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Critique du Jeu Vidéo : Silent Hill
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Critique du Jeu Vidéo : Silent Hill

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 23 février 2015 à 1300

Welcome to Silent Hill

Testé sur PS3
Attention, ce test n'est pas une critique du jeu à sa sortie mais de sa version dématérialisé sortie en mars 2009 sur le PSN pour 7 euros.

La première PlayStation a vu un naître un nombre important de grandes licences qui font maintenant parti des noms incontournables de l'industrie vidéoludique. Cette génération 32-bits fut aussi celle de la popularisation d'un genre, le survival-horror, qui acquis ses lettres de noblesse grâce à la sortie de Resident Evil en 1996, puis de ses émules les années suivantes, dont Silent Hill en 1999.

Silent Hill eut un développement douloureux dans les studios tokyoïtes de Konami (appelés KCET) avec ce qui alla devenir la Team Silent. Le titre, pensé, écrit et réalisé par Keiichiro Toyama, mit du temps à prouver son potentiel aux pontes de l'éditeur nippon. Le jeu devint pourtant un grand succès, tant critique que public, engendrant bon nombre de suites transformant la petite ville américaine de Silent Hill en un lieu désormais incontournable pour tout gamer qui se respecte.

Le jeu se déroule aux États-Unis dans la bourgade de Silent Hill où arrive Harry Mason. Ce jeune veuf vient y passer des vacances avec sa fille Cheryl, mais son séjour ne sera pas aussi paisible qu'il l'espérait. Tout commence mal puisqu'il est victime d'un accident dès son entrée en ville en voulant éviter une jeune fille plantée au beau milieu de la route. Notre père infortuné se réveille et constate que sa fille a disparu. Il poursuit sa piste dans une ville déserte et se fait rapidement attaquer par des monstres avant d'être sauvé par la policière Cybil, qui l'informe qu'un étrange brouillard a envahi la ville et que cette dernière semble déserte. Malgré le danger, Harry veut partir à la recherche de sa fille pendant que Cybil doit aller chercher de l'aide dans une des villes voisines. Harry va constater par lui-même l'aspect inquiétant de la bourgade, infestée de monstres et dont les rues sont coupées par des gouffres impressionnants. A lui de trouver des indices quant à la localisation de sa fille et réussir à s'orienter dans la ville.

S'il a souffert de la comparaison avec Resident Evil à l'époque de sa sortie, le titre de Konami se démarque pourtant en de nombreux points du hit de Capcom (tout en surfant indiscutablement sur son succès). Le scénario de Silent Hill reste flou jusqu'au bout par choix tant l'élément de peur et d'horreur se veut ici beaucoup plus psychologique que dans Resident Evil. Harry Mason est un Mr Tout-le-monde plongé dans un monde effrayant et animé par le besoin primaire de retrouver sa fille. Sa recherche va l'amener à combattre d'horribles créatures et explorer des lieux inquiétants et effrayants tout en découvrant quelques secrets dérangeants.

On assiste à une véritable descente aux enfers aux côtés de ce brave père qui ne cesse d'avancer et d'espérer malgré le danger et l'incompréhension face à ce qui l'entoure. D'un côté le jeu est une réussite en ce qui concerne son ambiance, incroyablement inquiétante, voire stressante, jouant moins sur l'effet de surprise mais sur la solitude et des décours sales et glauques à souhait où des corps sont souvent cloués à même le mur. A ce titre, la bande-son est incroyable, même aujourd'hui, tant elle contribue à faire stresser le joueur et à l'enfermer dans cette ambiance si particulière. Les bruits sont malsains et quelques uns réussissent à nous faire sursauter sans que rien n'apparaisse à l'écran. La direction sonore est due au compositeur Akira Yamaoka, dont les musiques sont un mélange de cacophonies inquiétantes mais aussi de compositions plus classiques toujours sublimes. On regrette cependant des doublages anglais (sous-titrés en français) vraiment mal dirigés entre manque de conviction et des pauses trop longues entre les phrases.

