textures et un fourmillement de détails. Le changement de génération de console se fait directement sentir et on apprécie encore plus d'explorer les différents temples et tombeaux en compagnie de Lara. La belle a d'ailleurs vu une nouvelle fois son nombre de polygones augmenté afin d'en offrir, elle aussi, plein les yeux. Le personnage principal nous montre qu'on a bien franchi un pallier grâce à une plus grande richesse d'animations mais aussi la possibilité de voir en direct les salissures sur ses jambes ou ses habits à mesure qu'elle arpente les temples comme de beaux changements de texture lorsqu'elle sort de l'eau.


On apprécie donc le sens du détail qui caractérise l'œuvre de Crystal Dynamics. Des niveaux longs, à l'image de Anniversary, qui se divisent en trois lieux : le temple sous-marin en méditerranée, celui hindou en Thaïlande (commençant par une superbe escalade sur une falaise littorale) et le complexe pré-colombien au Mexique (ainsi que d'autres lieux à visiter qu'on vous laisse le plaisir de découvrir). Les niveaux sont immenses, surtout en ce qui concerne les passages sous-marin où on débute sur mer dans le bateau de Lara afin de trouver l'entrée d'un temple immense. Le Mexique propose ainsi de parcourir une route reliant différents temples grâce à une moto dont l'utilisation est beaucoup plus agréable que dans Legend.

Les développeurs se sont aussi fait plaisir sur les différentes conditions météorologiques et autres explosions qui ponctuent notre aventure. Seul bémol pour les décors : le fait de parcourir deux fois le même à deux moments du jeu, un immense bateau, et de devoir se retaper les chemins inverses par moments... La musique joue aussi beaucoup dans l'ambiance plus épique du titre grâce à des orchestrations plutôt belles.

Si les temples sont aussi plaisants à parcourir, ce n'est pas forcément pour leur beauté mais aussi pour le savoir-faire de Crystal Dynamics qui nous offre un level-design et une progression à base d'exploration et d'énigmes à la Anniversary. On se retrouve souvent dans des grandes salles reliées à d'autres qu'il faudra explorer afin d'ouvrir des portes ou faire fonctionner de vieux mécanismes pour enfin progresser. Les énigmes ne sont pas vraiment compliquées mais sont assez diverses et peuvent être résolues grâce au menu où Lara nous explique notre objectif, et si on est vraiment paumé on a le droit à la résolution orale de l'énigme.

Les énigmes demanderont de toute manière pas mal de séquences de plates-formes pour être réalisées. Un bon point quand on sait que le personnage principal bénéficie d'une maniabilité souple et précise qui ne cesse de s'étoffer depuis Legend. Ainsi on pourra tirer en étant accroché à une corniche, s'y hisser pour rester debout mais surtout on peut réaliser des enchaînements de sauts sur des paroies de murs assez proches. L'utilisation du grappin bénéficie aussi d'améliorations avec la possibilité de s'en servir pour descendre ou monter un étage en rappel. Le moteur de jeu le gère d'ailleurs mieux, lui permettant de pouvoir agir avec les décors... Et on apprécie ces possibilités tant le jeu ose clairement le pari de l'exploration avant l'action ce qui correspond à l'ADN de la série.


Malgré ses évidentes qualités, Tomb Raider Underworld souffre quand même d'un grand nombre de défauts techniques assez dommageables. Le pire est sans conteste une gestion parfois désastreuse de la caméra trop proche du personnage et qui empêche de voir correctement la marche à suivre (surtout quand on est dans des lieux exigus). On peste souvent sur cette dernière qui peine à suivre notre progression et qui reste parfois bloquée quand on veut la recentrer...

Et si l'exploration est plus importante que l'action, c'est parce que cette dernière n'a pas évolué et se contente toujours de phases de shoot mollassonnes contre des ennemis humains ou différents animaux et créatures attaquant au corps à corps. De même que le jeu souffre de quelques bugs de collision ou d'animation pas très gênants mais qui peuvent casser l'ambiance. Au final, le titre nous fait dire que le bond générationnel n'est que technique pour Lara Croft qui aurait pu repenser complètement quelques aspects trop dépassés aux côtés des pointures cités au début de cette critique. La durée de vie correcte, une dizaine d'heures, n'est pas extraordinaire malgré les 180-190 trésors à récupérer dans les niveaux.

La conclusion de

Tomb Raider Underworld est clairement un bon jeu, mais une déception dans le genre action/aventure/plates-formes pour un titre de 2008. Si le bond technique est appréciable et l'ambiance propre aux Tomb Raider toujours aussi réussie, on aurait aimé une histoire plus soutenue et des phases d'action vraiment repensées. Les fans de la belle ne se plaindront pas néanmoins tout comme les explorateurs amateurs de temples enfouies et de mythologies mystérieuses... Même si la comparaison avec Nathan Drake fait vraiment du tort à Lara Croft.

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