75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Jeu Vidéo : Tomb Raider : Anniversary
Tomb Raider : Anniversary >

Critique du Jeu Vidéo : Tomb Raider : Anniversary

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 29 février 2016 à 1800

Tomb Raider, le remake !

Testé sur PS2. Petite précision : je n'ai jamais joué au premier Tomb Raider, donc le petit jeu des comparaisons quand on parle d'un remake sera forcément très réduit.

Après le succès mérité de Tomb Raider Legend, l'éditeur Eidos se devait de battre le fer tant qu'il était chaud. Conscient du statut d'icône du jeu vidéo de la belle Lara Croft, il fut décidé de confier à Crystal Dynamics rien de moins que le remake du tout premier Tomb Raider, histoire de coïncider avec les dix ans de la saga. L'objectif était de renouer avec l'esprit des débuts tout en incorporant d'importantes nouveautés.

Eidos Interactive fit ainsi encore une fois appel au créateur du personnage de Lara CroftToby Gard. L'anglais fut en charge de l'histoire et dû insérer l'intrigue du premier Tomb Raider (donc d'Anniversary) dans celle de Legend (qui, rappelons le, relatait la recherche de la mère de Lara). L'aventure ici contée commence en 1996 par le recrutement de notre héroïne par l'influente PDG Jacqueline Natla, qui la charge de retrouver au Pérou un artefact mythique appelé le Scion. Lara est forcément intriguée car cet artefact fut cherché en vain par son père afin de trouver des réponses concernant la disparition de sa mère. Lara accepte donc ce périple qui va la faire voyager en Grèce et en Égypte tout en étant de plus en plus isolée car Natla ne semble pas du genre à honorer ses contrats. De plus, Lara va découvrir le véritable pouvoir du Scion, qui serait lié à des divinités antédiluviennes et la mythique cité d'Atlantide...


Le scénario du remake a seulement le mérite d'exister. Les différentes cinématiques sont très espacées, il y a peu de dialogues, les quelques antagonistes sont caricaturaux et l'histoire a du mal à tenir debout. Seule la fin est digne de quelconque intérêt puisque Lara Croft doit s'interroger sur les sacrifices et les actes qu'elle est prête à commettre afin d'obtenir ce qu'elle souhaite. Le titre vaut surtout pour son ambiance proposant l'exploration de temples et autres tombes de civilisations disparues. Lara ne reçoit aucune aide dans quelconque oreillette et se retrouve très souvent plongée dans un pesant silence qui n'est interrompu que par des cris d'animaux (ou bien pire !). A ce titre la musique efficace du titre ne se fait entendre qu'avec parcimonie, histoire de renforcer la solitude de Lara et le choc des mauvaises rencontres qu'elle fait dans les différents niveaux. Et quand il faut donner de la voix, les doubleurs français font un travail très correct, avec en tête une Françoise Cadol campant toujours aussi bien son personnage.

​L'héroïne est encore une fois très bien modélisée, dotée d'animations encore plus détaillées et réalistes que l'épisode précédant. Néanmoins, on ne peut pas dire que les autres personnages du jeu aient bénéficié d'autant de soin, faisant ainsi un peu tâche aux côtés de Lara. Le traitement du personnage fait d'ailleurs un peu moins fan service (elle ne porte qu'une tenue tout au long de l'aventure), ce qui n'est pas plus mal pour apprécier l'ambiance du jeu. Les graphismes, repris du moteur de jeu créé pour Legend, sont donc plus que corrects pour un jeu sortant en fin de vie de la PS2. Les différents temples proposent des statues, peintures murales et mobiliers assez beaux et bien en phase avec les différentes périodes proposées. Les statues grecques, les hiéroglyphes et autres jungles sud-américaines nous plongent avec plaisir dans l'exotisme et l'aventure. Les graphismes jouent beaucoup dans l'immersion, même s'il n'y a finalement que quatre niveaux visités (en plusieurs parties), ce qui fait que la diversité des décors est moindre que Legend et que le titre se repose trop souvent sur des teintes vertes, grises et marrons. Seule la fin de l'aventure vient un peu casser cette monotonie.


Le gameplay résume bien les volontés de mélanger l'épisode originale et les acquis de Legend. On l'a déjà dit, les animations de Lara sont toujours aussi fluides et détaillées, comme sa maniabilité bien plus accessible et agréable à prendre en main que lors des premiers épisodes. La belle répond immédiatement à nos commandes et sait se montrer débrouillarde en laissant place à l'approximation des sauts ou des courses tout en étant capable de se rattraper de justesse. L'influence du reboot 128-bits de Prince of Persia est encore palpable (l'utilisation du grappin permet à Lara de faire des wall run et il faudra toujours bien regarder l'environnement pour savoir comment atteindre ses objectifs).

Les nouvelles exigeance en ce qui concerne les jeux de plates-formes font que le level-design du remake est complètement repensé afin de se plier au gameplay de 2007. Les phases d'actions sont en revanche toujours aussi simples. On notera enfin que les développeurs ayant juste implémenté un système de charge aux ennemis qui devront être esquivés au bon moment afin de déclencher un bullet-time permettant à Lara d'exécuter un tir fatal. Grisant !


Les développeurs ont par ailleurs corrigé deux défauts importants de Legend, à savoir la difficulté et la durée de vie. Le titre est ainsi beaucoup plus porté sur les énigmes et les phases de plates-formes (avec de nombreux allers-retours à faire, peut-être trop d'ailleurs). Ainsi, il faudra souvent évaluer la situation avant de foncer tête baissée dans les couloirs ou pour enchaîner les acrobaties. Le chemin à prendre n'est pas si évident que dans l'opus précédent qui se faisait bien plus en "ligne droite". De même les sauts requièrent une certaine précision et certains passages demandent une bonne vitesse d'exécution dans des parties piégées que ne renierait pas Indiana Jones. Les énigmes ne sont quant à elles pas bien compliquées, mais ont le mérite d'exister.

Les joueurs ayant découvert la série avec Legend seront donc un peu déboussolés du trop plein d'énigmes et du manque d'actions spectaculaires seulement présentes lors des cinématiques remplies de QTE à la manière d'un Resident Evil 4. Mais la durée de vie s'en retrouve renforcée puisque entre la première découverte des environnements, les trésors à découvrir et le manoir des Croft à explorer, on atteint facilement les quinze heures de jeu. Ce qui est beaucoup plus généreux que Legend, d'autant plus que cette durée de vie est rarement artificielle.

La conclusion de

Tomb Raider : Anniversary est un bon remake. Les fans de la première heure retrouveront l'aventure originale apprécieront l'aspect exploration et puzzle des débuts, ou l'ambiance de ce titre plongeant Lara Croft dans l’âpreté de temples et tombeaux anciens bien réalisés, le tout étant bien mis en valeur par un gameplay parfaitement repensé. On regrette cependant un scénario prétexte ainsi qu'un manque de variété dans les décors. De même, le titre souffre quand même de la comparaison des ténors des jeux d'action/aventure de l'époque, bien plus épiques en de nombreux points.

Acheter Tomb Raider : Anniversary en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Tomb Raider : Anniversary sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Tomb Raider

En savoir plus sur l'oeuvre Tomb Raider