Silent Hill vaut ainsi surtout par son ambiance souvent poisseuse dans l'autre monde et la solitude de la ville en proie au brouillard et à la neige. Un épais brouillard qui est évidemment un cache misère technique mais qui trouve quand même son sens. Le jeu est intégralement en 3D et offre des lieux assez vastes. On note aussi la présence de quelques cinématiques en images de synthèses très bien réalisées. Les limitations techniques de la première PlayStation en terme d'environnements tout en 3D (répétition des textures et des lieux) font qu'il est facile de se perdre dans la ville. Mais la force du titre est encore une fois de faire passer ses limitations pour des éléments légitimes de l'expérience de jeu. Les décors se répétant et les inévitables pertes de repères ajoutent au sentiment de folie qu'on partage avec Harry. A ce titre le dernier environnement du jeu est incroyablement bien trouvé et permet un final excellent.

La direction artistique joue aussi beaucoup sur l'obscurité (le faisceau de la lampe de torche d'Harry n'est pas immense). Cela nécessite donc de bien se déplacer dans les différents lieux et s'attarder sur les décors inquiétants. Les développeurs ont créé des environnements malsains avec brio qui permettent au titre de résister à l'épreuve du temps concernant sa direction artistique. Évidement, cela reste un jeu 32-bits de 1999 tout en 3D pixelisés qui bave à mort sur nos écrans plats HD actuels... Ceci dit, l'ambiance reste toujours aussi réussie, notamment en ce qui concerne les monstres rencontrés (que cela soit des créatures animales ou des humains contrôlés par des parasite).

Si Silent Hill s'écarte donc de Resident evil sur bien des points, il obéit néanmoins à quelques mêmes règles. Notre héros arrive dans un lieu déjà transformé et infesté de créatures belliqueuses avec une progression qui se fait avec de nombreux allers-retours et énigmes à découvrir. Celles de Silent Hill sont dans la moyenne du genre (quelques-unes un peu tirées par les cheveux tant il faut fouiller partout et bien s'interroger sur ce que l'on voit). Les va et vient seront ici plus importants puisque la ville même sert de hub entre les différents niveaux du jeu qui sont plus ou moins grands. Les exemples de l'école et de l'hôpital sont les plus importants, et on vous laisse le soin de découvrir les autres lieux cauchemardesques de Silent Hill. Le jeu requiert de la jugeote et de la patience qui fonctionnent merveilleusement avec l'ambiance pesante et l'effet de peur psychologique. C'est bien connu, plus on se concentre sur les différentes énigmes, plus on sursaute facilement.

La jouabilité est en revanche bien plus souple et permissive qu'un Resident Evil 2 sorti peu de temps avant. Notre personnage est plus maniable et les esquives d'ennemis se font sans problème. Environnement 3D oblige, les caméras sont plus dynamiques et on peut la replacer sauf dans des pièces où elles sont placés avec un sens de la mise en scène très efficace. De même, Harry peut effectuer des pas de côté avec les boutons de la tranche pour se mouvoir quant il est en joue... Le jeu s'accompagne d'armes à feu (pistolet et fusils) avec leurs cartouches, mais aussi d'armes blanches (barres de fer et haches) tout aussi efficaces. Se défaire d'infirmières contrôlées par des parasites à coups de hache rageurs est un moment incontournable du titre. Konami a d'ailleurs fait le choix intelligent de l'inventaire illimité qui permet ne pas augmenter encore plus les allers-retours. On peut fouiller à loisir afin de faire gonfler ses munitions et ses objets de soins.

A ce titre, le jeu n'est pas vraiment difficile, tout en restant exigeant. Il faut juste bien savoir gérer son inventaire et souvent consulter les cartes pour ne pas se perdre. Si le titre propose quelques boss, l'horreur n'est jamais remplacée par l'action tant l'expérience se veut psychologique et non liée à l'adrénaline de quelques situations. Il vous faudra quand même du courage pour débloquer la meilleure des cinq fins du jeu. Si vous êtes rapidement charmé par la visite de Silent Hill et que vous acceptez l'âge du jeu, alors vous pourrez vous plonger pendant au moins une dizaine d'heures dans un monument du survival-horror.

La conclusion de

Véritable expérience horrifique, Silent Hill est un titre où la direction artistique, le travail sonore et l'aspect technique solide créent une ambiance unique : oppressante, malsaine et déroutante, elle offre une peur plus psychologique que des sursauts constants. On plonge véritablement en enfer aux côtés de Harry Mason, et ce malgré quelques défauts dus à l'âge du titre et les limitations techniques de son époque.

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